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 ce soir (bastien)

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Jackson Rodds
OUR DIRTY INHABITANTS
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› age : Dix-neuf ans, il parait que tu deviens un adulte. Toi, t'as encore l'impression d'être juste un ado.
› work/studies : T'es encore sur les bancs du lycée. Futur joueur professionnel de baseball, il parait. Tu prends également des cours de dessin en secret.


MessageSujet: ce soir (bastien)   Dim 18 Nov - 15:24

Y a cette odeur de clope. Encore. Et ce silence tellement pesant. Tu te demandais, parfois, si tes frères et sœurs étaient bien là. À dormir dans leurs chambres. En sécurité. Tu soupires. « M’man ? » Et tu ne sais même pas pourquoi tu l’appelles, parce qu’elle ne répond pas souvent. Jamais. Surtout, lorsque tu rentres tard, pour les entraînements ou même, parfois, les fêtes. Mais, ce soir, ça avait juste été un soir de match. Et vous aviez gagné en plus. Te glisser dans la cuisine, attraper un verre pour boire un peu d’eau. Oui. Tu étais crevé. Alors, juste aller à ta chambre, juste vouloir te coucher. Juste ça. Mais, la silhouette se glisse. Silencieuse. La porte se ferme derrière toi alors que tu laisses tomber à un à un tes vêtements au sol, juste un caleçon. Et la couette qui te recouvre. Enfin. Fermer les yeux. Dormir. Tu es tellement fatigué. Tellement. Mais la silhouette se glisse, la main attrape et touche. Et ce n’est pas un sursaut que tu ressens lorsque tes yeux s’ouvrent de terreur. C’est juste ce sentiments atroce qui te fait dire, encore. Parce que ce n’est pas la première fois. Et tu veux pleurer. Et tu te débats. « Non ! » Il ne fait rien. Tellement rien. Y a juste sa main sur ta joue. Juste sa main sur ton bras. Mais, t’as comme l’impression qu’elles te brûlent. Te débattre. Vouloir qu’il lâche. Tu le détestes. Lui et ses mains. Qu’il glisse contre toi. Ton bras part, ton poing frappe. Et tu as un peu de mal à comprendre lorsque ton coup et retourné. Lorsque ta lèvre se fend et que le sang touche ta langue. Et tu as un peu de mal à comprendre que ce soir. Ce n’est pas comme les autres.

Le corps hurle, le cœur s’écrie. Et tu sautes, t’éloignes. Tu voudrais hurler, mais tu n’as pas de mot. Tu te sens nu. Vulnérable. « Dégage ! Dégage ! » Et tu fais la première chose qui te viens à l’esprit, tu attrapes ta batte. Parce que tu sais frapper fort avec. Et tu vas le frapper, encore et encore. « Tout doux mon joli. » Et il recule. Et tu as l’impression qu’il te touche quand son regard te dévore. Tu as envie de vomir. Il recule et sort. Et tu trembles. Tellement. Et tu ne réfléchir plus. Tu te précipites vers le premier sac que tu trouves. Jetant négligemment tes vêtements dedans. Sans vérifier ce que tu prends. Sans regarder ce que tu fais. Parce que tu as peur qu’il revienne. Encore. Tu voudrais que maman le voie. Tu voudrais que maman te protège.

La porte claque et le froid te mord la peau. Tu as juste enfilé une veste et un pantalon de jogging pieds nus. Dépassé, terrorisé.

Et la sonnette brise le silence. Alors que tu ne te souviens même plus de comment tu es arrivé là. T'as la gorge trop serrée, le corps trop tremblant. Tu ne te rends même pas compte de l’image que tu renvoies. Mais, tu sais qu’il est là. Tu sais qu’il va ouvrir. Parce qu’il….mais il est parti et tu le hais. S’il était resté. Si… Et tu appuies encore sur la sonnette. Encore et encore et encore. Sanglot qui résonne dans ta gorge. Non, tu ne pleureras pas Jack. Tu es fort. Mais ce soir, y a eu trop de mains. Ce soir tu n’arrives plus à supporter, à faire semblant que ça ne fait rien. Rien. Et tu sonnes encore et encore. Jusqu’à ce que la porte s’ouvre, jusqu’à le voir lui. « Bastien. » Et tu trembles.
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MessageSujet: Re: ce soir (bastien)   Lun 19 Nov - 22:53

la journée avait été longue et éprouvante, tu avais terminé ta garde de 24 heures à huit heure le matin, t’avais dormit un peu en rentrant mais t’es rapidement sortit de ton canapé à la suite d’un appel. un appel de ta mère, prétextant ne pas pouvoir -encore une fois- aller chercher ta petite sœur au lycée. trop occupé par son travail, a-t’elle dit. oui, ou bien trop occupée à se taper un mec dans un coin de la ville aussi, plutôt. t’avais essayé d’y faire comprendre qu’elle exagérait mais rien à faire, tu parlais à un mur. t’as donc préféré raccrocher et après une bonne douche et t’être remplit l’estomac, t’es allé chercher ta petite sœur au lycée pour la déposer à la maison. ta journée a continuer sur la même route, des papiers, des allers retours à la caserne, trois courses à faire -surtout de la bière pour la maison- et te voilà de nouveau à la maison. tu vis avec ton meilleur ami depuis cinq ans. vous avez toujours tout fait ensemble et prendre un appart à 22 ans tous les deux été une chose complètement logique et dans la longévité de votre relation. ça coule de source entre vous, c’est un peu comme un frère pour toi finalement.

affalé sur ton canapé, à regarder un vieux film qui passe à la télévision, t’es pas franchement emballé par l’histoire d’ailleurs mais tu restes pourtant fixer devant comme si ta vie en dépendait. c’est la sonnette de l’appartement qui te fait sortir de ta contemplation. machinalement tu regardes l’heure sur ton portable, qui pourrait bien venir à cette heure là ? ton meilleur ami n’est pas là ce soir et au pire des cas il a les clefs pour rentrer. la sonnette s’acharne encore alors tu sautes de ton canapé, simplement vêtu d’un t-shirt et d’un pantalon de jogging en coton gris, ton pyjama quoi. et ce que tu trouves devant ta porte te fige complètement. celui que tu trouves, plutôt. ton petit frère, Jack, tremblant, pieds-nu et un sac dans la main. il est dans un état pitoyable et par dessus tout ça, il est devant ta porte alors même qu’il te répète au quotidien te détester. « jackson mais, qu’est ce qu’il s’est passé ?! tu viens d’où ? » tu demandais en te rapprochant rapidement de lui. il été congelé, frigorifié, le regard presque absent. et tu penses à ta mère, à votre mère. putain, qu’est-ce qu’elle a fait encore ??
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Jackson Rodds
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MessageSujet: Re: ce soir (bastien)   Dim 25 Nov - 11:09

Y a tout qui tourne et se chamboule dans ta tête, alors que tu le vois enfin. Lui, dans l’embrasure de la porte. Comme un soulagement intense, alors que tu le vois. Enfin. Alors que tu te dis que tu vas être en sécurité. Qu’il va… tu ne sais même pas quoi d’ailleurs. Parce que y a ce sentiment infiniment grand de te sentir mieux tout en lui en voulant. Encore. De vous avoir abandonné. Parce que s’il était resté. S’il n’était pas parti, tu es sûr. Sûr. Que personne n’aurait glissé les mains sur toi. Frisson violent. Tu as tellement envie de craquer, de pleurer. Tu ne sais pas quoi lui répondre. Tu ne sais pas quoi lui dire quand il te demande tout ça. Parce que, quoi lui dire ? La vérité. Vérité. Tu n’es pas sûr de vouloir. Honte. Terrible qui brûle ton corps comme les avances malsaines. « S’il te plaît. Est-ce que je peux rentrer. S’il te plaît. »

Et ce n’est que lorsque tu rentres enfin dans son appartement que tu te rends compte, Jack. À quel point tu as froid. Tellement. Tes pieds sont glacés comme le reste de ton corps. Tu trembles, ne sais pas où aller. Alors, tu restes droit comme un i, là, dans son entrée. À regarder autour de toi. Tu n’es jamais vraiment venu. Non. Parce que tu n’as pas pardonné. Et pourtant. Pourtant ça a été comme une évidence. Comme une vérité. Que c’était là que tu devais aller ce soir. Qu’il n’y avait que lui. Pour… Tes lèvres tremblent. Léger sanglot qui brise le silence. Ta gorge est tellement serrée. Déglutir. Te mordre la lèvre. Tu n’oses pas trop le regarder lui. Fixant plutôt tes pieds. « Je...j’veux plus jamais aller à la maison. Est-ce qu... » Mais tu es fatigué, mais tu es terrifié. Alors, tu ne peux plus. Juste faire semblant. Juste tout retenir. Alors le sanglot, le vrai, explose. Comme les larmes qui se mettent à couler sur tes joues.

Lâcher ton sac, boum comme le toner quand il touche le sol. Alors que tes bras viennent se resserrer contre ton torse, comme pour t’étreindre toi-même. Comme pour te protéger. « S’il te plaît. J’veux plus jamais aller à la maison. » Et tu pleures. Parce que tu sens encore les mains glisser là, contre ta peau, là contre ton corps. Alors que tu ne veux pas. Tu ne veux pas. « S’il te plaît... » Murmure incessant d’entre tes lèvres.
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