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 nobody has ever tried to understand this pony. ( elio)

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Dimitri Holden
Dimitri Holden
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MessageSujet: nobody has ever tried to understand this pony. ( elio)   nobody has ever tried to understand this pony. ( elio) EmptyLun 26 Nov - 16:17

Se lever tous les matins à des heures indues pour des chevaux n’était pas tous les jours faciles. Répéter ces mêmes tâches chaque jour sans avoir encore pris un café. Nourrir un à un les animaux, vérifier que tout le monde est là, distribuer le foin, patauger dans la boue pour les mettre au pré, enchaîner sur le nettoyage des boxes, et le lendemain la même rengaine recommençait, inlassablement. Les chevaux ne connaissaient pas les jours de congés. Dimitri n’y avait jamais vu d’inconvénients, il aimait ces premières heures du matin où le monde leur appartenaient, à lui et Elio. Il aimait le bruissement du haras qui se réveille et la perspective de se prendre une pause plus tard dans la matinée et de partager un café brûlant même si ces derniers temps son meilleur ami semblait peu enclin à partager autre chose qu’une humeur maussade.
Ce matin-là il ne fut qu’à moitié surpris de ne trouver personne avec qui partager son silence. Il se faisait l’effet d’être le voyeur au milieu d’une scène de ménage : il ne pouvait pas être plus proche de l’épicentre du séisme Theresa-Elio et il supposa qu’aller gratter à la porte de son ami avant le lever du soleil serait la meilleure façon de provoquer un accrochage. Qu’il était assez grand et responsable pour sortir de son lit -ou non- sans avoir besoin d’être sollicité par Dimitri, ou bien que peut-être il avait simplement besoin d’une heure de plus pour émerger. Il se promit qu’il lui ferait payer d’une façon ou d’une autre de le laisser peiner seul sans aucun mot d’excuse. Ils n’étaient pas des grands littéraires, et Dimitri n’affectionnait pas les grandes effusions sentimentales, mais il se sentit d’autant plus irrité de n’avoir pas même un texto bâclé pour l’avertir qu’il serait seul à travailler aujourd’hui. Dans l’incapacité de ravaler sa fierté il ne sortit pas son portable pour se fendre d’un premier message : il préférait grogner dans son coin plutôt que de faire le premier pas.

Une tâche en amenant une autre, il passa la matinée à maugréer autant après les chevaux récalcitrants qu’après l’absent. Les animaux décidaient toujours de devenir rétif lorsqu’il n’avait pas le temps ou la patience pour lutter, rendant la matinée encore plus pénible - mais les équidés avaient la même qualité qu’Elio : ils étaient incapables d’entendre ses jurons et de s’en offusquer. Il les aimait au moins autant que son meilleur ami, mais il était le premier à reconnaître qu’ils pouvaient être des carcasses indélicates et exaspérantes.
Sa mauvaise humeur croissante et le fait qu’aucun signe de vie n’émane de l’habitation du bougre le poussa à jeter un coup d’œil à sa montre : 11 h 40. Soit il le faisait exprès soit il était malade, mais dans un cas comme dans l’autre il se devait d’aller vérifier par lui-même si Elio respirait encore. Et si c’était le cas il lui passerait un savon pour être incapable de se lever ou de prévenir, et peut-être même qu’il le traiterait de fils de… Non, c’était peut-être attaquer trop brutalement dans le vif du sujet.

Il se traîna jusqu’à la maison, faisant craquer ses doigts un à un comme on tourne sept fois sa langue de sa bouche pour être certain de trouver les bons mots. Exposer sa mauvaise humeur sans un bonjour reviendrait à s’assurer de déclencher la houle. Le sourd ne manquerait pas une belle occasion de le renvoyer brutalement chez lui la queue entre les jambes. Il aurait pu choisir de respecter l’intimité de son ami, mais il ne fallait pas non plus trop lui en demander. Et puis un sourd on peut hurler son prénom il ne se lèvera pas comme ça. Il rentra dans la maison plongée dans le noir et plissa le nez, il aurait préféré trouver Elio plongé dans du scrapbooking plutôt que de ne trouver personne derrière la porte. Il avisa un cadavre de bouteille et soupira pour lui-même. « Mec dans quoi tu t’es mis encore. » Il prit la liberté de tirer les rideaux pour profiter du jour levé au moins dans le salon. Il lança la cafetière pour préparer la boisson de la paix – en cas de dispute et posa sagement ses fesses dans la cuisine pour ne pas pousser le vice jusqu’à pénétrer la chambre de son ami. S’il était encore en vie il sortirait forcément de sa tanière en détectant de la vie dans sa maison. Dans le cas contraire, Dimitri préférait ne pas prendre le risque de trouver un cadavre avant midi. Allez, debout chérie.  
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MessageSujet: Re: nobody has ever tried to understand this pony. ( elio)   nobody has ever tried to understand this pony. ( elio) EmptyLun 26 Nov - 19:01

Spoiler:
 

Ce qui était un doux plaisir pour Montgomery, qu'aucune personne valide ne pourra jamais expérimenter, c'était de ne pouvoir être réveillé par une voix tonitruante où le bruit d'une cafetière quand on souhaite qu'une chose : dormir ou plutôt ronfler comme buffle en rute le concernant. Elio aimait pourtant plus que tout cet havre de paix qu'il avait bâti avec Dimitri. Il se levait chaque matins avec le sourire aux lèvres, ce qui se traduisait pour le grand brun par une moue moins hostile. Il n'avait jamais été le style d'homme souriant. Pourtant, quand on savait l'observer, on pouvait deviner ce début de sourire quand Elio admirait les jeunes poulains se rouler dans l'herbe fraîchement coupée. Le propriétaire aimait aussi l'odeur du foin et il se baladait toujours entre les enclos avec un brin de paille coincé entre les dents.
Leurs chevaux étaient pour le père de famille comme des seconds enfants. Une famille qu'il protégeait , peut-être car lui on ne l'avait jamais protégé ? Elio était intraitable avec leurs élèves. Combien de fois il avait tiré par le bras une chère petite tête blonde pour le rappeler à l'ordre de ne pas trop tirer sur les rênes ? Sans parler de la fois où ils évitèrent un procès. Elio avait tirer une cavalière par sa queue de cheval avec tant de force qu'elle tomba de sa selle. Montgomery était clairement pas un cadeau, mais il compensait cette insensibilité par sa manière de communiquer son amour pour les équidés. Sa manière de les brosser, les laver et de savoir leurs parler - non avec des mots - mais par son regard.

Alors, comment notre grand brun s'était retrouvé à ne pas se réveiller ce matin ? La faute était son stupide portable. Il avait voulu envoyer un message à Theresa car Noah avait été encore collé. La conversation par textos avait commencée tout simplement, puis sa façon de toujours rentrer dans le tas la fit tourner au drame. Theresa lui avait écrit qu'elle ne reviendrait pas. Qu'elle avait rencontré quelqu'un : quelqu'un de bien. Pourquoi, lui, n'était pas quelqu'un de bien ? Avait-il répondu. Elle répondit par ces mots : quelqu'un de normal. qui firent plus mal qu'un coup de quatre fers d'un étalon dans la tronche. Après, il n'avait plus vraiment eu envie de lire la suite de ces messages. Elle lui avait raconté qu'il était photographe de merde et qu'elle allait se faire enculer le suivre quelques temps, qu'il allait devoir s'occuper de Noah. La suite fut plus obscure ou en tout cas plus alcoolisé.
Elio commença à vider la bouteille de whisky que Dimitri lui avait acheté pour Noël dernier et qu'ils devaient boire ensemble. Puis, il alla bouger sa carcasse jusqu'au bar du coin. Heureusement, Noah était chez un camarade de classe. Le père de famille n'aurait pas voulu donner cette image d'homme raté. Un homme qui n'arrive même pas à garder sa femme et à faire filer droit son propre fils.

Il but assez pour oublier, mais pas trop pour ne pas arriver à rentrer jusqu'à chez lui. C'était toujours un savant mélange, qu'il arrivait plutôt bien à doser. Il n'était plus un petit branleur de seize-ans qui vomissait ses tripes sur le jean tout neuf de Dimitri. Ce qui était bien en étant mal-entendant. C'est que le silence est ton plus beau cadeau quand tu ne veux parler à personne. C'est comme si le propriétaire avait eu le bar pour lui tout seul. Quand il arrivait à fixer son attention uniquement sur le fond de son verre où deux glaçons se battaient en duel.
Voilà, pourquoi, notre grand brun ne s'était pas réveillé ce matin. C'est l'odeur du café qui le sortit de sa torpeur. Il grimaça et se frotta les yeux. Il s'engueula mentalement de s'être endormi entrain de pleurer. Il pouvait encore sentir le sel sous ses paupières. Un homme cela ne pleure pas. Un homme c'est fort. Un homme c'est...

Elio se posa sur le rebord de son lit et attrapa son téléphone. Il le serra dans la paume de sa main et le jeta de toutes ses forces contre le mur. L'appareil électronique explosa en mille morceaux. Il pensait en tirer un quelconque réconfort ? Même pas. Il lui fallu une bonne dizaine de minutes avant d'arriver à pousser sur ses jambes. Il n'y avait qu'une personne pour lui préparer son café à midi moins dix et il allait devoir le confronter s'il voulait pouvoir continuer cette journée. Il savait que son meilleur ami ne refermerait pas la porte pour le laisser se morfondre. Il se leva donc et tituba jusqu'au panier à linge. Il attrapa la première chose qui vint à lui et il l'enfila.
En effet, Elio était le genre de mec qui dormait entièrement nu et cela même quand il allait camper seul avec Dimitri. Notre alcoolique notoire sortit finalement de sa chambre et marcha jusqu'à la cuisine où il alla trouver son collègue et ami. ## Hello, Piece of Shit ## lui signa t-il l'air encore un peu hagard. Il se gratta la fesse ensuite, remarquant quelque chose de bizarre. ## Thanks pour le café ##  Son cerveau n'avait pas encore remonté toutes les informations. L'information principale ici était que le cow-boy se trimbalait dans le slip Avengers de son fils Noah. Il avait donc un bout de chair qui sortait à droite, un bout de saucisse à gauche. C'était à mourir de rire, plus qu'étant vraiment impudique.

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Dimitri Holden
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MessageSujet: Re: nobody has ever tried to understand this pony. ( elio)   nobody has ever tried to understand this pony. ( elio) EmptyLun 26 Nov - 22:10

Spoiler:
 
L’ours daigna sortir de son trou et la vision était apocalyptique. Qu’est-ce qui était le pire entre son air déconfit d’alcoolique sur la corde raide et son anatomie cisaillée par un caleçon d’adolescent ? Le choix n’était pas facile, mais si Dimitri pouvait s’accommoder d’une haleine pas fraîche et de sa dégaine de paysan il préférait ne pas avoir le regard attiré par un appendice en pleine détresse. Ça n’avait pas grand-chose de nouveau, depuis le temps qu’il supportait cet être mal dégrossi, il ne comptait plus le nombre de fois où il avait vu le directeur du haras s’exhiber. Il avait partagé son lit, il avait partagé son sac de couchage quand ils étaient trop stupides pour penser à s’équiper en conséquence pour le camping, et il avait partagé les vestiaires au sport. Il avait grandi avec l’idée que c’était normal mais la société lui avait heureusement appris les rudiments de la vie en communauté – et il était meilleur élève qu’Elio dans ce domaine.  Rien de neuf à l’horizon donc, mais il préférait son café avec du sucre plutôt que de la chair opprimée. ## Range mieux ton matos trouduc ## Il se leva pour trouver lui-même de quoi ôter de sa vue cette vision perturbante et tira le caleçon vers le haut en passant pour maltraiter un peu plus ses parties génitales : ce n’était que justice face à cet absence parfaite de remord pour l’avoir laisser lâchement tomber ce matin. Il gardait les vraies hostilités pour plus tard, lorsqu’il pourrait commencer par regarder son ami dans les yeux. Il ramassa le premier caleçon à taille humaine et revint le mettre dans les mains de son avis en lui faisant comprendre que c’était non-négociable. C’était le genre de mec capable de rester dans cet affreux caleçon trop petit, se fichant de savoir si ça lui faisait un string ou non.

Il versa une tasse à l’ours mal léché, à le voir dans cet état il avait du mal à lui en vouloir ou à s’en prendre vraiment à lui. Il ne faisait pas pitié mais on en était jamais très loin, avec son air de dépressif, et hagard. L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux était présentement plus proche d’un chuchoteur d’éthanol que d’étalon. ## Il s’est passé quoi ? ## Non pas qu’il ait besoin d’explications, ils arrivaient très bien à s’en passer, c’est peut-être ce qui permettait à leur amitié de traverser les années sans qu’ils s’écharpent, mais il nourrissait l’idée que Theresa était un abcès qui revenait sans cesse. Et un abcès ça se draine, sinon ça enfle. Il n’avait jamais réussi à l’en débarrasser malgré ses efforts, et il ne cachait pas son plaisir qu’elle ait pris ses valises mais il savait que ça rendait malheureux Elio, et pour ça il était prêt à écumer le sujet dans les moindres détails, encore et encore, jusqu’à que le ténébreux brun n’éprouve véritablement plus rien pour elle et qu’il lui souhaite poliment de se faire sauter par qui bon lui semblera.

Il s’empara de la bouteille vide et l’agita sous le nez de son ami avant de lui présenter son majeur. Signer chaque phrase lui demandait de rester calme, sans quoi tout s’embrouillait dans sa tête et il finissait par lui crier dessus et ça revenait, comme on dit vulgairement, pisser dans un violon.
## Tu aurais dû m’appeler. Je serai venu. ## Il ne lui en voulait pas d’avoir bu une bouteille qu’ils devaient boire ensemble, il lui en voulait tout simplement d’avoir voulu se la jouer loup solitaire. Ca aurait donné du grain à moudre à Elisabeth, elle aurait pu faire un portrait très élogieux d’Elio, dire que c’était surtout un foutu handicapé de la vie, un fléau que Theresa avait bien fait de fuir et ainsi de suite jusqu’à ce que Dimitri se décide à la rabrouer méchamment – en se promettant de la tromper avec la première venue pour lui faire regretter. Mais il ne l’avait pas appelé. Il avait préféré se saouler seul, broyer du noir, répondre n’importe comment à l’autre bonne femme… ## Et ça t’aurait arraché la gueule de me prévenir que tu ne comptais pas te lever ? Tu crois que c’est une partie de plaisir de faire ton larbin sans un mot ? ## Il avait besoin de lui reprocher, pas dans l’espoir d’obtenir des excuses – ça il savait qu’il pouvait toujours coucher dehors pour en obtenir – mais au moins pour ne pas se laisser happer par la mauvaise humeur de son meilleur ami, et occulter son propre mécontentement. Ils étaient comme deux chiens trop bornés qui tiraient chacun de leur côté sur la corde. ## C’est pas avec cette tête que tu vas réussir à choper une meuf pour remplacer l’autre conne. ## Cacher son inimitié ? Pourquoi faire ?
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Elio Montgomery
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MessageSujet: Re: nobody has ever tried to understand this pony. ( elio)   nobody has ever tried to understand this pony. ( elio) EmptyLun 26 Nov - 23:39

Elio fixa les mains de Dimitri, avec son air de Neandertal mal dégrossi, avant d'enfin comprendre ce qui pouvait déplaire à son meilleur ami. Il baissa les yeux et signa tellement vite qu'il ne laissa aucune chance à son partenaire de le comprendre. Il préféra faire ce qu'il avait appris à maîtriser pendant toutes ces années. L'art de mettre mal à l'aise le rouquin attablé dans sa cuisine. Il retira le boxer bien trop petit dans un spasme de satisfaction et il lança le vêtement au visage du palefrenier. Il s'approcha et commença à opérer une danse faussement sensuelle, juste pour le plaisir d'agiter son troisième bras encore tout flasque du matin. Comment son meilleur ami pouvait encore le supporter ? Il se posa la question, puis il se retourna. Il se tapa sur ses fesses et enfila le caleçon à sa taille et tout à fait protocolaire que Dimitri lui avait donné. Il faut penser que Elio n'avait jamais grandi. Ce genre de blague potache, il le faisait déjà à l'époque du lycée ou après le sport, il surgissait alors que Dimitri prenait sa douche. Il se collait à lui tout en faisant des faux mouvements de bassin à la manière d'un lévrier en rûte, avant bien sûr de le relâcher. Peut-être un jour il grandirait ? En tout cas, pas aujourd'hui. Surtout, après ce geste de torture qui lui avait à moitié tordu les testicules. Il signa ainsi sa colère. ## Et, c'était mes couilles tout à l'heure. Tu ferras gaffe, elles pourraient toujours servir. ## Puis, il glissa ses mains à l'intérieur du caleçon long pour remettre son service trois pièces en place.

Elio n'était pas du genre causant, surtout avant le premier café du matin. Il agita sa tête pour disparaître derrière ce rideau de cheveux bouclés. S'il ne pouvait voir les mains de Holden, alors il n'aurait pas à répondre à ces questions ? C'était d'une logique implacable. Montgomery se perdit dans les volutes qui s'échappaient de la tasse au liquide sombre sous ses yeux. Cependant, s'il avait bien une personne sur cette terre qui pouvait le faire parler, c'était bien ce grand rouquin à qui un jour dans une cour de recrée avait décidé de croiser son regard. Elio souffla sur le café trop chaud. Il n'était pas le genre d'homme à tourner autour du pot. Il avait cette façon très froide de traiter tout ce qui le blessait. Peut-être, car quand on signe on ne peut mettre d'émotions ? Comme on pourrait le faire avec une voix ? Il souffla donc. Posa la tasse sur le rebord de la table de sa cuisine américaine et se lança dans des mouvements lents...Tellement lents. ## Theresa reviendra pas. Elle s'est trouvée un photographe ou un truc du genre. Je sais plus et je m'en bas les couilles. ## Ce qui n'était pas vrai, mais on moins dans sa situation, il pouvait mentir à foison. Il hésita à signer : Tu vas me dire maintenant que tu me l'avais dit., mais il préféra retrouver la tasse et sirota sa première gorgée. Il ne pensait pas surprendre son ami. Cela faisait longtemps maintenant que c'était Beyrouth dans son couple. Theresa n'a jamais prit des pincettes pour hurler son mécontentement et faire entendre ses multiples colères.

 
Elio lui arracha la bouteille des mains. Il jeta la bouteille vide dans l'évier. ## Tu as ta vie aussi. Et, tu sais que je suis exécrable dans ces moments. ## Notre directeur l'était tout le temps, mais c'était sa manière de signifier à son ami qu'il voulait le préserver ou en tout cas préserver ce qu'ils avaient battis ensemble. Après-tout, pour Elio il était comme un couple. Ils avaient traversés les coups durs, les engueulades, les retrouvailles, les doutes de parents ensemble. Ils connaissaient chacun les défauts de l'autre et surtout ils connaissaient les secrets de l'un et l'autre.
Ce n'était pas facile de vivre avec Montgomery. Il avait construit cette carapace pour se protéger des autres. Il s'était rendu impénétrable. Cependant, seul Dimitri connaissait les quelques interstices ici ou là, qui permettait de désarçonner notre grand brun. Il repoussa ses cheveux en arrière et offrit ce qui était le plus approchant d'un sourire - chez une personne pratiquement décédée.  ## Tu est un bon larbin. Elisabeth doit être contente chez toi ? C'est toi qui repasse ses petites culottes et qui lui fait son petit thé à la verveine avant de lui masser les pétons ? ## Elio regarda par la fenêtre de sa cuisine. Dimitri avait raison. Le travail n'allait pas se faire tout seul. Il but une longue tasse à café et jeta le reste dans l'évier. Il était temps de prendre une douche et de se mettre au travail. Il tapa sur l'épaule de son meilleur ami et avant de disparaitre dans la salle de bain. Il se retourna et lui signa. ## Les femmes c'est terminées pour moi. Trop compliquées. Je vais me mettre au mec. ## C'était de l'humour bien-sûr. De l'humour à la Elio.


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MessageSujet: Re: nobody has ever tried to understand this pony. ( elio)   nobody has ever tried to understand this pony. ( elio) EmptyMar 27 Nov - 0:52

Dimitri haïssait plus que tout ces instants où son meilleur ami le perdait volontairement en agissant trop vite, ça lui donnait envie de marmonner pour que l’autre ne puisse rien comprendre non plus, mais à la nuance près qu’il était certain qu’Elio ne serait pas déranger à l’idée de ne pas pouvoir lire ses lèvres, tandis que lui était nécessairement frustré de ne rien comprendre à ses signes. Il nourrissait l’idée depuis toujours que dans leur couple il était celui qui avait besoin qui avait le plus besoin de communiquer, tandis que le brun s’enfermait à merveille dans sa solitude. Il se contenta de froncer les sourcils autant que son visage lui permettait, comme un enfant capricieux à qui on refuse d’expliquer une affaire de grands. Il feula comme un chat mécontent en recevant le boxer trop petit. Loin d’avoir envie de rire du spectacle il s’en senti vexé. Elio prenait plaisir à ce genre de singerie alors que lui tentait d’aborder les choses en adulte. Malgré tout il ne put s’empêcher de penser qu’il avait bientôt autant vu son meilleur ami nu que sa femme n’avait dû le voir, les rapports en moins. Il leva les yeux au ciel interrogeant un dieu en lequel il ne croyait pas avant de répondre à la colère de son ami ## Des couilles toi ? Je ne croyais que tu les avais perdu ? ## Il se fendit d’un sourire, il aimait le chercher mais il avait tout de même un cœur, il était trop tôt pour provoquer ouvertement la guerre.

Il ne connaissait que trop bien le personnage, il savait qu’il devait s’armer de patience, qu’il finirait par obtenir des réponses s’il ne s’énervait pas. Il était trop tard pour ça de toute façon. Ils avaient le temps, le temps d’un café, et si Elio voulait faire semblant de se cacher brasser de l’air à côté ne servait à rien. Il resta là, à le fixer. Même après toutes ces années il redoutait de rater un signe, un quart de geste, qui l’empêcherait de comprendre, et il n’était pas persuadé que son ami aurait la clémence de recommencer, du moins pas ces derniers temps. La fenêtre de tir était étroite mais il s’en accommodait. Il s’était toujours adapté, ça faisait partie du contrat, en échange il avait une place privilégiée qu’il n’aurait jamais cédé pas même pour tout l’or du monde. La réponse lui fit de la peine malgré lui. C’était à la fois une bonne et une mauvaise chose. Il aurait volontiers trinqué deux bouteilles de bières pour fêter le déguerpissement de cette femme qu’il n’avait jamais su accueillir, mais il n’aimait pas la douleur dissimulée derrière un hypothétique je m’en bas les couilles. Il n’avait pas la moindre idée de comment on répond à ce genre de choses, et Elio était plus enclin à montrer ses fesses que son besoin de réconfort ou de soutien. Il se pencha en avant et lui donna un coup dans l’épaule. ## A nous les soirées entre mecs. ## Dès le départ il avait trouvé que cette fille n’avait rien à faire dans sa vie. Elle avait eu pour elle de tomber enceinte facilement et c’était tout. Maintenant qu’elle s’éloignait au moins géographiquement Dimitri avait un espoir naissant de voir son ami moins souffrir. Pour l’instant c’était pis. Mais un jour, peut-être.

Il se laissa arracher la bouteille mais se renfrogna de la réponse. Pourquoi fallait-il toujours se battre ? Il était exécrable, c’était vrai, mais à choisir il préférait avoir son libre arbitre de subir ou non, au lieu de se faire écarter poliment comme un vulgaire badaud. Il saisit la mâchoire d’Elio d’une main pour le piéger mais aussi pour le forcer à assumer et lever le nez. « Même si t’es un sale con je reste. » Lire sur ses lèvres ne lui demanderait qu’un effort minimal que même à 6 ans il aurait pu fournir sans effort. Signer n’avait jamais dérangé Dimitri, au contraire ça l’amusait la plupart du temps mais il aimait épisodiquement s’offrir quelques secondes d’attention du récalcitrant, sans quoi il peinait à capter son regard quelques rares fois dans la journée. Il relâcha sa prise pour revenir à son café. Piéger trop longtemps l’animal c’était le meilleur moyen de prendre un coup de sabot, surtout s’il avait trop bu la veille.
Il mima un baiser dans le vide en riant. Les vacheries étaient parfois bonnes à prendre. ## Va te faire foutre. Tu ne te sentirais plus pisser si je te massais tes pieds de clochard. ## En vérité il était tout sauf un larbin à la maison et c’était tout le problème, mais il avait laissé couler. Il n’avait jamais été la définition du mari aimant et fidèle, mais ce n’était plus tout à fait un problème.

Il le suivit du regard et sourit de cette blague débile. ## Je t’en empêcherais, compte sur moi. ## S’il avait été homosexuel dès le départ ça ne l’aurait pas empêché d’être son ami. Homo, hétéro, bi, il s’en foutait. Mais maintenant qu’il était installé – ou plutôt incrusté profondément – dans la vie de son meilleur ami il n’avait aucune envie de céder en partie sa place à un autre mec. Il pouvait se faire toutes les filles de la ville si le cœur lui en disait, il n’éprouverait pas une once de jalousie. Aucune femme ne serait capable de comprendre Elio comme il le faisait, du moins c’était ce qu’il se racontait. En revanche un homme…
Il prit le parti de suivre le grand brun dans la salle de bain. Un autre inconvénient d’un sourd : on ne peut pas se beugler une conversation à travers les pièces, et lui n’avait pas l’intention de le laisser fuir comme ça. Et puis il avait déjà eu le droit à la tenue d’Adam. Il se hissa pour s’asseoir sur le rebord du lavabo de la salle de bain en laissant l’autre prendre une douche. Il se saisit d’une serviette sèche et lui jeta à la sortie de la douche. ## Prends une journée. Je vais gérer. Digère ta picole. Je venais vérifier que tu respirais, pas réclamer de l’aide. ##

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MessageSujet: Re: nobody has ever tried to understand this pony. ( elio)   nobody has ever tried to understand this pony. ( elio) EmptyMar 27 Nov - 11:47

Elio n'avait jamais fait dans la dentelle. Pourquoi se contraindre ? Les gens qui parlaient dans son dos oubliaient que l'amateur de chevaux lisait parfaitement bien sur les lèvres. Il était ce demi-humain, que certaines mères montraient du doigt dans la rue. Il était l'épouvantail qu'on agitait pour garder nos chères petites têtes blondes sur le droit chemin : Regarde, tu pourrais être comme lui. Mais, Montgomery ne se sentait en rien diminué.
Donc, oui, Montgomery ne s'était rarement retenu face à son meilleur ami. On pouvait le considérer vulgaire et rustre. Cela lui avait toujours attiré des problèmes. Combien de fois Dimitri avait empêché une bagarre de se produire quand ils étaient plus jeunes à l'époque où il faisaient la tournée des bars ? Car, même s'il ne pouvait parler, il avait des signes universels qui pouvaient faire bouillir le sang en moins de deux. Comme ce doigt d'honneur qu'Elio offrit au rouquin avant de signer :## Je vais te les fourrer dans la bouche, tu vas voir si elles ont disparus. ## Elio, c'était toute cette finesse et cette poésie. Pour définitivement se protéger, repousser les gens, pour qu'ils ne grattent pas sous la surface de cet être qui doutait, de ce éternel gamin apeuré qui ne demandait qu'une chose : l'attention et la tendresse d'autrui.

Dimitri l'avait prévenu pour Theresa. Elio n'avait pas voulu écouter. Pourtant, maintenant, il avait assez de recul pour comprendre et analyser le passé. Comment il avait pas pu voir les choses ? Theresa ne voulait qu'une chose c'était tomber enceinte, car c'était son ticket gagnant pour sortir de ce marasme familial qui était le sien. Quand Elio l'avait connu. Le père de Theresa était du genre à siffler une bouteille d'une main et de l'autre à caresser les cuisses de sa propre chair. Elio avait toujours été touché par ces personnes fracturées, ces personnes qu'on a envie de secourir. Il aimait être cette main tendue, peut-être car au final il aurait voulu qu'on lui tende la main à lui aussi ?
Après, Theresa avait été une bonne mère. Elio ne pourrait jamais lui jeter la pierre de ce côté de la barrière. Cependant, elle n'avait jamais réussie à le regarder comme un homme. Un vrai. Peut-être pensait-elle faire une bonne action ? Celle qui avait le bon cœur pour s'occuper d'un handicapé et ainsi  faire oublier ce passé honteux avec un père abusif.
Elio repoussa toutes ces pensées quand il sentit cette force de Dimitri le rappeler à la réalité. Il regarda les mains de son ami. Ces mains qu'il trouvait belles. ## Il parait qu'il y a un bon club de strip-tease qui vient d'ouvrir après la 104. Mais, te connaissant, tu connais déjà, non ? ## Non, dans une certaine sensualité, mais plutôt belle, car elles aimaient travailler durement. C'était important pour Elio. Tout ce qu'ils avaient accomplis à leurs seuls forces communes.

Elio agita son visage, comme un cheval qui refuserait qu'on lui enfile son mors. Lire sur les lèvres de son meilleur ami c'était comme respirer pour notre palefrenier. Le mal-entendant n'était pas muet. Cependant, il ne parlait que très rarement. Son élocution était trop hasardeuse et il avait trop subi de brimades quand il était plus jeune. Maintenant, les seuls fois où il faisait entendre sa voix, c'était pour Dimitri et uniquement pour lui. « Et fier de l'être. » C'est vrai qu'il était un sale con. Il n'allait même pas essayer de s'en défendre. On revenait à cette éternelle rengaine : Il ne méritait pas Dimitri. Cependant, c'était le seul dans cette ville à le traiter normalement. Le seul à savoir lui balancer dans la tronche ces propres conneries et le seul à le faire réfléchir sur sa personne. Elio ne savait pas si Elisabeth avait de la chance. Ce n'était pas le genre de pensées qu'il voulait avoir. Il n'avait jamais espéré être une petite souris et voir Dimitri dans l'intimité. ## Mes pieds de clochards t'emmerdent. Vas-y, sent cette bonne odeur entre fromage et pizza aux anchois coincé sous le frigo. ##  Elio leva la jambe et commença à agiter son pieds devant le visage de son meilleur ami.

Elio ne s'offusqua en rien quand il vit Dimitri le suivre. Il l'aurait surement invité s'il n'avait pas prit la décision par lui-même. A leurs stades, la pudeur était aussi importante qu'un emballage graisseux d'un big-mac qui vole sur l'autoroute. Combien de fois, quand ils étaient Ado et entrain de camper, Elio s'était astiqué la nouille dans son duvet sans aucun complexe alors que son meilleur ami dormait à quelques centimètres de lui ? Donc, se doucher et se laver le cul devant Dimitri ne dérangeait en rien Montgomery. Une bonne douche revigorante ne chassa en rien cette gueule de bois et ce putain de mal de crâne, mais au-moins il était propre à présent. Il attrapa cette serviette tendue et l'abandonna sur ses épaules pour répondre à son ami. ## « Tu rêves. Tu peux rien faire sans moi. Je me demande encore si tu arrives à te la tenir pour pisser quand je suis pas là. ## En parlant de cela, Elio s'approcha de la cuvette des w-c et commença à vider sa vessie qui était pleine de ses déboires alcoolisés de la veille. Je pense qu'on aurait pas pu trouver une relation d'amitié aussi décomplexée.

Dos à l’ennemi. Elio n'avait pas peur. Des fines gouttes déambulaient le long de ses trapèzes musclés. Chaque nouvelles respirations et contractions activaient ce corps qui n'avait jamais rechigné à l'effort. Ces muscles dansaient pour ces gouttes qui mordirent ses lombaires avant de définitivement se perdre à l'intérieur de cette pleine lune offerte et bombée.  


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MessageSujet: Re: nobody has ever tried to understand this pony. ( elio)   nobody has ever tried to understand this pony. ( elio) EmptyMar 27 Nov - 14:31

Spoiler:
 
Dimitri laissa tomber : il savait qu’il ne pouvait pas lutter face à tant de raffinement. Parce qu’Elio c’était d’abord et avant tout une très grande finesse. Si Dieu avait fait le choix de le rendre sourd, c’était sans doute pour préserver le reste du monde, sans quoi il aurait fait deux à trois fois plus de ravages. Dimitri, lui, il se voyait comme un limitateur de casse, le type qui ne peut pas endiguer le fleuve mais qui essaye d’en limiter les méandres et remous. S’il devait traduire toutes les injures qui pouvaient traverser l’esprit de son arriéré de meilleur ami cela ferait bien longtemps que l’un et l’autre se seraient fait tabasser jusqu’à ce que mort s’en suive. Ca, quand il s’agissait de frapper, sourd ou pas Elio répondait toujours présent : nul besoin d’entendre un affront pour y répliquer plus vivement qu’une milice extrémiste soviétique. Dimitri lui était nettement moins bon à ce petit jeu et il fallait dire que dès le début il avait pris la sale habitude de se ranger derrière son meilleur ami qui assumait le rôle de défenseur-attaquant à merveille. Il n’avait jamais réellement compris d’où sortait cet élan indéfectible de protection, si c’était simplement l’occasion d’aller jouer des poings ou s’il avait un attachement derrière. Il ne l’aurait jamais avoué, pas même sous la torture, mais c’était un des éléments qu’il aimait dans leur relation. Ca avait un goût rassurant. Un goût métallique, un goût de sang certes, mais un goût rassurant. La preuve, se disait-il, qu’ils s’aimaient à leur façon. Il était plus facile de déclencher un réflexe de protection que des paroles douces et niaises.

Mais ce qu’il préférait par-dessus tout c’était lorsqu’ils retombaient d’accord. Toutes les insanités signées des mains de son ami ne l’atteignaient plus – du moins, la plupart du temps – mais il avait une préférence pour ce Elio qui pouvait le faire rire. Peut-être était-ce parce qu’il n’était pas handicapé, ou parce que sa vie était relativement tranquille, mais il était bon public et pouvait facilement sourire. Il pouvait mâcher sa colère dans son coin pendant des heures, mais il n’était pas de ceux qui restent campé sur leur rancœur. Quand bien même il essayait de faire la tête, il était facile à détourner et à faire retrouver un semblant de sympathie. Est-ce que c’était simplement une façon de contrebalancer l’aspect taciturne d’Elio ? Peut-être.
Pour toutes ces raisons il rit du club de strip-tease. Ce n’était pas le genre de terrain où il s’aventurait trop – s’il avait eu plus de billets verts, nul doute qu’il irait en passer dans le string d’une demoiselle fort charmante – mais il était prêt à n’importe quelle sortie, pourvu qu’Elio se dépâtisse quelques heures de cet air lugubre. Ou, plus audacieux encore, qu’il affiche un sourire, un vrai, chaleureux. ## Toujours prêt. ## Peut-être même que s’il affichait un air plus avenant il pourrait faire chavirer le cœur d’une gogo danceuse avec sa tignasse sauvage le temps d’une nuit, et ainsi oublier un peu son divorce futur. En tous cas, s’il avait été une femme, lui aurait volontiers succombé à l’envie de passer ses doigts dans ces boucles sombres.

Il ne s’attendait pas spécialement à une réponse orale, c’était une grâce sur laquelle il ne comptait pas les mauvais jours. Il préférait se plier, signer sans fin, plutôt que de quémander un peu d’attention. Il savait Elio capable, seulement … Seulement il préférait signer. Egoïstement. Cela lui rappelait à chaque mouvement qu’il avait appris pour son ami, mais aussi par son ami. C’était comme un souvenir d’enfance qu’il ne se lassait pas de sortir du placard chaque matin, qui lui permettait d’encaisser la mauvaise humeur sans définitivement tout envoyer promener. Il ne put retenir cette étincelle de satisfaction qui pétilla dans le fond de ses yeux en entendant la voix d’Elio. C’était le genre d’implication minuscule qui suffisait à laver sa mauvaise humeur d’une matinée à trimer seul sans explications. « J’étais prévenu dès le premier jour. J’ai accepté le package. » Il aurait pu en vouloir à ce garçon brutal qui avait transformé son nez en fontaine à sang mais il avait été trop surpris pour éprouver un quelconque autre sentiment – et après l’impact il fallait dire que tous les neurones ne se connectaient plus bien, affichant un air stupide d’incompréhension. C’était l’invitation au jeu la plus violente qu’il n’avait jamais reçu mais en bon pot de colle qu’il était, il avait été ravi d’être raccompagné par la brute de la récréation. Fini les vols de goûter, il avait gagné le meilleur copain imaginable. Con, certes, mais le meilleur tout de même.
A l’instant où ce pied s’agitait devant son nez il eut un doute : était-il possible que ce soit la meilleure personne qu’il aurait pu rencontrer sur cette terre ? Un type qui secoue toutes les parties les plus séduisantes de son anatomie sous vos yeux alors que vous n’en êtes qu’au premier café de la journée ? Il l’attrapa par la cheville et fut tenté et tirer sur cette jambe, juste pour faire perdre l’équilibre à cet âne, le faire chuter de sa chaise et regretter son absence de respect et d’empathie, mais il n’était pas cruel. Il se contenta de plonger son regard dans le sien à la recherche de réponses à des questions qui ne méritaient pas d’être formulées. Lui dirait-il si vraiment ça n’allait pas ? Saurait-il l’appeler au secours en temps voulu ? Avaient-ils trop grandi pour se dire ce genre de choses et passer la soirée à se nourrir de pop-corn en critiquant le reste du monde ? A défaut d’obtenir une lueur d’espoir il chassa la jambe qu’il tenait.

Il ne s’expliquait pas pourquoi il suivait Elio comme son ombre. Dans le fond c’était peut-être lui l’handicapé. Le diminué, comme le pensait Theresa à propos de son mari. Ca n’avait pas grande importance, il était à l’aise dans son rôle. Beaucoup auraient lâché l’affaire il y a bien longtemps. Il s’était vexé un nombre de fois incalculable grâce à la légendaire délicatesse de son meilleur ami, mais il revenait toujours. Ce n’était que des histoires d’égo, et ça ne méritait pas d’entacher une amitié pareille.
Il avait partiellement tapé dans le vrai : sans lui il ne faisait pas grand-chose. Sans lui il s’ennuyait. Au-delà de tous les enjeux existants, travailler avec Elio lui était vital, ça leur permettait de se retrouver tous les jours dans un milieu sain. Ils pouvaient se dire leurs quatre vérités et se taper dans le dos l’instant d’après. Le travail dans un bureau l’aurait rendu fou, et dépressif. ## Maintenant que je sais que tu te tournes vers les hommes je ne prendrai pas le risque de t’appeler pour me la tenir. ## Le sérieux n’était pas pour aujourd’hui. Elio était libre de fantasmer sur tout être vivant qu’il voulait, ce n’était pas ça qui altérerait cette confiance aveugle qui lui était consacré. Si hier il lui avait fait un message pour lui dire de venir lui tenir sa crinière au-dessus des w-c et de dormir avec lui, Dimitri n’aurait pas discuté.
Il commença à se mordiller le pouce en suivant du regard le grand brun, perdu dans quelques pensées terre à terre comme ce qui lui restait à faire dehors. Ses pensées vagabondaient mais son regard lui ne se perdait pas. Il se fixa sur une goutte qui roulait sur sa peau. Ses zig-zags qui dessinaient ses muscles étaient hypnotisant, évaporant toute réflexion de travail. Elle sinua, cartographiant son grand dorsal, lécha ses reins pour finalement river l’attention de Dimitri bien trop bas. Lorsque son ami fit volte-face il sursauta, surpris de sa propre dérive et détourna la tête, se sentant coupable et mal à l’aise pour la première fois en plus de vingt-cinq ans d’amitié. Et pour la première fois il préférerait mentir plutôt que d’avouer la vérité et d’accorder qu’il s’était laissé happé dans une contemplation inattendue.
« Habille-toi on a du travail. » Il n’était prêt à entendre aucune réflexion, ni sur son regard, ni sur ses joues embrasées. Il préféra quitter la pièce sans en regard pour Elio – de toute façon il l’avait bien assez vu comme ça.
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MessageSujet: Re: nobody has ever tried to understand this pony. ( elio)   nobody has ever tried to understand this pony. ( elio) EmptyMar 27 Nov - 16:02

Spoiler:
 

Elio essaya de souvenir la dernière fois qu'il avait pointé le bout de son nez dans un club de strip-tease. Une affaire qu'il avait forcément partagée avec son co-pilote de toujours. Cela devait être à l'aube de leurs quatorze-ans, quand Elio s'était faufilé par les cuisines pour essayer d'entrapercevoir un bout de seins derrière un rideau. C'était le genre de bêtise totalement typique chez notre Mongtomery, qui aujourd'hui se demandait comment son fils Noah arrivait à toujours s'attirer des ennuies. La grand-mère d'Elio aimait lui dire que les chiens ne font pas des chats. Cependant, Elio, avait oublié tout cela. Il avait oublié toutes les bêtises et aventures abracadabrante dans lesquelles il avait entraîné son rouquin préféré : le vol du pick-up du vieux Johnson qui avait atterri dans l'étang, le kidnapping de la mascotte de l'équipe de football : une poule, qui avait finie à la broche, l'affaire de la tombola truquée, les baisers volés avec les filles du pasteur dans le confessionnal pendant la messe. La liste était encore longue.

Même, si à présent, Elio était un homme marié, un père de famille et un homme d'affaire responsable. Il n'avait plus le temps pour toutes ces bêtises, même celle de tromper sa femme. L'occasion s'était proposée de nombreuses fois. Combien de mères qui venaient déposer leurs filles le dimanche matin auraient bien voulus qu'il les culbute dans le foin à l'arrière d'un box ? Ce n'était pas son imagination, mais réellement, ces femmes aux foyers blasées qui avaient effleurées son bras ou ses fesses l'air de ne pas y toucher. Elio ne savait pas ce que les femmes de cette ville avaient avec ces fesses, mais ils ne lisaient que cela sur leurs lèvres. Ce qui ne le dérangeait en rien, au moins, il n'était plus l'handicapé du village à leurs yeux. ## «  On y va ce soir, alors ? Tu préviens Elisabeth ? ## Elio n'aurait supporter aucune compagnie ce soir, sauf celle de son meilleur ami et cela même si une belle brune - ou blonde - venait se poser devant lui pour lui offrir sa meilleure danse.

Elio savait qu'il pouvait compter sur Dimitri. Il se reposait peut-être parfois trop sur lui ? Il ne le réalisait peut-être pas ? Dimitri était surement la seule part de lui qui ne l'empêchait de devenir le vieux aigri du comté. Cet homme tellement amer qu'il mordrait chaque mains qui essayeraient de se tendre vers lui. Même, si c'était horrible pour Theresa, s'il avait bien que deux personnes qui comptaient plus que tout pour Elio, c'était bien son fils Noah et son vieux compagnon de toujours. Sa mauvaise humeur c'était sa manière à lui de signifier qu'il était en vie. Le jour où il n'emmerderait plus personne, c'est qu'il sera six pieds sous terre.
Cette main toujours autour de sa mâchoire, un début de sourire aurait pu se former. Elio le ravala et préféra montrer toutes ses dents comme un bon cheval bien éduqué. Il parla à nouveau, de cette voix un peu étouffée, comme si elle sortait d'un trou minuscule dans le mur. « Toi. Tu veux me choper. » Ce qui était une blague de plus pour dissimuler cette gêne face aux émotions qui tenaillaient notre palefrenier. Il n'avait pas mal grandi. Il avait grandi tout simplement avec cette image qu'un homme ne partage pas ses faiblesses. un homme c'est un roc et cela ne se plaint jamais. Un homme cela ne pleure pas et cela n'a jamais mal. Pourtant, dans cette cuisine, il aurait pu avoir très mal. Quand Dimitri lui attrapa la jambe, il se vit s'écrouler et s'exploser la boite crânienne sur le sol. Ce qui l'aurait fait rire cela n'avait pas été lui. Il récupéra heureusement son pieds et remercia d'un signe de la tête son comparse de lui éviter de le traîner aux urgences alors qu'il avait encore du travail à faire. C'était de la compassion ? Ou de l'intelligence ?

Elio se mit à rire. C'était toujours surprenant un mal-entendant qui se mettait à rire. Un rire qui raisonna le long de ses tempes douloureuses. C'était au moins une douleur qui méritait d'être vécue. Il n'y avait que son meilleur ami pour lui répondre ainsi du tac-au-tac. C'est ce qu'il aimait chez lui. C'est pour cela qu'il avait autant besoin de lui. Si, cela avait toujours été le tempérament insupportable d'Elio qui avait éloigné les deux hommes, c'était toujours Montgomery qui était revenu la queue entre les jambes pour essayer de se faire pardonner.  Il était devenu très fort à ce jeu. Il faut dire qu'il ne supportait pas d'être fâché plus de vingt-quatre avec son rouquin. Theresa aimait lui dire qu'ils étaient le pire couple de l'histoire de cette ville. Ce qui était assez vrai quand le grand brun y réfléchissait. Il fonctionnait de la même manière parfois, sans le sexe bien-sûr pour se rabibocher. ## Tu crois que je veux l'approcher ? Attends, j'ai pas le courage d'Elisabeth. C'est beaucoup trop énorme pour moi. ##

Elio tira la chasse des w-c et remarqua la tête légèrement tourné de son ami. C'était si gênant de le voir pisser ? Il ne préféra pas relever et termina de se sécher. Il alla s'habilla dans sa chambre d'une veste en flanelle rouge, d'un jean et de grandes bottes. Il lui manquait plus que le chapeau de cow-boy et cela aurait été la panoplie complète. ## Tu as faim ? Je peux te faire une omelette ? ## Personnellement, Elio n'avait pas faim du tout. La purge d'hier soir continuait de faire tanguer son estomac, par contre, faire à manger à son pote ne le dérangeait en rien. Quoi, que Dimitri avait peut-être d'autre plan pour la pause déjeuner ?


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Dimitri Holden
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MessageSujet: Re: nobody has ever tried to understand this pony. ( elio)   nobody has ever tried to understand this pony. ( elio) EmptyMar 27 Nov - 19:07

Que venait faire Elisabeth sur le tapis ? A force de petits jeux absurdes Dimitri avait du mal à différencier la réalité de l’ironie, et avec un sourd qui signe avec une tête d’enterrement la tâche était encore plus ardue. Dans tous les cas tout le monde – y compris Elisabeth – savait qu’il n’était pas un gage de fidélité, et plus personne ne plaçait le moindre espoir sur ce sujet, c’était à prendre ou à laisser. Il aimait le début du désir, celui où il se disait que peut-être, au-delà de l’aspect physique cette fille-la pourrait le faire vibrer. Puis le désir se délayait et ladite fille devenait aussi insipide que les autres, ayant échoué au même endroit que ses consœurs : elle ne le prenait pas aux tripes. ## Qu’est ce que tu veux que ça lui fasse Elisabeth ? Tu plaisantes ou tu veux vraiment sortir ? ## Il ne prendrait pas la peine de lui cacher, mentir demandait trop d’efforts, et dormir sur le canapé n’avait rien de désagréable une fois qu’on trouvait la bonne position pour se lover. Elle ne lui en voudrait vraiment qu’une journée ou deux, puis elle capitulerait. Cela faisait longtemps que d’amour ils étaient passés à confort, et le confort n’inclue aucune fidélité et rend vaines toutes les disputes. Elle avait fini par l’intégrer. Il haussa les épaules, si Montgomery était décidé à faire quelque chose avec lui ce soir il n’aurait qu’à se manifester.

Montrer ses dents comme un sale poney cabochard, c’était bien digne de lui. Parfois il était las de lutter contre ce mulet, mais a ne l’empêchait jamais de revenir inlassablement. Il se disait qu’Elio aussi devait en avoir assez, de se traîner quelqu’un qui l’ennuyait du matin. Ca n’altérait en rien toute l’amitié qu’il portrait à son fléau, ça le rendait juste plus grincheux les jours les plus compliqués. Il acquiesça en souriant d’un air entendu. « Bien sûr. Ruine pas mes espoirs. » Tout le monde avait déjà fait une blague ou deux dans leur dos en les voyant se chamailler comme un vieux couple. Toutes les plus grandes commères de Hillsboro avaient un avis sur cette amitié de longue date entre les deux têtes de nœud. Que comme tous les bons hommes de cheval qu’ils étaient, ils finiraient seuls, acariâtres et qu’ils n’y auraient qu’eux pour se supporter. Heureusement pour eux, ils en étaient encore loin, et jeunes. Et pas ensemble.
Ce hochement de tête valait un merci et était amplement suffisant. Il sourit et claqua la cuisse nue du mauvais garçon. ## Que ça te serve de leçon. Je sauve ton cul tous les jours que ton dieu fait, alors mets-y du tien et garde tes pieds loin de ma tête salaud. ## Il n’avait jamais souhaité faire du mal volontairement à Elio. Il pouvait avoir des mots blessants mais il ne se voyait pas être la cause d’un crâne fendu juste pour une mauvaise blague qui aurait mal tourné.

L’entendre rire lui fit du bien. C’était au moins la preuve que les choses n’allaient pas si mal que ça, ou tout au moins qu’il était capable de s’extraire de sa mauvaise humeur pour un instant. ## Tu es une grande gueule pourtant, ça pouvait bien matcher. ## Il mima une fellation avant de rire. Ils étaient irrécupérables et impossible à présenter au public en binôme.  Certains jours il se disait qu’il aurait dû remercier Elio d’être sourd et de le faire signer. Qu’auraient dit les mères des gamines qui pullulaient au haras si elles avaient eu un aperçu des propos qu’ils se tenaient entre eux ? Fallait-il vraiment qu’ils se demandent toujours qui pisse le plus loin ? Auraient-elles eu peur de leur confier la prunelle de leurs yeux ? Probablement. Mais Dimitri assurait la relation clientèle lorsqu’il s’agissait de faire bonne figure, tandis que le brun lui faisait pâlir les mamans avec son air impénétrable.  
Il lui avait toujours envié ce charme qui émanait de lui, ce mystère qu’il dégageait, et il avait du mal à croire que Theresa n’ait jamais pu dépasser l’image du handicap pour voir cet homme qui donnait des bouffées de chaleur à toutes les femmes qu’il croisait.

Dimitri oscillait entre la mauvaise humeur et l’envie de se laisser nourrir. Il savait qu’Elio n’y était pour rien mais il lui en voulait d’être à l’origine de son malaise. S’il s’était levé… Mais s’il le remballait il s’asseyait sur un potentiel bon repas mais aussi définitivement sur une potentielle bonne après-midi. D’autant que maintenant qu’il était habillé il supportait à nouveau sa vue. ## Si tu me prends par les sentiments. ## Il lui fit les yeux doux avant de sourire, un repas ça ne se refuse jamais. ## Et Noah dans tout ça ?## Il savait le garçon difficile et il ne pouvait pas lui jeter la pierre, son père avait été terrible aussi en terme de choix stupides mais il admirait l’amour que portait le père au fils. Il avait la fibre familiale que n’avait jamais eu Dimitri.  
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MessageSujet: Re: nobody has ever tried to understand this pony. ( elio)   nobody has ever tried to understand this pony. ( elio) EmptyMar 27 Nov - 21:51

Elio avait, avec ces gros sabots, fait n'importe quoi. Il connaissait la situation avec Elisabeth. Il était au courant, tout simplement car les deux hommes se parlaient régulièrement. Elio savait écouter - ou plutôt dans son cas lire sur les lèvres. S'il y a bien une épaule sur laquelle son grand rouquin pouvait se poser, c'était bien la sienne. Il était son confident depuis des années et il n'avait jamais compris qu'est ce que Holden faisait encore avec la jeune femme. Il comprenait l'aspect du confort et du ronron d'un quotidien répétitif. Pourtant, il savait que son rouquin méritait bien mieux. Il méritait une gentille fille qui lui ferrait bondir son petit cœur dans sa poitrine. Cependant, il n'allait pas se lancer dans ce sujet, surtout pas avec cette gueule de bois qui tapait à répétition à l'intérieur de sa vieille caboche. ##  Oui, on peut sortir. Si cela te dit ? Après, on peut faire autre chose que le club de strip-tease ? ##  Décidant, de mettre le cas de leurs compagnes de côté, c'était peut-être de ne plus en parler ? Elio n'avait plus envie de parler de Theresa, même si une nouvelle question commença à le tarauder : Comment il allait le dire à Noah ? Comment à dire que sa mère est parti avec un autre homme et qu'elle ne reviendrait pas ? En faite, cela faisait deux questions.

Elio se rappelait encore de cette discussion avec son père qui l'avait piégé en l'emmenant à la pêche alors qu'il n'était qu'un adolescent.  Il ne s'attendait pas, face à cette immensité bleutée rien que pour eux deux, de voir les lèvres de son père lui demander s'il avait quelque chose entre lui et Dimitri. Il n'y avait eu aucune inquiétude dans le regard de son père, juste cette interrogation, car les deux garçons ne se quittaient jamais. Elio avait signé qu'il ne devait pas s'inquiéter, qu'ils n'étaient qu'amis.   Est-ce que c'était étrange comme relation ? Elio ne s'était jamais posé la question. Ils étaient proches, mais à ses yeux comme des frères ou comme deux jumeaux séparés à la naissance. Après, Montgomery n'avait jamais aidé vraiment à faire taire ces maudites rumeurs avec ces sous-entendus graveleux et aimant - même si le terme est fort - galocher le rouquin après le huitième verres de whisky. Pour finir, cela le faisait rire toutes ces rumeurs. Pour une fois, que les gens de cette ville ne parlaient pas dans son dos de son handicap. Il aurait pu se vêtir d'un tutu rose et d'un plumeau dans l'arrière train juste pour leurs faire plaisir à tout ces enc****.

## Touché. ## termina t-il de signer en visant son cœur. Il s'écroula ensuite sur le carrelage de sa petite salle de bain de façon théâtrale. C'est vrai que notre Montgomery avait une grande gueule, ce qui est assez ironique, mais qui lui sied comme un gant. Dimitri l'avait mis au tapis et il n'aurait pas de second round. Cela éclatait notre palefrenier et rien que pour cela il aurait pu en redemander.  Peut-être devaient-ils monter un duo comique ? Elio termina par se relever et continua ce qu'il avait commencer : se sécher, puis s'habiller. Il revint de façon plus correct et plus conventionnel quelques minutes après pour proposer un repas à son partenaire. Ils approchaient des treize heures moins dix et le travail continuait de s'accumuler.

Elio fut content de lire sur les mains de son ami qu'il était prêt à profiter de ces talents de cuisinier. Il sortit une barquette d’œufs du frigo et s'empressa d'allumer une des plaques de sa gazinière. Il cassa un des œufs dans un saladier et s'arrêta. Pour un mal-entendant comme lui, l'idée même de multitaches était clairement problématique. ## Je sais plus quoi faire avec ce gamin. Le proviseur m'a encore envoyé un mail hier. Il aurait été pris entrain de fumer derrière le gymnase. Puis, il y a... ## Notre grand brun s'essuya les mains et passa ses mains dans ses cheveux encore humides. Il ouvrit le petit placard sous l'évier et sortit un magazine de la poubelle. Il jeta l'ouvrage devant Dimitri. ##  J'ai trouvé cela sous son lit en rangeant sa chambre. ## A la couverture, on pouvait facilement deviner l'ouvrage pornographique. Ce qui n'était en soit pas un problème, Elio avait lui même sa face perverse à l'adolescence. Ce qui posait beaucoup plus de problèmes au père de famille, c'est que c'était deux hommes sur la couverture et ils n'étaient pas entrain de se faire des bisous. C'était bien plus osé que cela.
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MessageSujet: Re: nobody has ever tried to understand this pony. ( elio)   nobody has ever tried to understand this pony. ( elio) EmptyMar 27 Nov - 23:04

Dimitri se radoucit à l’idée d’avoir une soirée à partager avec le bourrin qui tenait lieu de meilleur ami. Qu’ils échangent ou non lui importait peu pourvu qu’ils passent quelques heures ensemble à autre chose que curer des boxes ou brasser du foin. Il hocha de la tête, évidemment que ça lui disait. ## On va éviter de te mettre une nouvelle mine. ##  Lui n’aurait pas dit non mais il tenait à conserver le foie de son ami dans un état suffisamment potable pour qu’il continue de vivre normalement sans que Dimitri se sente obligé de lui offrir un greffon de son propre organe. D’autant qu’à deux dans un bar ils parviendraient à attirer des ennuis, ou tout du moins beaucoup trop d’attention. Seuls dans leur coin ils étaient relativement sages, mais mis ensemble c’était la réunion de deux produits chimiques qui en devenaient explosifs. ## Tu veux une soirée tisane papi pour te remettre de ta cuite ? Avec un plaid, un chat sur tes genoux et je te borde au lit à 21h. ##

C’était plaisant de provoquer l’animal, mais plus encore de voir qu’un minimum de vie revenait l’habiter après une douche. Qu’il n’était plus simplement une loque grincheuse. Il regarda l’acteur s’écrouler, ça valait le détour. ## Je te mets un 7/10 pour la chute.## Peut-être finirait-il par avoir un prix pour ses conneries. Le Jamel Comedy Club n’avait qu’a bien se tenir. Adieu l’amputé du bras et bonjour le sourd.

La suite était moins marrante. Il avait appris à aimer ce gamin qui n’était pas le sien, il était le bon flic quand Elio jouait au mauvais flic. Il comprenait les deux partis et pouvait entendre que la situation familiale tendue et un père considéré comme un infirme par son épouse n’aidaient pas à devenir un jeune homme stable et sage. Ajoutée à cela la génétique dynamique et on obtenait un cocktail détonnant appelé Noah. Il n’était pas étonné qu’il ait été pris pour un nouveau choix stupide. A croire que les adolescents se débrouillaient toujours pour se faire prendre.
Il resta perplexe face au magazine qui atterrit sous son nez. Fallait-il vraiment que ça soit un drame ? Il s’était attendu à plus dramatique en voyant la tête d’Elio mais il ne put s’empêcher de rire. Non pas qu’il se moquait de lui, il n’enviait pas sa place, il n’aurait pas ri de trouver ça chez lui dans une situation déjà suffisamment épineuse, mais il était soulagé que ça ne soit qu’une histoire de fesses.

Il vint s’appuyer contre le plan de travail à côté de son ami pour échanger plus facilement, emportant avec lui l’ouvrage. Il tapota l’épaule d’Elio comme on flatte un cheval pour le rassurer. ## Mec nos magazines n’étaient pas moins chaud. ## Il se gardait de mettre les pieds dans le plat dès le départ sur le fait que ça n’avait rien d’une presse hétérosexuelle. Combien de filles promettant d’être chaudes avaient-ils admiré dans des magazines volés qu’ils planquaient comme des débutants ? Simplement érotiques ou crument pornographiques tout y était passé et pourtant Dimitri ne se considérait pas malade ou déviant aujourd’hui à cause de cette curiosité.

Il feuilleta brièvement, préférant encore se garder de trop en voir. Cela lui donnait l’impression de rentrer dans l’intimité profonde de son filleul – et il préférait encore rester relativement ignorant des pratiques homosexuelles. Il jeta le magazine plus loin et reporta son attention sur le père de famille. ## C’est quoi le problème ? Que ça soit des mecs, qu’il ne t’ait rien dit ou que t’es devenu un vieux rétrograde qui voudrait que son fils ne pense pas avec sa queue avant ses vingt-cinq révolus ? ## Serait-il aussi relax si c’était son fils et qu’il apprenait de cette façon son homosexualité ? Non, il serait sans doute au fond du gouffre à se demander quoi faire. Ca n’était pas une maladie, ni une tare, mais il pouvait comprendre qu’Elio n’était pas préparé à ça. Ca ajoutait une inconnue à une équation déjà compliquée. Il le regarda cuisiner, trouvant reposant de regarder quelqu’un d’autre s’affairer. Il pointa le magazine avant de donner le fond de sa pensée. ## Tu devrais le remettre là où tu l’as trouvé. Tu vas jeter de l’huile sur le feu s’il apprend que tu as les yeux qui trainent. Je lui en parlerai en premier si tu veux ? ## C’était facile de prendre de la distance quand ça n’était pas sa chair. Il haussa les épaules, convaincu qu’attaquer de front avec la découverte de la presse érotique était s’assurer d’une confrontation houleuse. Personne n’appréciait de voir ses petits secrets étalés, encore moins de la part de son père. ## Vois le bon côté. Il ne te ramènera pas une blondasse qu’il aura engrossé à l’arrière de ta voiture. ## Il rit de sa bêtise, tout en sachant qu’il jouait avec un sujet sensible. Il serra l’épaule d’Elio pour lui témoigner son soutien – et s’éviter une droite bien sentie - et bougea pour sortir la vaisselle. ##Remets-le sous son lit, je ne rigole pas pour ça.##
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Elio Montgomery
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MessageSujet: Re: nobody has ever tried to understand this pony. ( elio)   nobody has ever tried to understand this pony. ( elio) EmptyMer 28 Nov - 10:57

Le rendez-vous était prit avec son meilleur ami. Ils sortiraient donc ce soir. L'alcoolique notoire de la ville haussa les épaules en entendant son ami lui conseiller de ne pas se prendre une deuxième mine. Ce qui était gentil et prévenant, mais pour le gronchon Dimitri lui offrait comme du bon fumier odorant à la balancer au visage. ##  Comme il est gentil, le petit ## Notre mal-entendant infantilisa au maximum se gestes et termina par mettre son pouce dans la bouche. Elio n'avait pas besoin d'être materné. Il était un adulte, responsable de ces actes mêmes les plus idiots. Ce que notre cow-boy ne voulait pas voir c'était que sans son rouquin, il cuverait la tête dans un caniveau de la ville. Dimitri c'était un peu son garde fou. Ils étaient complètement délurés ensemble, mais une folie contrôlée. Ils n'étaient jamais dangereux. Dimitri offrait cette assurance à Elio. Le mal-entendant aurait cassé sa pipe depuis longtemps sans l'assistance et la prévenance de son ami. Parlant de pipe, Mongtgomery s'énerva un instant dans ces gestes pour repousser cette proposition digne du stade végétatif et qui pourrait attendre la maison de retraite. ##  Je préfère une bonne pipe. ## Elio signa bien-sûr l'acte sexuelle plutôt que l'objet, c'était bien plus amusant à ses yeux.

Elio ne pardonnait en rien à Theresa sa colère, mais pour Noah c'était différent. Il était son fils. (sa bataille)Et, surtout, c'était à ses yeux encore un enfant. Il était le premier à comprendre que le regard des autres valait toutes les batailles. Il avait personnellement combattu - et il combattait encore - toute sa vie. Il savait aussi comment les parents de cette ville pouvaient être condescendant. Il avait assisté à toutes les réunions parents, professeurs avec les années- et ainsi laisser trimer son rouquin tout seul. Ces professeurs avaient essayés de mettre Noah dans une classe spéciale, tout simplement car il avait un parent mal-entendant : " Mais, oui, il va forcément avoir des problèmes de compréhension, comment on va pouvoir lui expliquer à la maison ?" Il ne fallait pas plus pour énerver le père de famille qui s'était battu becs et ongles pour que son fils puissent être traiter normalement. C'était un combat. Le sien et non celui de Noah. Lui, il devait simplement vivre sa vie d'enfant.

Même, si depuis quelques jours, Elio devait se faire à l'idée : son fils avait bien grandi. Il était terminé l'époque des doudous et des câlins. Pourtant, il le voyait toujours comme son petit bébé. Ce n'était pas le lot de tous les parents ? Ce magazine qu'il avait sorti de nulle-part l'angoissait. Il posa sa main sur la main de Dimitri qui s'était arrêtée sur son épaule. Il souffla comme un mulet fatigué. Car, c'était peut-être ce qui le dérangeait finalement dans l'histoire : un aspect érotique ne l'aurait moins choqué que ces deux mecs entrain de...Bref, entrain de faire connaissance en profondeur. L'homosexualité ne le dérangeait en rien, mais c'était d'être confronté aussi brutalement à l'acte sexuel qui le choquait.

Elio récupéra le magazine que Dimitri lui rendit. Il le feuilleta à son tour à nouveau. Il l'avait feuilleté une dizaine de fois en deux jours. Qu'est ce qu'il espérait trouver de nouveau ? Bizarrement, dans sa tête, il espérait juste que tout cela le chamboule pas autant. ##  Non, mais il est trop jeune pour s'intéresser au sexe, c'est un bébé. ## Ce qui était faux et Elio le savait pertinemment, cependant il ne voulait pas l'accepter. Il avait besoin que son meilleur ami lui rappelle que le petit poulain avait bien grandi et était prêt à gambader dans les grands prés de la vie. Elio, tourna une page et signa dans un automatisme assez troublant : ##  Après, il se pose peut-être des questions ? Moi je m'en suis posé à son âge. ## Elio n'avait aucune barrière quand il s'agissait de Dimitri. Ce genre de petits secrets c'était rien pour lui. Pourquoi, il n'en avait jamais parlé avant...Bizarrement, il n'avait pas la réponse.

Elio poussa le magazine et reprit ce qu'il avait commencé. Il cassa à nouveau des œufs qu'il commença à battre frénétiquement. S'occuper les mains, cela occupait son cerveau et c'était plutôt une bonne chose. Il leva la tête pour regarder ce que son rouquin avait d'autre à lui dire. Il s'arrêta, car la suite était un sujet qui l'avait énervé et qu'il devait se débarrasser pour ne pas exploser. ##  Si tu veux. Déjà, toi il t'adore. Cela m'énerve. Toi, tu es le parrain merveilleux. Tu sais ce qu'il m'a sorti, ce petit morveux il y a trois jours ? Il m'a sorti qu'il espérait qu'il m'arrive un truc pour que tu puisses l'adopter. ## Le grand brun aux cheveux noir de jais savait que c'était des mots d'adolescents, que son fils pensait en rien ces paroles. Pour la suite par contre, Elio attrapa un œuf et le balança vers Dimitri : testant ses réflexes de jouer de Baseball quand ils étaient au collège. Dimitri marchait sur des œufs - pour rester dans le thème présent. ##  C'était pas ma voiture, c'était la tienne. Rappelle-toi. Tu n'as jamais pu ravoir la banquette arrière après cela. ## Cependant, son rouquin avait raison. Il devait ranger ce magazine. Il jeta les œufs dans la poile brunante et alla ranger le magazine sous le lit de son fils. Notre cheval de course revint aux triples galops pour ne pas faire brûler son omelette. Il jeta des herbes, des épices et la petite touche secrète qu'il tenait de sa grand-mère. Il se tourna ensuite vers son meilleur ami et lui demanda en signant : ##  Et, s'il me pose des questions ? Il faut peut-être que j'aille sur internet d'abord ? J'ai vu des trucs dans ce magazine où j'ai clairement pas les réponses. ## Pour la suite, ne connaissant pas le mot, Elio n'arrivait pas à le transcrire en signe. Il décida de le prononcer à haute voix. « C'est quoi le fist ? »
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Dimitri Holden
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MessageSujet: Re: nobody has ever tried to understand this pony. ( elio)   nobody has ever tried to understand this pony. ( elio) EmptyMer 28 Nov - 20:05

Être traité comme un enfant n’était pas un problème. Passer pour le plus sage et le plus maitrisé des deux lui valait ce genre de réflexions de la part d’Elio mais elles glissaient sur lui. Il fallait bien que quelqu’un veille au grain, et ça faisait longtemps qu’il avait endossé cette responsabilité sans que cela lui demande le moindre effort. Elio le poussait à faire des choses qu’il n’aurait pas idée de faire seul, et inversement il retenait le fou lorsque ça menaçait d’aller trop loin. Les rares fois où les rôles s’inversaient cela concernait très souvent Noah. Fini le comportement déluré, Elio tentait désespérément de contenir ce gamin qui partait dans toutes les directions tandis que son ami militait pour un relâchement de la bride.  Cette fois n’allait pas faire exception. Il écarquilla les yeux au terme bébé, se demandant s’il était sérieux. Lui aussi avait vu le gamin grandir, il avait parfois l’impression que leur seize and étaient hier, que son meilleur ami venait seulement de lui annoncer que Theresa était enceinte, et qu’ils avaient pour projet de garder l’enfant, et de se marier.

Seulement il fallait se rendre à l’évidence : on était aujourd’hui loin du bambin qui gazouille dans le sable du manège pendant que son père s’occupe des chevaux.   ## Rappelle-moi quel âge tu avais toi ? Tu déconnes Elio, c’est un grand garçon. Et plus intelligent que son père. ##  Il n’avait jamais compris comment le brun avait pu faire une erreur pareille, comme il avait pu croire que les préservatifs c’était pour les idiots ou les malchanceux, que lui ne craignait rien. C’était, du point de vue de son ami, la seule question qui devait inquiéter le père de famille : la protection. ## De toute façon, que tu veuilles ou pas, ce n’est pas en braillant que tu l’empêcheras d’avoir des expériences. Au pire tu le pousseras juste à se taper un mec dans des toilettes publiques au lieu d’oser le ramener dans sa chambre. ##  Il était toujours resté très distant avec la fille d’Elisabeth. Elle l’avait eu juste avant qu’ils ne se rencontrent, et il avait refusé de prendre la responsabilité de la paternité. Ca n’était ni une bonne ni une mauvaise fille, mais elle ne l’avait jamais considéré comme son père et il en était soulagé. Pour Noah c’était différent. Il l’aimait comme une part toute aussi précieuse de son meilleur ami.

Il suivit les gestes de son ami, décontenancé. La question n’avait jamais été abordé entre eux et il n’aurait cru qu’Elio ait pu s’interroger. Il le savait plus sensible qu’il ne voulait bien le montrer, mais pas au point qu’il puisse être habité par un doute, même fugace. Dimitri finit par hausser les épaules : tout ça n’avait plus grande importance.  ## Tu ne me l’avais jamais dit. Peut-être que tu devrais lui dire, que tu te posais des questions. ## Il ne le blâmait pas, il ne savait pas plus qu’Elio qu’elle était la marche à suivre. Il n’avait déjà pas envie d’étaler sa propre sexualité alors il imaginait facilement quel affront ça pouvait être lorsqu’on a quinze ans et que c’est le père qui met le doigt dans l’engrenage, comme ces cours gênants d’éducation sexuelle où tout le monde aimerait se cacher plutôt que de se voir interroger par le professeur.

Dimitri ricana de l’aveu, ça n’était pas difficile d’être apprécié lorsqu’on a un rôle facile et surtout qu’on n’est ni papa, ni maman. Malgré tout il se frappa le torse pour marquer sa fierté. ## Enfin quelqu’un qui reconnait ma valeur dans cette famille. ## Pour le reste ce n’était que des mots d’un adolescent en colère. Elio n’avait rien du mauvais père, bien au contraire.   ## Tu sais qu’il ne le pensait pas. Et de toute façon je perdrais vite son admiration s’il ne vivait ne serait-ce qu’une journée avec moi. Laisse le moi une semaine et il pleurera pour retrouver son papa chéri.##  
Il était parti pour lui pincer la joue lorsqu’il fut surpris par le projectile jeté dans sa direction. Il calcula trop tard que c’était un œuf et le rattrapa trop brutalement. La coquille explosa dans sa main lui arrachant un cri de dégoût et de surprise. Et rien de tel que d’avoir un œuf cru qui file entre les doigts avec son idiot d’ami qui lui rappelle un détail dégoûtant. Il fut tenté de secouer sa main en direction de la figure du traitre mais préféra l’évier : la vengeance serait pour plus tard. Mais impossible de signer avec les deux mains sous l’eau. « T’es dégueulasse. Rappelle-moi de ne jamais prêter ma voiture à ton fils. »  Il le laissa disparaitre mettant le temps à profit pour nettoyer l’œuf par terre. Il aimait l’idée qu’Elio l’écoute et ne remette pas le magazine là d’où il l’avait tiré : la poubelle.
Il pensait avoir clôt le sujet avec la presse remise à sa place mais le pire était à venir. Il resta pensif, il n’avait pas pris peine d’étudier les images et il ne se considérait pas comme calé dans le domaine. Il s’apprêtait à signer lorsque la voix d’Elio déclencha des éclats de rire sincère. Il adorait l’entendre parler, mais surtout pas de fist. ## Tu tiens vraiment à savoir ? ## Il sortit son téléphone de la poche de son jean et hésita entre un site bien connu de vidéos pornographiques ou un banal forum peuplé d’idiots mais si Elio ne prenait pas de repas il ne prenait pas le risque de rendre son déjeuner au cas où ça serait trop pour lui. Il posa le smartphone sur le plan de travail et le fit glisser dans sa direction. ## Je doute que ton gamin de 15 ans te demande des conseils. Personnellement je n’ai jamais demandé à mon père de me faire des démonstrations et je ne m’en porte pas mal. Je préférais largement mon meilleur ami pour parler cul. ##
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MessageSujet: Re: nobody has ever tried to understand this pony. ( elio)   nobody has ever tried to understand this pony. ( elio) EmptyJeu 29 Nov - 11:16

Elio marmonna dans sa barbe et roula des yeux. Il détestait quand son meilleur ami avait raison et il avait raison. Noah était depuis longtemps plus un enfant. Il faudrait que le père de famille se fasse à cette idée, même s'il voulait toujours prendre son fils dans ses bras comme quand il n'était pas plus haut que trois pommes. Mongtomery baissa la tête et agita sa tignasse pour montrer tout son angoisse. Il pensa un instant verser une larme comme si on venait de le frapper de plein fouet dans les bijoux de famille. Il releva la tête pour crier :  « Jamais ! » Puis, il pointa son doigt vers Dimitri avant de se remettre à signer. ## Je le laisserais pas mon petit bébé offrir ses pauvres fesses innocentes à un vieux routier qui pue la vinasse dans des chiottes d'autoroutes dégueulasses. ## Car, forcément, pour Montgomery son image de l'homosexualité ne pouvait se résumer qu'à cela. Ce qui n'était pas vraiment glorieux. Elio ne se pensait pas fermer d'esprit, il n'avait tout simplement pas vraiment réfléchi à la question. Il restait englué dans les clichés qui n'étaient pas flatteurs il est vrai. Mais, maintenant que son rouquin avait posé les choses à plat. Il se demanda comment il réagirait si Noah ramenait un garçon à la maison.Est-ce qu'il serait se tenir ?

S'il y a bien une chose qui n'était pas tabou avec Elio c'était le sujet de la sexualité. On pourrait lui trouver des excuses, mais le cas Montgomery était désespéré. C'était un pervers notoire. A son âge avancé maintenant, son meilleur ami pouvait essayer de sauver son âme, mais il était déjà trop tard. Il était donc pas mal à l'aise de s'épancher sur quelques pensées de l'adolescent qu'il avait été. ## Tu aurais eu peur si je te l'avais dit, non ? ## Elio savait que Dimitri était un homme ouvert et avec qui on pouvait aborder tous les sujets. Mais, ici, ce n'était pas le problème d'aborder un sujet qui ne touchait personne. Ce sujet état bien plus que personnel. ## Si je t'avais balancé que j'aimais bien mâté ton petit cul de rouquin dans les douches après les entraînements de foot ? ## Elio essaya de détendre l’atmosphère en décochant un clin d’œil à son meilleur ami. Il ne voulait surtout pas le mettre mal à l'aise. C'était le passé, non ? Cela n'avait plus d'importance ?


## Non, je t'assure. Si le fait qu'il aime les garçons se confirme, je pense même qu'il a un crush sur toi. ll a une façon de te regarder. On dirait moi devant les barbecue ribs de chez Granny sur la 106. ## Elio aurait pu presque avoir faim à cette simple évocation, mais sa gueule de bois était toujours là pour torturer son estomac. ## Ou pour nous remettre à son âge, de la même manière que je regardais Mme Austings. Notre professeur de mathématique si tu te souviens. Je lui avais même écrit un poème. Dommage que j'ai voulu absolu faire rimer constellation avec fellation. ## Elio agita ses cheveux se trouvant désespèrent alors qu'il venait lentement installé ce souvenir longtemps oublié. Un souvenir qui ne pouvait que le faire rire, car il imaginait mal Noah écrire un poème à Dimitri. Connaissant son fils, il taguerait peut-être la voiture de son parrain avec de la peinture ?

Elio se tapa le ventre et se plia en deux de rire. ## Arrête, tu vas me faire mourir de rire. ## Montgomery aurait pu se rouler parterre, mais il savait encore se tenir. Il regarda son ami aller se débarrasser des quelques résidus. Elio se sécha une larme de rire au coin de son œil. Bien sûr, juste après il alla ranger le magazine suite aux conseils de son meilleur ami. Car, si cela n'avait été que lui, il l'aurait brûlé, puis il aurait enfermé son fils dans une cave et ne l'aurait plus jamais laissé ressortir.
Le palefrenier aurait pu balancer un nouvel œuf à la figure de son ami. Il détestait - et adorait - ce rire. ## Non, je veux pas savoir en faite. ## Elio préférait repousser ce moment s'il devait arriver. ## Au pire, je te l'enverrais s'il m'interroge sur les hommes fontaines. ## Petit tacle qu'il signa et qui dirigea en direction des côtes de son rouquin. Tout simplement pour que son collègue arrête de rire et lui rappeler par la même occasion qu'il était son parrain.

Il récupéra le smartphone de Dimitri et lui servit son omelette. Ce qui l'empêcha pas de signer quelques mots avant de se lancer dans une recherche approndie : ## C'est moi qui est fait ton éducation, mon petit chat. Avant moi, tu pensais que le clitoris c'état une variétés de clémentines. ## Il termina de signer en portant le fruit à ses lèvres avec un regard de détraqué sexuel - complètement assumé et se voulant ainsi amusant et peut-être faire rire son meilleur ami. Un rôle qu'il ne lui avait jamais déplu. Elio assumait complètement et ne s'excuserait jamais d'être ainsi porté sur le sexe.

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MessageSujet: Re: nobody has ever tried to understand this pony. ( elio)   nobody has ever tried to understand this pony. ( elio) EmptyJeu 29 Nov - 23:13

Dimitri ne pouvait ravaler son sourire. La situation l’amusait, Elio l’amusait. Cette emphase, ses réactions disproportionnées, cette façon d’agiter sa crinière comme si elle était une forme de langage à part entière, tout le poussait à sourire. Et il aimait le narguer de sa bonne humeur dans cette situation si étrange. ## Si ton fils est homo je doute qu’il soit le seul joli cœur. Donc oublie Roger 63 ans, 110 kilos. Je suis sûr qu’il a meilleur goût. ## Pourquoi fallait-il que tout prenne une tournure si dramatique ? A en croire le magazine l’homosexualité ne touchait pas des vieux types désespérés et crasseux. Après il ne serait pas étonné que l’adolescent joue des nerfs de son père en lui ramenant un mec beaucoup trop vieux pour lui, ou drogué, ou quoi que ce soit qui pourrait l’énerver. Et ça Dimitri n’avait pas besoin le souligner à son ami. ## Tu le laisseras ramener un ami maintenant que tu supposes qu’il est gay ? ## C’était le genre d’annonce qui change la perspective des choses, qui modifie les acquis et ce qui est acceptable. A sa place il ne pourrait s’empêcher de voir le moindre garçon comme un copain potentiel et plus si affinités.

Il haussa les sourcils sous l’effets de la surprise. Il ne s’était pas posé la question. Aurait-il eu peur ? Sa fierté aurait préféré s’enflammer et répondre que non, évidemment, qu’il aurait compris. Mais sans doute qu’Elio était plus dans le vrai que lui, qu’il se serait senti perturbé, effrayé à l’idée de perdre son ami. Et cela aurait engendré des questions que lui n’avait pas eu l’intelligence de se poser seul. Ou tout du moins qui étaient venues beaucoup plus tardivement. ## Je me serai dit que tu étais un putain de taré. Ce qui n’est pas complètement faux dans le fond. ## Ca ne pouvait que le renvoyer à son arrêt sur image. Devait-il se poser lui aussi des questions sous prétexte qu’il était resté bloqué sur le corps nu de son ami ? Il se sentait mal à l’aise mais cela relevait plus de ce qu’il avait fait une heure auparavant plutôt qu’à l’idée qu’Elio ait pu le regarder lorsqu’ils étaient adolescents. Il ne s’était jamais douté de quoique ce soit. Et c’était mieux ainsi. Dimitri aurait eu du mal à gérer ce spectre flou. ## T’as pas vraiment fait ça ? Tu me fais marcher ? ## Son rire clôtura sa question. Quel que soit la réponse l’idée que ce pervers ait pu le mater – ou le lui fasse croire – lui chatouillait les côtes. Il était irremplaçable, personne dans sa vie à part lui n’oserait lui dire des choses de ce goût. ## A qui tu en as parlé si tu ne me l’as pas dit à moi ? ##

## S’il me fait des avances je te promets de lui dire non. J’ai assez à faire avec son père qui matait mon cul au lycée. ## La provocation était un petit jeu qu’ils avaient toujours aimé. Le souvenir d’Elio et de son béguin pour une femme adulte le ramenait à leurs meilleures années lorsqu’ils n’étaient que deux idiots, deux siamois séparés. Il avait toujours trouvé cette rime affreusement outrageuse, et il avait longtemps admiré le garçon d’avoir osé l’écrire. Quant à Noah, il ne savait plus comment appréhender les choses, mais supposait que son âne de père exagérait stupidement les choses. ## Tu aurais pu faire une fille. Peut-être que ça aurait été la femme de ma vie. Là un garçon, et homo en plus, je ne vais pas aller loin. ## L’idée était affreusement mais ils avaient dépassé depuis très longtemps les limites d’un humour diplomatique et bien soigné. Cette famille était compliquée mais il l’adorait pour ça aussi. Il était l’élément rapporté mais il s’y sentait comme chez lui depuis toujours. Et si pour cela il devait être l’équivalent de ribs grillés, qu’à cela ne tienne.

Les hommes fontaines ? Il regarda son ami avec un air ébahi, se demandant s’il était sérieux ou bien s’il sortait là une nouvelle bêtise. Il bouscula son ami en retour, sourire retrouvé. ## Fais attention, si tu as raison et que tu m’envoies Noah c’est à tes risques et périls, si ça se trouve il saurait me convertir. ## Comme si c’était une religion. C’était suffisamment absurde pour n’être qu’une énième boutade. Il préférait être celui qui gère les questions sexuelles si cela pouvait éviter au père et au fils de se disputer, si cela pouvait éviter qu’Elio s’emporte, trop perturbé par ce qu’il allait lire des homosexuels sur internet.
Dimitri aurait pu se contenter de prendre son assiette et l’engloutir sagement mais il n’avait jamais su résister. Il préféra se coller à son meilleur ami et lui attraper brièvement l’entrejambe, sa bouche à quelques centimètres de sa joue. Il pouvait encore sentir l’odeur de son savon. Il se recula aussitôt et signa brièvement avant de s’intéresser à son assiette. ## Tu pensais deux fois plus que moi avec ta queue, et vois où ça t’a mené. Et je t’emmerde. Toi et tes clémentines. ## Parfois il aimait à se demander à quoi aurait ressemblé sa vie sans Elio : serait-il le même ? Il aimait croire que non, mais que la meilleure version de lui, c’était celle-là. Il alla s’asseoir avec son assiette, tout en gardant un œil sur son ami. Il l’observa dans ce rayon de soleil de début d’après-midi. Lui et ses boucles qui dansaient à chaque fois qu’il secouait la tête comme un cheval rétif. Il engloutit une fourchette garnie et leva les yeux au ciel de satisfaction. ## Si jamais tu cherches une reconversion pro, tu peux être ma cuisinière. Je veux bien me marier à ta cuisine.##
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