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 I need a girl like you - ft Dimitri

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Elio Montgomery
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MessageSujet: I need a girl like you - ft Dimitri   Jeu 6 Déc - 20:57



Spoiler:
 

Maybe I know that I'm drunk

Elio était dans un état pitoyable. Il n'arrivait à se tenir debout que par la grâce des poteaux électriques le long de son chemin. Il ne savait même plus quelle heure il pouvait être. Il tenta de regarder l'heure à la montre à son poignet, mais ce simple mouvement lui fit perdre son équilibre si précaire. Il chuta dans un buisson et sembla perdre quelques longues minutes avant de se relever. Je vais bien. Ce rassura t-il tout en chassant les feuilles qui s'étaient engouffrées dans sa chemise ouverte. Sa célèbre chemise en flanelle rouge et noir, qu'il ne quittait jamais, parfumée à la bière bon marché, le tabac froid et la sueur d'homme viril. Un mélange clairement méphitique. Bonsoir. lança t-il à une boite aux lettres avant de continuer son avancée sous les lampadaires vacillant. Montgomery essaya d'utiliser les quelques neurones encore en fonction. Il avait quitté le bar vers quatre heures quarante-cinq. Il s'en souvenait, car ils avaient cet enterrement de vie de jeunes filles qui avait transformé son lieu de biture préféré en karaoké géant. Il ne pouvait entendre la musique, mais il savait très bien lire un écran. Elles avaient au moins chantés cinq fois une stupide chanson d'un groupe très connu et maintenant ils ne pouvait se défaire des paroles. We spent the daylight tryin to make things right between us.

Pourquoi cela le faisait penser à Dimitri. Notre grand brun complètement saoul n'arriverait pas à se défaire de sa dernière altercation avec son meilleur ami. Le coup du vétérinaire ne devait être qu'une boutade de plus. Pourquoi son ami s'était emporté comme cela ? Cela torturait notre père de famille qui arriva enfin devant la maison de son ami de toujours. Il trébucha dans son jardin contre un stupide nain de jardin - surement une idée d'Elisabeth. «Chut, tu vas réveiller mon copain.» hurla t-il. Montgoremy n'avait jamais su contrôler son volume sonore quand il avait un coup dans le nez. Elio tourna la tête en voyant de la lumière dans la cuisine de la voisine de Dimitri, Mme Clusky. «Tu fais trop de bruit petit homme. Vite cache toi. » hurla t-il à nouveau tout en passant le nain de jardin sous sa chemise. Il était beau notre trentenaire qui tenta par trois fois de se relever, avec le chapeau d'une pauvre sculpture en céramique qui sortait de son torse entre sa pilosité bien affirmée.

Une fois debout, il s'avança et attrapa d'abord un petit caillou qu'il lança contre la fenêtre de la chambre de son collègue. Le caillou ne fit aucun bruit forcement. Elio s’empara alors d'une grosse pierre - ce qui lui sembla très logique sur le moment - et la lança. Ce qui devait arriver, arriva. L'énorme pierre passa à travers la fenêtre et fit un énorme trou. Elio tourna sur lui-même avec un regard coupable avant de passer la main dans ses cheveux bouclés qui couvraient son visage. Il sortit le nain de jardin de sous sa chemise et se mit à le sermonner. «Qu'est ce que tu as fait ? Regarde. Tu sers vraiment à rien petit homme. Retourne te cacher. Non, ne me touches pas. C'est intime cette zone, coquin. » Elio parlait si fort qu'il aurait pu réveiller tout le quartier à ce rythme.

Pourtant, ici, tout était que des bonnes intentions. Il ne supportait pas de s'être disputé avec son meilleur ami. Il voulait qu'il lui pardonne ici et maintenant. Il voulait le prendre dans ses bras. C'est la seule vérité qu'il avait découvert dans le fond de ces verres qu'il avait ingurgité. C'était plus fort que tout, cela contrôlait chacun de ses mouvements d'alcoolique notoire. Elio leva la tête, chassa une mèche rebelle et lança en direction de la fenêtre qu'il avait vandalisé.  « Dimitri ? Pardon, me fais pas la gueule.  » I need a girl like you.



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Dimitri Holden
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MessageSujet: Re: I need a girl like you - ft Dimitri   Jeu 6 Déc - 23:06



Spoiler:
 

Ils ne s’étaient pas reparlés depuis la crise de Dimitri, à tel point qu’il ne savait plus s’il faisait la tête ou s’il était simplement étouffé par sa culpabilité d’avoir réagi brutalement pour une histoire de bonne femme. Il aurait pu se fendre d’un texto, mais il s’en était gardé, ne parvenant pas à s’expliquer à lui-même ce brusque accès de jalousie. Le justifier à quelqu’un d’autre lui semblait relever de l’impossible. Il craignait la réaction d’Elio s’il essayait de s’expliquer, alors il préférait laisser filer.
Il aurait pu profiter de cette soirée pour ramper, pour appeler son ami de toujours et l’emmener boire un verre pour se faire pardonner. L’alcool permettait d’obtenir n’importe quel pardon. Mais il n’avait ni l’humeur qui convenait, ni les mots adaptés, alors il s’était contenté de passer une soirée morose en compagnie de lui-même. Elisabeth était « partie respirer ». Grand bien lui fasse, il était persuadé qu’elle était chez sa mère et cela lui convenait amplement. Ils s’étaient accrochés à cause de sa mauvaise humeur qu’il trainait comme un fardeau. Il n’avait jamais supporté d’être en froid avec son meilleur ami. Cela le torturait à chaque fois qu’il avait un instant pour y penser.

Il s’était couché après l’archétype de la soirée du célibataire déprimé. Seul face à son assiette, seul face à son film. Il était perdu en plein sommeil paradoxal lorsqu’une pierre traversa sa fenêtre, lui arrachant un cri de surprise et de peur, le bousculant hors de son lit. Il ne parvenait pas à comprendre les informations. Son crâne heurta sa table de chevet, provoquant un flot de juron dans l’obscurité de la chambre. Il resta hébété les fesses par terre à côté de son lit et se mit à grogner comme un animal sauvage en reconnaissant cette voix qui ne laissait aucun doute possible quant au criminel. Il beuglait littéralement, tout le voisinage allait avoir le droit à une pièce de théâtre. Avait-il vraiment jeté une pierre qui avait traversé sa fenêtre. Il ne savait pas s’il devait en rire ou s’énerver. Elisabeth, elle, n’allait pas hésiter longtemps quand elle verrait les dégâts et qu’il devrait lui expliquer qui avait tenté un truc aussi stupide. Il se dépêcha de rejoindre la porte d’entrée sans prendre la peine d’enfiler quelque chose par-dessus son caleçon long, jugeant que faire taire Elio était bien plus pressant qu’avoir une tenue acceptable pour la voisine qui ne devait pas rater une miette du remue-ménage.

Il dévisagea cet abruti alcoolisé qui tenait en otage un nain de jardin qu’il avait toujours trouvé hideux. Il faisait de son mieux, et c’était relativement efficace. Il avait envie de rire avec lui quitte à rouler dans l’herbe humide au milieu de la nuit mais il était tombé du lit par la faute de cet idiot. « Pose cette saloperie. » Il sortit dans le jardin sur la pointe des pieds, maudissant son ami de finir ivre à errer sur sa pelouse, et glissa une main dans sa chemise pour lui enlever le nain de jardin. « Rentre. »
Il jeta un coup d’œil en direction de la lumière voisine, il n’avait aucune envie de se donner en spectacle.  Il avisa le regard embué d’Elio par l’alcool et passa son bras dans son dos pour le soutenir et lui éviter d’aller s’empaler sur une autre foutue statue qu’Elisabeth planquait dans les massifs pour récréer la forêt enchantée en céramiques immondes. Il rêvait que quelqu’un les vole ou les détruise, mais il ne tenait pas à emmener Elio aux urgences parce qu’un faon ou un lapin serait à l’origine d’un traumatisme crânien ou de points de suture. « T’es sacrément bourré. » Il parlait plus pour lui-même que pour Elio, ne s’attendant pas spécialement à ce que le gérant du haras prenne la peine de lire ses lèvres avec autant de grammes dans le sang. Il pouvait sentir son haleine alcoolisée et il se voyait déjà le pousser sous une douche glacée pour lui remettre les idées en place. Il tenta de l’entraîner vers la porte d’entrée restée ouverte et se sentit tanguer sous l’influence de son grand brun qui ne faisait pas gros d’efforts. L’apesanteur semblait être deux à trois plus puissantes après plusieurs verres si bien qu’ils retombèrent ensemble dans la pelouse, provoquant de nouveaux jurons de Dimitri qui regrettait la chaleur de son lit. Capitulant pour l’instant il attrapa le visage d’Elio pour le forcer à le regarder. « Tu l’as appelé ? Dis-moi si tu as appelé la véto. » C’était stupide, de penser encore à ça, au milieu de la nuit, mais il avait besoin de connaître la réponse là, tout de suite, maintenant.




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Elio Montgomery
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MessageSujet: Re: I need a girl like you - ft Dimitri   Ven 7 Déc - 10:01

Elio fixa longuement Dimitri sur le pas de sa porte. ll le fixa comme si tout cela n'était qu'un songe (d'une nuit d'été). Peut-être qu'il était toujours accoudé à son bar dans un sommeil de bien heureux, bavant abondamment dans un tas de coquilles de cacahuètes écrasés ? L'alcool n'aidait en rien notre grand brun qui tanguait à droite à gauche. Il serra avec plus force son petit homme qu'il ne voulait plus lâcher. Il croisa ses bras, pensant le dissimuler aux regards de son ami. # Je vois pas de quoi tu parles. # signa t-il avec une lenteur d'homme à l'esprit embrumé par les effluves ambrées. Il pencha lentement la tête - se pensant discret - et murmura au l'oreille du nain de jardin. « Chut. Il t'a pas remarqué je te dis. »  Elio continua de fixer Holden, mais étrangement pas dans les yeux. Son regard était beaucoup plus bas. Son champ de vision semblait concentré sur un point précis : le caleçon de Dimitri. Il continua jusqu'à sentir cet aide le tirer en avant. Il pensa devenir fou, avant de comprendre que c'était le bras de son collègue qui l'aidait à entrer chez lui. « Non. Je ne suis pas bourré. » souffla t-il avec une haleine qui ne laissait aucun doute sur le nombre de verres qu'il avait sifflé.  

Elio n'aida en rien et même provoqua cette chute. Ils roulèrent dans l'herbe et notre grand brun se mit à rire comme un grand idiot, avant de tousser bruyamment. Le nain de jardin roula loin. Une toux grasse qui se perdit sous les étoiles au-dessus de leurs têtes. Il laissa les étoiles filantes traversèrent ses iris alors que l'air frais de cette aube nouvelle approchant chiffonnée ses joues. Il aurait pu se perdre dans cet infini, mais le visage de Dimitri lui apparu et lui fit pousser un cri. Il essaya de décrypter ces mots qui se soustraient de ces lèvres. Il cligna cinq fois des yeux avant de répondre tout en s'amusant à souffler contre le visage au-dessus de lui. « Appelé qui ? Ta mère ? » Il donna une tape sur le visage de Dimitri avant de sentir une force pousser dans ses membres et dans ces bras. Une pluie fine commença à tomber à marquer leurs corps.

Comme un diable sortant de sa boite, Elio se releva et attrapa Dimitri par la taille et le balança sur son dos. Où avait-il trouvé la force ou l'énergie ? C'était une énigme. Il se mit à courir en cercle dans le jardin de Holden. Ce qui ne dura pas longtemps, car notre alcoolique trébucha à nouveau. Emportés et Catapultés. Ils finirent dans un buisson. Le grand brun se retrouva étendu sur Holden. Quatre-vingt kilos d'amour et de muscles pour tenir chaud. Une branche ici et là qui tapaient leurs côtes et leurs épaules. Elio leva sa main et posa un doigt sur les lèvres de son voisin. « Chut. On se cache. ll faut pas qu'on nous trouve.» La pluie devint musique. Les gouttes d'eau qui tombaient sur Montgomery avec une musicalité douce et rêveuse. L'averse se faisait de plus en plus forte, mais le palefrenier n'avait pas bougé d'un iota. Ses mèches noirs de jais qui caressaient les joues de Dimitri.

Son regard si fit si sérieux soudainement, comme si toutes traces d'alcool avaient quittées son sang. Il fixa Dimitri et répondit enfin à cette question qu'il avait laissé sans réponse.  « Pourquoi, je l'aurais appelé  ? La seule personne qui est importante pour moi, c'est toi triple idiot. » Puis, son regard sembla se perdre à nouveau dans les brumes de la démence. Il roula des yeux et se mit à chatouiller avec frénésie Dimitri. Quel âge avait cet homme ? Peut-être dix ans à tout casser ? Il était facile d'attaquer le grand rouquin avec si peu de vêtements. Il attaqua de façon sournoise et chatouilla son ami jusqu'à voir sa bouche se déformer. Il ne pouvait entendre ses rires, et avait besoin de confirmation visuelle.
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Dimitri Holden
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MessageSujet: Re: I need a girl like you - ft Dimitri   Ven 7 Déc - 13:26

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Quand bien même Dimitri aurait voulu rentrer chez lui et retourner comater dans son lit – sans doute refroidi par la nouvelle aération d’origine Montgomerienne – il était incapable d’abandonner Elio. Pourtant, à en juger par son état d’alcoolisation avancé il méritait plus de dormir dans le jardin que chez lui, où il trouverait sans doute de nouvelles catastrophes à provoquer avant de sombrer dans un état proche de la mort cérébrale. Il préféra jouer au sourd pour le nain de jardin, un objet inanimé pouvait le temps d’une nuit servir d’ami imaginaire si cela lui chantait.

Il avait l’impression d’avoir fait un bon dans le temps, d’avoir à traîner un enfant. Un enfant, lourd, pataud et poilu, mais un enfant tout de même. Il ne découvrait pas à quoi pouvait ressembler Elio une fois ivre mais il avait plus l’habitude de le voir s’enivrer progressivement – et de partager même quelques verres, améliorant sa tolérance aux excentricités du grand brun. Au saut du lit, cela lui donnait l’impression de ne pas s’être réveillé, de nager en plein délire, une poussée de fièvre en plein milieu de la nuit. Toutefois le froid mordait bien trop agressivement sa peau pour que cela soit un rêve. Et Elio serait moins agaçant en rêve, c’était une certitude. Sa mauvaise humeur se confirma aux quelques mots jetés par le sourd qui jouait l’imbécile. Ca avait toujours été d’une efficacité redoutable pour rendre fou Dimitri ; il pouvait endurer des milliers de choses sans sourciller mais il ne supportait pas de voir quelqu’un jouer au crétin lorsque lui tentait d’avoir une conversation sérieuse – même si présentement il savait pertinemment qu’il n’avait que peu de chances de tirer quoique ce soit de sérieux à un homme saoul. « Tu es désespérant. »

Il aurait pu le frapper, ou au moins le secouer vivement mais il se sentit soulevé de terre. Ce fut à lui de crier à en réveiller le quartier. Parfois on oublie un instant que l’ami est sourd et que couiner comme un cochon à l’abattoir ne sert à rien. La chute lui coupa le souffle, autant pour le choc brutal que pour cette promiscuité inattendue. Il cherchait désespérément un sens à cette situation, pour comprendre comment ils avaient pu en arriver là. Il laissa ce doigt écraser ses lèvres, lui intimant le silence. De toute façon il n’avait aucun mot à mettre là-dessus. Il se contenta d’observer son agresseur, essayant de décrypter le fond de ses pupilles dansantes. Son sang se glaça dans ses veines en voyant ce regard devenir si sérieux. Les mèches folles qui frôlaient son visage lui arrachèrent un frisson, partagé entre le froid réel et celui que jetait un regard impénétrable.

Son torse s’affaissa dans un soupir de soulagement qu’il ne sut retenir – de toute façon Elio aurait sans doute bien du mal à mettre au clair ses souvenirs une fois dessaoulé et Dimitri se verrait épargné des blagues désagréables sur ce point.  Il attrapa la nuque de sa brute au grand cœur claqua un bref baiser de contentement sur ses lèvres qui avaient encore le goût de l’alcool. « J’ai cru comprendre que tu avais un nouveau meilleur ami. De type nain de jardin moche. »
L’affaire était définitivement classée, Elio serait libre d’appeler la vétérinaire quand bon lui semblerait tant que cela ne venait pas gâcher un temps qu’ils devaient passer à deux. Il n’avait jamais aimé partager son ami, c’était plus fort que lui. Déjà lorsqu’ils en étaient encore à parler de dinosaures et de Star Wars, il détestait ce sentiment d’abandon qui lui retournait les tripes si Elio allait jouer avec quelqu’un d’autres. Il s’en était souvent plaint à sa mère qui, inlassablement, lui avait expliqué qu’on ne peut posséder personne, qu’Elio avait le droit de s’amuser avec d’autres personnes que lui et que ça ne remettait rien en question. Peut-être, mais la vétérinaire avait fait sauter une soirée qui leur était destiné, sans même en avoir conscience.

Il ne résista pas longtemps aux doigts chatouilleurs de son ami, s’accordant rapidement le plaisir de hurler de rire jusqu’à ce que les larmes montent aux yeux et qu’il supplie Elio de bien vouloir mettre fin à cette torture tout droit sortie de l’enfance. Il avait toujours aimé rire, laissant les vibrations de ce son chasser sa mauvaise humeur. Il attrapa les deux poignets de son ami pour s’assurer que plus aucun doigt ne viendrait au contact de ses flancs. « Si t’as pas l’intention de me violer dans un buisson j’aimerais bien qu’on traine ta carcasse d’ivrogne à l’intérieur. J’ai froid et on va pas tarder à avoir les flics au cul avec la voisine. Aucune envie d’expliquer ce qu’on fait là. » Malgré la protection qu’offrait le corps d’Elio il sentait de temps à autre des gouttes lui mordre la peau et le glacer, provoquant frissons et redressement pileux. Il se maudissait de ne pas avoir enfilé plus de vêtements mais il ne s’était pas imaginé que maitriser l’ours serait si long. « Allez, bouge de là le catcheur. » Il aurait pu le repousser mais il appréciait bien trop la chaleur diffuse que lui communiquait Elio pour s’en débarrasser de lui-même.





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Elio Montgomery
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MessageSujet: Re: I need a girl like you - ft Dimitri   Sam 8 Déc - 8:28

Spoiler:
 

Ce baiser de contentement serait sa damnation. Un baiser qui ne voulait absolument rien signifier de plus pour celui qui soutenait son corps. Un échange viril, et rien d'autre. Le genre de baiser qu'ils avaient échangés une dizaine de fois au long de leurs longues amitiés autour d'une belle blonde à la mousse épaisse. Cependant, ce baiser concentra chez Elio toutes ces inconnues qui s'étaient ajoutées tout au long de cette journée si étrange. Il était si loin de penser voir resurgir ces rêveries d'adolescents. Il avait enterré ces doutes si profondément que jamais il ne les avait côtoyé à nouveau. Ce baiser serait son point d'encrage dans la suite de ces choix et de ces erreurs. Son chemin était tracé et non par le dieu Dionysos ou son alcoolisme notoire. Ce baiser avait terminé d'achever le mur qu'il avait dressé au fil des années. Ce mur demandé par les normes : être cet homme et ce père de famille.

Elio stoppa ces enfantillages. Il laissa Dimitri prendre le contrôle. L'enfant avait encore disparu et ce fut un regard profond d'adulte qui plongea dans ce lac limpide qu'il surplombait. L'averse avait déjà trempée notre grand brun et sa chemise était devenue comme une deuxième peau. Les mèches brunes gouttaient sur ce visage qu'il ne pouvait plus quitter. Il lut sur les lèvres de son ami avec application. Il esquissa un sourire à cette remarque sur le viol - qui ne pouvait rire qu'un taré dans son genre, mais garda cette tension dans son regard.  « On va rentrer alors si tu as froid. » ajouta t-il tout en se levant. Est-ce que ce baiser l'avait dessaoulé ?

Il se releva avec difficulté. Une main sur son genoux, il poussa un gémissement de vieillard et aurait pu ajouter : qu'il était trop vieux pour ces conneries. Il préféra s'abstenir et tendit une main pour aider son ami à reprendre le pouvoir sur la terre ferme. Il marcha - ou tituba - jusqu'à l'intérieur de cette maison qui lui tendait les bras. Il refusa toute aide de son collègue d'un simple revers de la main. Notre ours restait un ours fier et arrogant. Il passa le chambranle et s'ébroua comme un étalon à la sortie du près. # Va te sécher, je vais nous allumer un feu. # signa t-il.

Elio retira sa seconde peau et la jeta sur un coin d'une chaise. Il passa le plat de sa main pour chasser l'eau qui était prisonnière des sillons de ses abdominaux parfaits. Il faut dire que le palefrenier se levait une demi-heure plutôt chaque matins pour faire cent abdominaux et cent pompes. Son père lui avait toujours appris qu'un homme devait s'entretenir. Il devait être fort pour tenir les rennes de sa maison. Mais, notre homme avait-il besoin de rester fort ? Sa maison s'était écroulé. Sa femme était partie et son fils le détestait. Montgomery s’agenouilla devant l’âtre. Il glissa deux bûches et roula du papier pour accompagner les premières braises. Une fois que le feu fut allumé, il resta devant. Son regard hypnotisé par les flammes qui dansaient pour lui. Il se leva uniquement quand il vit l'ombre de Dimitri s'avancer dans son dos.

# Je suis désolé pour ta fenêtre. Je la changerais demain. # Il se tapa le front et signa à nouveau. # Je veux dire tout à l'heure. # Il s'avança pour récupérer sa serviette et se pencha au-dessus de l'évier de la cuisine. Il essora le vêtement et le posa juste pour libérer ses mains. Il s'accouda à l'évier et fixa Dimitri ne chassant pas - pour la première fois de sa vie - expliquer cette épiphanie qui le rendait soudainement si sérieux. # Tu n'aurais pas un pantalon pour moi ? Je vais attraper la mort si je rentre avec celui-là. # Elio essaya de retirer son jean. Il s'écroula en tentant de retirer sa deuxième jambe du vêtement. Il regarda immédiatement son meilleur ami et l’incita à ne pas venir intercéder en sa faveur. Il se releva seul et tangua avant de retrouver sa stabilité. Il jeta le vêtement mouillé et passa une main à l'intérieur de son caleçon long pour tout remettre en place - ou alors peut-être vérifié que tout était encore là ?

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Dimitri Holden
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MessageSujet: Re: I need a girl like you - ft Dimitri   Sam 8 Déc - 11:05

Spoiler:
 

Voir un tel sérieux chez Elio laissa Dimitri pantois. L’avait-il vexé de quelque façon pour en arriver à un visage qu’il ne parvenait plus à lire ? Lui qui était le plus bruyant des deux – et accessoirement le plus ivre ce soir – affichait un air profondément adulte qui faisait perdre le fil à son ami. Il ne savait plus sur quel pied danser, ce qui était plutôt rare entre eux. Cet homme-là, si sérieux, était impressionnant, quand bien même il le connaissait comme le fond de sa poche. Il accepta cette main tendue sans un mot. Elio ne semblait plus enclin à rire et Dimitri préférait suivre le mouvement plutôt que de tenter lourdement d’entraîner son ami dans une direction. Le voir tanguer déclencha toutes les prières de la terre, il ne tenait pas à le récupérer le front fendu au sol, pas maintenant qu’ils étaient réconciliés.

Toutes les bonnes choses ont une fin : plus de voix, le retour des signes. Il aimait cette élocution légèrement hasardeuse que lui accordait ponctuellement son ami. Il resta figé à le regarder se débarrasser de sa chemise qui lui collait à la peau, venant à se demander lequel des deux avait bu. Il soupira, perdu dans l’observation de la main qui débarrassait son torse de la dernière eau avant qu’un frisson ne l’arrache à sa rêverie, le poussant à suivre les conseils du grand brun : sécher. Il alla chercher des serviettes et s’offrit le luxe de changer de caleçon et d’enfiler un vieux jean élimé qui trainait avant de revenir auprès d’Elio. Il allait s’asseoir à côté de lui mais ce dernier se leva, lui laissant l’impression de le fuir. Il haussa mollement les épaules. Maintenant que sa colère était passée les histoires de fenêtre cassée lui semblait obsolète. ## Arrête on s’en fiche. On la changera ensemble ce soir.##

Ce Elio si sérieux n’était pas loin de le mettre mal à l’aise tant il ne parvenait pas à s’expliquer ce revirement. Quelques minutes avant il beuglait tout ce qu’il savait et chatouillait Dimitri comme s’ils avaient sept ans, et maintenant… Maintenant ils avaient trente ans et l’un des deux semblait déterminé à se comporter comme tel. Etait-ce simplement dû à l’alcool ? ## Je suis désolé de m’être emporté l’autre jour. J’ai été con.## Il passa la main dans ses cheveux à la recherche d’une explication rationnelle plus élaborée que j’ai été jaloux d’une vétérinaire qui te fait du charme. ## Des fois j’ai du mal à m’occuper de mon cul.## Et s’occuper de celui d’Elio était hautement plus intéressant. Il tordit sa bouche comme un enfant mal à l’aise, se sentant coupable.
Son premier réflexe fut de s’approcher en le voyant tomber mais il recula aussitôt face au regard qu’il lui jeta. Il connaissait la fierté mal placée de son ami, il l’avait toujours trouvé rude à ce sujet, ne s’expliquant pas pourquoi il allait jusqu’à refuser son aide, lui qui était dénué de tout jugement. Ca l’avait toujours frustré et rares étaient les fois où il avait passé outre les rebuffades de son ami pour l’aider malgré tout. ## Tu ne m’en veux pas, je n’ai pas de chemises en flanelle à carreaux pour que tu joues au cowboy. ## Avait-il vraiment parlé de rentrer ? Il chassa cette idée, déterminé à garder Elio chez lui jusqu’à ce qu’il soit réellement l’heure de se lever. Il jeta une serviette sur la tête de son ami et frotta ses cheveux pour l’ébouriffer. Il disparut le temps de trouver des vêtements à sa bête sauvage, se promettant de fixer son regard ailleurs que sur le corps de son ami.

## Tu te sens bien ? Je vais être honnête, tu me mets profondément mal à l’aise à être si sérieux. Je t’ai blessé ? J’ai dit ou fait quelque chose qu’il ne fallait pas ?## Il avait horreur de ce froid entre eux et plus encore il détestait avancer à l’aveugle en ne sachant plus ce qu’il pouvait se permettre et ce qu’il valait mieux éviter s’il ne voulait pas avoir un désaccord aux premières heures du matin. Il posa les habits sur le plan de travail de la cuisine et prit brièvement Elio dans ses bras pour se rassurer. Il vola quelques secondes de chaleur à ce torse si durement travaillé puis recula pour signer. ## Je ne veux pas qu’on soit fâché. Alors si ça te fait du bien va jeter une autre pierre sur ma fenêtre mais cesse d’être si froid. ##






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Elio Montgomery
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MessageSujet: Re: I need a girl like you - ft Dimitri   Sam 8 Déc - 22:53

Spoiler:
 

Elio était un bad liar et il l'avait toujours été. Son ami le connaissait et il ne faisait pas semblant de l'éviter. Montgomery évitait le rouquin avec application. Comment pouvait-il regarder son meilleur ami dans les yeux alors que ses nouveaux sentiments venaient perforer ses poumons ? Ces sentiments confus transfigurèrent chacune des respirations. Il se sentait essoufflé, épuisé. Peut-être c'est l'alcool qui parlait ? Pourquoi le parfum de Dimitri l'obsédait alors ? Les effluves épicées d'un homme tiré du sommeil avaient toute son attention. Tout ce qui terrifiait notre palefrenier à présent c'est que la main de Dimitri cherche le contact. Il sentaient encore les effets de leurs rapprochements sous les branches de ce buisson pourtant si ordinaire. Il se sentait brûlant et ses jambes en tremblaient encore. Non, il ne pouvait définitivement plus se trouver prêt de Dimitri. C'était trop douloureux.

# T'excuse pas. C'est moi. Je suis désolé de débarquer comme cela. # Elio signa à une distance nécessaire pour garder son calme. Sa tenue et le froid n'avaient plus d'importance. Il ne voulait pourtant pas blesser l'homme qui restait son meilleur ami. C'était pour lui inévitable. Il devait se préserver. Il détestait dessaouler de cette manière. Les effets de l'alcool continuaient de perturber tout son système, mais il semblait plus décider que jamais. Tout était évident, sans pourtant rester facile. Qu'est ce que cela faisait de lui ? Est-ce qu'il était bisexuel ? Homosexuel ? Et, qu'est ce que cela voulait dire au final ? Tant de questions et si peu de réponses. # Donne moi ce que tu as. Je m'en fiche. # Elio offrit un sourire timide pour ne pas paraître trop froid dans sa demande. Il venait de briser la fenêtre de son meilleur ami, débarquer chez lui comme le dernier ivrogne. C'était à lui de présenter ses excuses. Il le ferrait peut-être demain après avoir fait le tri dans tout ce foutu merdier  ? Il ne s'était même pas séché avec la serviette offerte pour Dimitri. Le feux crépitant avoir terminé de sécher son corps.

Elio ne s'attendait pas à que Dimitri ne le prenne dans ses bras. Les deux hommes connaissaient l'affection et ils n'en avaient jamais eu peur. Cependant, Elio était un étalon effrayé et l'espace d'un instant (juste un instant) il amorça une descente pour poser sa tête sur l'épaule de son ami. Ce foutu parfum entêtant le fit grimacer et il repoussa avec toute sa force Dimitri, le projetant contre le mur. Un des tableaux accrochés se détacha et tomba au sol. Qu'avait-il fait ? Il se mordit la lèvre inférieure jusqu'à la faire saigner. « Désolé...Je ne voulais pas... » prononça t-il tout en se penchant pour ramasser les bouts de verre à main nue.  « Aie. » Il s'entailla la main et un flot de sang commença à couler. « Ne me touche pas, c'est tout. » Il entoura un linge qu'il vola dans la cuisine autour de sa main blessé.

Il resta quelques minutes la tête baissée et soupira encore et encore. Il se détestait. Détestait l'homme qui repoussait son meilleur ami. Il releva la tête et signa avec énergie.  # Attends, il faut que je bois un truc. # Il ouvrit le frigo de Holden et en tira une bière. Fait assez surprenant pour un mec qui avait toujours une cuite derrière lui. Il la décapsula avec le plat de la main et but une longue gorgée. Il posa la bière et se lança. « Je suis pas clair. Désolé. » Il leva les yeux au plafond, comme si un dieu pouvait l'aider ou guider ces paroles. Puis, il claqua des doigts et revint vers son meilleur ami. « Tu m'as embrassé tout à l'heure. Pourquoi, cela nous gène pas ? On s'est embrassés une tonne de fois nous deux. J'ai du mettre ma langue plus de fois dans ta bouche que dans celle de ma femme. C'est quoi ce besoin ? Pour faire rire la galerie ? Cette ville s'en bat les steaks de nous. Pour nous faire rire ? Cela t'amuse tant que cela toi ? » Le plus difficile était à venir. Il agita ses mains comme un artiste angoissée avant de monter sur scènes. # Moi, j'ai réalisé ce soir que j'en avais besoin tout simplement. #

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Dimitri Holden
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MessageSujet: Re: I need a girl like you - ft Dimitri   Dim 9 Déc - 0:12


Dimitri ne comprenait plus pourquoi la situation lui échappait à ce point, pourquoi il était incapable de se rattraper, de retrouver son meilleur ami stupide et jovial. Il tentait de respecter cette distance qu’il n’aimait pas, parce qu’il n’avait jamais été tenu à l’écart, parce qu’il avait toujours été le seul à savoir dompter Elio et l’approcher au plus près lorsqu’il rejetait tous les autres, mais pas ce soir. Il n’eut pas le temps de comprendre son erreur que son dos tapait brutalement le mur, lui coupant la respiration sous le choc. Il s’attendait à tout sauf de la brutalité quand lui cherchait à se rassurer. Pouvait-il mettre ça sur le compte de l’alcool ingurgité ? Le cadre était le cadet de ses soucis, incapable de cesser de dévisager Elio d’un air ahuri.

Pourtant la dernière phrase lui fit bien plus de mal qu’aurait pu le faire un coup. Ne pas le toucher. Comme s’il était toxique. Comme s’il venait de prendre un des premiers privilèges qu’il avait depuis le début. Malgré lui il sentit ses yeux s’emplir de larmes qu’il se refusait de verser. Il se laissa glisser contre ce mur ennemi, prenant soin de rester éloigné des éclats de verre et de son ami qui ne voulait plus de lui. Il aurait voulu signer, demander à Elio ce qu’il lui avait fait pour mériter un tel traitement alors qu’il ne voulait que la paix mais il ne le regardait pas. Il détourna à son tour la tête pour fixer le sol d’un regard vide, se contentant d’écouter les soupirs de Montgomery qui ne lui inspiraient qu’une douleur qu’il ne parvenait pas à comprendre.

Il releva la tête en entendant la porte du frigo. Etait-il au milieu d’un cauchemar ? Il était las, il voulait se réveiller, la situation s’empirait à mesure que les minutes tombaient et il n’avait aucun contrôle sur les événements. Il pensait qu’ils avaient touché le fond, ou du moins qu’ils n’en étaient pas loin. Lui aspirait à se rouler en boule dans un coin et oublier cet enchaînement de péripéties étranges, et de l’autre côté Elio, passablement ivre à son arrivée ne trouvait rien de mieux à faire que descendre une bière en prétextant ne pas être clair après l’avoir brutalisé comme jamais. Pourtant ils pouvaient encore descendre vraisemblablement puisque la question d’Elio provoqua un soupir à mesure que son malaise grandissant. Il n’avait aucune envie de glisser sur ce terrain, il n’avait pas de réponses et préférait ignorer là où le grand brun voulait en venir. Mais fait du hasard ou ironie du palefrenier il ne signait pas, forçant Dimitri à entendre ce qu’il aurait volontiers fui en langue des signes. « Je ne sais pas. » Et je ne veux pas savoir, aurait-il pu ajouter, parce que c’était facile de jouer à l’autruche mais le père de famille semblait déterminer à partir dans cette direction, forçant son ami à suivre bien malgré lui le mouvement.

Oui, la ville s’en fichait d’eux, et ils la lui rendaient bien. Par ailleurs personne -en dehors de la voisine- ne les regardait tout à l’heure, il n’était pas question de faire les clowns pour autrui. Il avait agi par réflexe, parce qu’il était content, à nouveau de bonne humeur et ce grâce à Elio. Alors il l’avait embrassé. Y avait-il vraiment quelque chose à comprendre ? Il ne put réprimer un vague sourire timide. Si son ami n’était pas certain de son calcul, lui était sûr du sien : il n’embrassait quasiment jamais Elisabeth, trouvant toujours une pirouette, quant aux conquêtes c’était hors de question. « C’est vieux Elio cette habitude, c’est devenu normal c’est tout. Je ne réfléchis pas. On a toujours aimé jouer avec les limites, on connait l’autre. » Il secoua la tête comme une mule qui refuse d’avancer, qu’on lui propose une carotte ou qu’on utilise le fouet. Il butait et ne voyait pas l’évidence autour de laquelle tournait son ami. Le trouble s’agrandit en lisant la justification de celui-ci, le laissant silencieux. Ses lèvres marquèrent une suspension, cherchant désespérément un mot ou un signe à former pour mettre fin à sa paralysie. Il entendait les battements sourds de son cœur qui s’affolait : était-ce dû à la situation ou bien avait-il oublié d’inspirer de l’air pendant de trop longues secondes ?

Il aurait voulu le toucher, pour qu’il arrête de paraître si crispé, pour lui dire qu’il n’y avait pas de problèmes, mais il avait amèrement compris la leçon : pas de contacts. Il serra ses genoux contre sa poitrine pour compenser. En avait-il besoin lui aussi ? Oui, bien sûr. Tout comme il avait besoin de voir son ami tous les matins pour bien attaquer une journée. ## Et alors ? Ca n’a rien de sexuel. Si tu en as besoin et que j’en ai besoin. ## Ce n’était peut-être pas la façon la plus saine de se témoigner son affection entre mecs, mais il était perdu. Il classait dans les banalités les baisers brefs et chastes. En revanche il avait autre chose derrière, si la langue d’Elio venait caresser la sienne. Une électricité troublante et tout à fait addictive dont il ne se sentait capable de profiter sans honte que s’il était suffisamment ivre. ## J’ai besoin que tu m’expliques. Je suis en train de te perdre et je ne comprends pas. Je me fiche que tu me lèves au milieu de la nuit, que tu casses une fenêtre, et tu peux ravager la maison si tu veux, mais là tu me fais du mal et je veux savoir ce que j’ai fait pour ça. Tu ne peux pas me demander de ne plus te toucher… J’ai besoin de ça. ##

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Elio Montgomery
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MessageSujet: Re: I need a girl like you - ft Dimitri   Dim 9 Déc - 9:38

Elio avait de nombreuses qualités, mais dans sa substance moelle, il restait un homme impulsif, sauvage et déterminé. La dernière chose qu'il voulait c'était blessé cet amour qu'il avait juré de protéger quand ils n'étaient que des enfants. Il s'était juré que personne toucherait un de ses cheveux couleur des premiers jours automnes. Il s'était juré tellement de choses, mais au lieu de se pencher sur son ami qui avait glissé contre ce mur pour en terminer avec cette distance qui le blessait plus qu'autre chose. Face à cette détresse, notre grand brun n'avait que ce sentiment de malaise qui grandissait de plus en plus en lui. Un malaise qui lui demandait de s'éloigner, car c'est lui qui était un monstre. Il écoutait Dimitri et sa réponse lui fit sincèrement esquissé un sourire attendrissant. Peut-être un premier pas vers la réconciliation.

Il garda ce sourire et soupira avec plus de simplicité. Est-ce que son meilleur ami savait qu'il était unique ? Il aimait entendre que son partenaire de crime dans leurs nuits de débauches n'avait jamais vu autre chose qu'un baiser entre deux mecs bourrés. Une amitié masculine sans aucun sous-entendu. Ce côté ingénu était une caresse sur le front brûlant de notre grand brun. Sa respiration se fit plus calme. Ses mèches noires collaient à son front comme ces incertitudes. Elio but une gorgée de cette bière qu'il s'était offert. Cependant, il ne but pas pour oublier, mais simplement pour dégager sa gorge. Comment ne pouvait-il être plus calme ? Ces centaines de souvenirs vinrent de se parachuter au fond de sa caboche de vieux cheval de trait. Chaque souvenirs étaient une pierre précieuse à la singularité unique que cela soit par leurs couleurs, leurs aspect ou leurs touchés.

Il était facile pour un mal-entendant de fuir une conversation. Il suffisait qu'il détourne la tête. C'est ce qu'Elio fit quand Dimitri prononça ces dernières paroles. Il fixa cette porte d'entrée, car tous ces instincts le poussaient à partir à présent. Il était loin d'être lâche et préférait toujours affronter ses problèmes plutôt que les éviter, mais... # Tu sais pas ce que tu me demandes, Dimitri. # Notre ours était fait de ce bois. Son ami était un diamant pure et étincelant. Il ne voulait pas obscurcir  son éclat. S'il restait dans cette maison, il allait brisé ce qu'il trouvait tout simplement parfait. Il ne voulait pas changer Dimitri. Il l'aimait comme il l'était. Montgomery, le remord aux bords des lèvres, enfila les vêtements offert par Holden. Il enfila la chemise sans en fermer les boutons. Il aurait bien le temps de faire cela une fois qu'il serai dehors. Il se répéta qu'il n'avait qu'à franchir ce pas de porte pour enfin retrouver sa liberté de pensée.

Pourquoi, Dimitri sentait aussi bon ? Cette détresse qui s'échappait de chaque pores de sa peau était une torture pour le mal-entendant qui avait toujours eu des sens plus développé que la normale.  # Je vais y aller, Dimitri. # Ces mains étaient si lourdes à présent. Cela avait été tellement était difficile à signer pour notre grand brun. Il tourna le dos à son ami et marcha vers cette seule sortie. Il posa sa main sur la poignée de porte et un arc d'électrique statique lui fit pousser un petit cri. Il recula et fit ce qu'il n'aurait pas du faire. Il regarda son ami. Il le regarda écroulé contre ce mur, les genoux remontées contre son torse. Elio se mordit la lèvre, car il était dur de combattre une vieille mule de trente-un ans.  « Et, puis merde. » Il marcha jusqu'à Dimitri et alla s'accroupir devant lui. Il capta son regard en attrapant son menton.  « Tu veux que je t'explique ?  » Il utilisa son autre main pour glisser à l'intérieur du jean de mon meilleur ami. Il traversa les différences couches de vêtement. « Tu trouves cela pas sexuel ? » Il s'enfonça dans cette zone chaude. Il enserra cette intimité sans quitter Holden des yeux. « Pour toi, c'est une amitié masculine comme les autres ? Car, c'est cela que j'ai besoin à présent Dimitri. Je l'ai peut-être même toujours voulu,  mais j'ai préféré me mentir ou je sais pas. Tu sais que ces trucs de psychologie cela me casse les couilles. Je sais juste que c'est en moi. Je suis devenu un déchet radioactif et la dernière chose que je veux c'est foutre toute cette merde sur toi. La dernière chose que je veux. » Elio retira sa main et se leva. Il se tourna et décida de vraiment passer cette porte. Il avait craché dans la soupe et maintenant il n'allait pas rester pour la manger. Il ne voulait subir le regard de dégoût de son meilleur ami ou d'autres sentiments  plus acerbes. Il devait juste partir et se trouver un autre bar pour tenter d'oublier à nouveau.

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Dimitri Holden
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MessageSujet: Re: I need a girl like you - ft Dimitri   Dim 9 Déc - 19:25


Dimitri savait son ami de nature butée mais lui non plus ne quittait pas facilement une position, et il était déterminé à insister, à vouloir comprendre. Il savait qu’il ne pourrait pas retrouver le sommeil s’il n’avait pas d’éléments de réponses, qu’il ne parviendrait plus à travailler efficacement aux côtés du grand brun si ce dernier ne crachait pas le morceau. A ses yeux, rien ne justifiait une telle retenue, pas entre eux. Il se pensait capable de tout entendre : il pouvait mal réagir, il pouvait s’emporter ou se vexer, mais il finissait toujours par revenir à un état de calme où il pouvait pardonner tout et n’importe quoi à Elio pourvu qu’ils restent amis, qu’ils continuent leur vie à deux comme si rien n’était venu perturber leur équilibre. Mais pour la première fois son meilleur ami préférait battre en retraite, le laisser dans sa souffrance en emportant ses problèmes avec lui sans accepter de se reposer sur Dimitri.

Il crut mal lire les signes d’Elio. Partir ? Il resta prostré, ne parvenant pas à s’extirper de son état végétatif, une partie de son esprit bouclant sur l’idée que tout ceci ne pouvait pas être réel, qu’un tel cauchemar ne pouvait pas avoir de prise dans la réalité, que jamais son ami ne le planterait là après l’avoir ravagé de l’intérieur sans explications. Il prit le risque de ne rien ajouter, parce qu’il ne savait plus quoi faire pour débloquer une situation qu’il ne parvenait pas à s’expliquer, et qu’il ne voulait pas toucher à nouveau le père de famille et accuser un nouveau rejet brutal.

Son regard retrouva un semblant de vie en croisant celui de son meilleur ami. Une lueur d’espoir qui suffisait à embrasser le fond de ses iris, dissolvant le désespoir dans lequel il s’était enfoncé en quelques minutes. Il était happé par ce regard dans lequel il adorait se noyer, qu’il soit lumineux et joyeux ou simplement un gouffre d’obscurité. Il mit un temps infini à comprendre le cheminement de cette main qui s’enfonçait dans son jean. Il se redressa, repoussant son dos contre le mur autant que ses muscles lui permettaient mais il ne fit rien pour éviter cette intrusion. Montgomery lui aurait attrapé les tripes pour l’éventrer que celui lui aurait donné la même sensation. A ceci près que c’était une éviscération effrayante mais qu’elle ne provoquait aucun dégoût ou rejet contrairement à ce qu’il aurait pu s’attendre. S’il brassait minutieusement la foule de sentiments qui se livrait bataille en lui il pensait même pouvoir y trouver une forme de soulagement. Il cligna des yeux avec peine comme une biche aveuglée par les phares d’une voiture, incapable de formuler la moindre réplique. Elio n’avait pas franchi la limite, il avait tout simplement fait exploser toutes les certitudes sur lesquelles se reposaient sagement Dimitri pour se rassurer. Pourtant la seule envie que cela provoquait avait tout d’une réconciliation. « Att… »

Il se trouvait incroyablement lent. Lent à réfléchir, lent à comprendre, lent à réagir, à mettre des mots dans sa bouche, quand en face il avait une boule de nerfs. Le voir une deuxième fois avancer sa main vers la poignée de porte fut l’électrochoc ultime, celui qui le fit sauter sur ses pieds. Il savait que s’il laissait Elio s’enfuir il ne parviendrait plus à le rattraper et pis encore, il ne saurait plus comme l’aborder. Il avait l’impression de sentir encore la main peu farouche de son ami s’affranchir des conventions. S’il faisait les comptes, il était incapable de vivre sans cette tignasse bouclée à ses côtés, il était vital de l’avoir avec lui et pour lui. Vital de lui arracher un sourire même lorsqu’il faisait la gueule. Il n’était pas capable d’opposer la moindre résistance à cet homme alors qu’il savait pertinemment que s’il s’était agi de quelqu’un d’autre il aurait eu une réaction brutale. Il aurait rué comme un cheval qui refuse le moindre contact, l’intrusion n’étant tolérable d’aucune main pas même de celle de sa compagne. Mais à Elio il cédait tous les pouvoirs, il s’abandonnait volontiers les yeux fermés. Ca aurait été mentir que de dire qu’il n’éprouvait pas de plaisir. Il poussa du plat de la main sur la porte pour empêcher Elio de fuir et se glissa entre lui et la porte.

S’il avait su le repousser brutalement il prit le pari qu’il n’en viendrait pas à être violent, quand bien même il était un lion en cage. « A quel moment tu as cessé de me faire confiance ? » Il aurait voulu tendre la main, frôler l’épiderme de cet homme qui refusait le moindre contact avec lui. L’interdit avait quelque chose d’attirant. « T’es vraiment un con. Le monde ne tourne pas autour de toi. Tu ne vois que ce que tu veux bien voir. » Il secoua la tête, désolé d’en être arrivé là. Il ne savait plus ce qui s’expliquait par l’ivresse et ce qui était réel. Dans toutes les possibilités qu’il s’imaginait il y avait toujours un risque de perdre Elio, de façon plus ou moins définitive, il fit donc le choix de s’écouter lui et non plus d’écouter les signaux de l’étalon sauvage. Il n’eut pas à faire le moindre effort, c’était un jeu auquel ils avaient joué des centaines de fois, seules les règles étaient changées mais pas la façon de jouer. Il s’approcha jusqu’à ce que chaque respiration qui soulevait le torse d’Elio provoque une caresse légère contre sa peau. Il savait qu’il pouvait se faire chasser à nouveau mais il n’y avait pas qu’une vieille mule dans cette entrée.

Dimitri posa franchement ses lèvres sur celle de son ami qui avaient encore le goût amer du houblon. Il les connaissait par cœur et pourtant elles provoquaient une étrange sensation d’ivresse qui ne lui était pas étrangère. Sensation qui s’accentua à mesure que sa langue prenait possession de la bouche voisine. Il n’attendait aucune autre tendresse, il n’avait pas besoin de mots doux soufflés au creux de l’oreille, ni de caresses amoureuses. Il n’avait jamais rien voulu voir de sexuel entre eux – sans quoi il aurait perdu pied et ne serait plus parvenu à regarder Elio dans les yeux par honte d’un désir malsain – mais il ne parvenait pas à rester froid à cette perche tendue. Il reprit la main de son ami et la plaça sur son entrejambe, lui laissant le choix de le repousser brutalement en le traitant de fou ou d’accepter de suivre cette inclinaison, au moins pour cette nuit.

_________________
lying in the cold
Wait if I'm on fire how am I so deep in love? When I dream of dying I never feel so loved. I've been having dreams splashin in a summer stream. Trip and I fall in I wanted it to happen
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Elio Montgomery
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MessageSujet: Re: I need a girl like you - ft Dimitri   Dim 9 Déc - 21:31

Son monde s'écroulait. Toutes ces certitudes étaient comme ces cendres qui volaient hors du foyer. Son cœur était comme ses bûches noircies qui craquaient alors que le feu prenait possession d'elles. Il ne lui restait plus qu'à disparaître dans les premières brises du jour nouveau. La main accroché à cette poignée, son regard prit un instant de paix à fixer par la fenêtre l'aube et ces premiers cris. Elio aurait aimé s'accrocher à ce signe pour se dire qu'il avait encore de l'espoir, qu'il suffisait de simplement ne pas abandonner. Notre grand brun ne croyait ni en dieu, ni en l'espoir. C'était pour lui une invention de l'homme pour éviter de sombrer dans les chemins les plus sombres. Ou était l'espoir quand on décida de le maudire alors qu'il n'avait même pas prononcé son premier cri d'enfant ? Ou était-elle quand toute sa vie on le rabaissa ? Enfin, est ce que c'était l'espoir qui avait eu l'idée de poser à sa porte une femme avec qui il avait perdu plus de quinze-ans de sa vie dans une relation sans amour ?

Pourtant, ces premiers rayons qui vinrent mordre l'horizon avaient quelque chose de profondément apaisant. Il tourna la poignée et il se voyait déjà franchir ce pas de porte. C'est uniquement car il jetait un dernier regard en arrière qu'il put lire sur les lèvres de Dimitri ce mot jamais terminé. Le vent s'engouffra dans sa chemise et elle vola en arrière. Il donnait l'impression d'être un super-héros avec ce regard si décidé et implacable. Ou, était-il un super vilain ? Voué à détruire son meilleur ami. Il avait pourtant dans ses attentions aucune notion de bien ou de mal. Il suivait sa nature profonde et celle-ci ne s'était jamais inspirée de toutes notions morales. Faire le bien ? Faire le mal ? C'était des règles stupides. Il croyait pas à une vie après la mort et avait décidé depuis longtemps que l'enfer était cette vie où chaque jours il suait, respirait et pissait.

#  Si je te faisais pas confiance. Je t'aurais pas dit tout cela.  # Elio ne comprenait pas où Dimitri voulait en venir. Il avait été plus qu'honnête. Cela lui faisait mal d'être encore ici. Cela le brûlait jusqu'à la moelle d'ouvrir ce bout de bois calciné qui lui servait de cœur. Son meilleur ami savait que Montgomery n'aimait pas les confrontations. Il n'aimait pas les monologues mièvres. Il était trop rustre pour ces merdes. Ses penchants n'allaient pas changer ce qu'il était. La tendresse était pour lui une faiblesse. On ne tend la main à quelqu'un dans le besoin, car on a pitié de lui. On avait eu pitié de lui toute sa vie. Holden savait que son grand brun aurait préféré ce couper les veines que changer les principes même de sa matrice.

# Et, qu'est ce que je dois voir ? Tu vas arrêter de me parler en rébus, bordel ? Je suis trop saoul pour ces conneries. # Elio avait demandé une explication et ce qui se posa contre ses lèvres en fut une. Une explication qui le laissa désarmé. Cette bouche, il la connaissait, mais cette langue fut le coup de tonnerre qui frappa de plein fouet les champs arides et désertés de ces certitudes. Les yeux grands ouverts, il fixa Dimitri entre colère et abandonna. La main qui emporta la sienne sur l'entrejambe de son ami d'enfance le fit décoller de ce baiser. Ce baiser qui laissa son souffle chancelant. Il jeta pourtant sa main de libre autour de la gorge du rouquin.« Tu fais quoi, bordel ? » Le silence s'imposa et les serres de Montgomery se firent moins violentes. La pulpe de ses doigts se mirent à caresser cette veine le long de sa nuque. L'avait-il brisé ou était-il déjà brisé ? Dimitri avait-il eu pitié de lui ? Sa main en contre-bas n'avait pas bougé d'un iota. Que devait-il faire maintenant ?

L’âtre crépita par deux fois et abandonna un cri déchirant. Elio avait choisi le chemin qu'il allait arpenter. Il retira sa main et repoussa Dimitri sans douceur. Il se tourna vers cette porte ouverte. Allait-il partir ? Il posa sa main sur cette poignée et ferma la porte. Montgomery était toujours bien présent et son regard plus brûlant que jamais. Il regarda son rouquin et retira sa chemise pour la jeter au sol. « Met toi à poil, tout de suite. » Elio jeta son torse contre celui de Dimitri et l'attrapa par les hanches. Il le poussa contre le plan de la cuisine se moquant bien de ses protestations. Il ne pourrait les entendre. Il remonta ensuite ses mains dans les cheveux de son collègue pour tirer sa tête en arrière. Il l'embrassa ensuite avec toute sa fougue qui faisait crépiter son corps. Il enfonça sa langue comme son ami quelques minutes auparavant. Il chercha sa jumelle et la fouetta que pour la rendre folle. Il griffa ce corps pour qu'il lui obéisse. Il glissa une main de libre sur le plan de travail pour tout faire retomber au sol. Il souleva Dimitri avec ou contre son gré et l'allongea sur la surface en bois laqué. Notre étalon fougueux monta à son tour et s'allongea sur ce corps qui attisait tous ces désirs.  

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Dimitri Holden
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MessageSujet: Re: I need a girl like you - ft Dimitri   Hier à 1:18


Dimitri aurait pu rire de la situation si elle n’avait pas été si pathétique. Etaient-ils vraiment en train de se déchirer ? Qu’Elio le veuille ou non ils auraient du mal à surmonter ce genre d’aveu. Parce que le brun était entêté et brutal, tandis que l’autre était beaucoup plus coulant et cherchait sans cesse à s’adapter pour ne pas faire de vague. Non pas qu’il cherche à être sans cesse quelqu’un d’autre que lui-même, mais parce que c’était dans sa nature profonde de faire au mieux pour ceux qu’il aimait. Heureusement pour lui il ne portait d’amour qu’à son meilleur ami et son fils, lui évitant une certaine schizophrénie.
Il n’offrit aucune résistance, laissant sa gorge à la merci de celui qu’il avait toujours considéré comme son seul rempart au monde extérieur, son unique protecteur. Il ne parvenait pas à effacer ce sourire amusé qui étirait ses lèvres. N’importe quelle personne saine d’esprit aurait redouté cet homme ivre dont la poigne était assurée, mais lui était tenté de le pousser à bout. Non pas pour voir ce qu’il avait dans le ventre, car il connaissait trop bien l’animal, mais pour le forcer à aller au bout de ses idées. Il déglutit et sentit sa pomme d’adam lutter contre la barrière de cette main menaçante qui déjà se faisait plus douce. « Et c’est à moi que tu demandes ça ? » Qui le premier avait franchi la frontière sans même prévenir ? Qui avait pris des libertés déroutantes sur l’autre ?

S’il devait compter les rejets c’était la deuxième fois en une soirée qu’il se faisait repousser, et cela commençait à le lasser. Il était plus souple qu’Elio mais il avait tout de même son amour propre. « Va te faire foutre. » Il en avait assez de ne rien comprendre, il n’avait jamais été bon lorsqu’il s’agissait de jouer à ni oui ni non. Il était prêt à rendre les armes et laisser son ami disparaitre aux premières heures du matin. Qu’il aille se mettre un peu plus mal dans un autre bar, pour sa part Dimitri avait épuisé ses ressources et ne savait plus comment aborder le cheval sauvage à qui rien ne semblait convenir.
Il ne prit pas au sérieux ce changement d’avis, ni même cette demande absurde. « Je n’ai pas envie de rire Elio. C’est bon. » Il était prêt à l’abandonner là, et le laisser, lui et son alcool mauvais à ses délires d’humeurs. Il ne tolérerait pas de se faire repousser une troisième fois, cela serait le coup qui lui briserait définitivement les genoux et le laisserait pour mort. « T’es pas drôle, c’est bon je la connais la musique. » Il tenta de se débarrasser d’Elio en grognant, mais il avait mal calculé la détermination de celui-ci, ainsi que sa férocité. Il lui devenait impossible de discerner la mauvaise blague de la réelle envie mais se faire tirer les cheveux fut un élément de réponse probant. Cela ne ressemblait pas à ce dont était capable le palefrenier pour rire. Il n’avait jamais eu à essuyer une attaque si violente, il n’avait aucunement fantasmé à l’idée de se laisser maitriser par une dominatrice, et pourtant tout son corps trahissait le plaisir qu’il éprouvait dans chacune de ses terminaisons nerveuses face à un tel acte de maltraitance.

Elio avait toujours excellé lorsqu’il s’agissait de jouer à lui faire peur, à venir titiller ses limites, caresser la frontière entre ce qui était acceptable et ce qui ne l’était pas. Et à cet instant Dimitri s’attendait à ce qu’il prenne du recul et se mette à rire, signant le cessez-le-feu. Pourtant à attendre, tout ce qu’il gagna ce fut de sentir le bassin de son meilleur ami appuyer contre le sien. Il creusa les reins, se cambrant pour ne rien perdre cet accrochage nouveau et délicieux. Il aurait pu choisir d’arracher la prise de son cerveau, pour simplement répondre à une envie primaire mais il avait toujours été – et voulais continuer de l’être – le garde-fou d’Elio. Il l’avait empêché de faire les mauvais choix lorsqu’il était ivre, il l’avait détourné de types qu’il aurait pu cogner sans réfléchir, il l’avait empêché de boire le verre de trop qui le rendrait malade. Devait-il l’empêcher aujourd’hui de boire à son eau si tu as un doute sur un potentiel sous-entendu la réponse est sans doute oui pour lui éviter des ennuis ou des remords ?

Il mordit au sang cette langue qu’il considérait pourtant comme bienvenue dans sa bouche pour forcer son propriétaire à prendre du recul. Il prit un plaisir certain à le pousser. Il le désirait autant qu’il le détestait, en témoignait la bosse à son jean. Il lui servit un regard noir mais ne s’abaissa pas à le frapper. « T’as vraiment cru que j’allais te laisser me baiser comme ça, dans ma cuisine, après ce que tu m’as fait subir ? » Il ne pensait pas mériter mieux ou moins bien mais après toutes ces années Elio devait savoir qu’il devait mettre dans l’eau dans son vin, que Dimitri ne fonctionnait pas sur le mode brut que lui. Cette brutalité l’effrayait légèrement, comme une donnée inconnue, aussi excitante qu’éprouvante. Il avait effleuré un désir qu’il ne connaissait pas à son ami, et une partie de lui brûlait de savoir si une fois dessaoulé il serait toujours habité par cette envie ou bien si elle s’évaporerait comme l’éthanol. « Putain pour qui tu m’as pris ? Tu souffles le chaud et le froid, ça t’amuse ? T’es torturé comme mec. » S’il ne l’avait pas repoussé deux fois, s’il n’avait pas serré sa gorge, ils n’en seraient même plus aux préliminaires. Il n’avait pas peur de ce qu’il pouvait faire avec Elio, mais des conséquences, peur qu’il change d’avis et le brise dans les quelques heures qui suivent. « Tu sais ce qui me gêne Elio ? C’est que j’arrive pas à savoir ce que tu veux vraiment. Je fais quoi moi si dans 6h t’es à nouveau sobre et que je te dégoûte ? »


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Elio Montgomery
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MessageSujet: Re: I need a girl like you - ft Dimitri   Hier à 10:49

Elio sauta en arrière quand ces incisives essayèrent de couper sa langue en deux. Il prit sa bouche entre ses mains et massa sa mâchoire. Il avala ce sang qui était sien. Ce goût acre et métallique nettoya les dernières traces houblon sous ses papilles. Il toisa Dimitri avec fureur. Une fureur encore teintée d'excitation. Dimitri avait allumé ce feu en lui. Il brûlait de son bassin à ses lèvres pantelantes. Même ses doigts de pieds étaient recroquevillés contre ce parquet, griffant le bois jusqu'à ne plus sentir le sang descendre dans le bas de ses jambes. Cette crispation le rendait plus dur qu'un jeune poulain en rûte. Il aurait pu tout à fait imaginer les boutons de ce jean offert par son collègue voler à travers la pièce. Est-ce que Theresa lui avait déjà fait ressentir cela ? Ou aucune femme dans sa vie ?

Elio s'accrocha à ce regard noir qui tendait vers lui, mais n'immola en rien son ardeur. Pour lui, ce type de regard, c'était l'appel d'une baise torride. Une baise sans titre de noblesse. Une baise sans justification ou demande plus profonde que de libérer la bête qui sommeillait en lui. Car, c'était tout ce qu'il pouvait offrir ici entre l'aube nouvelle et l'obscurité fanée. Son esprit était dépecé par l'alcool et son cœur aussi sans vie que les dernière bûches qui avaient abandonnées leurs dernières forces dans l'âtre. Le feu de la cheminée était éteint à présent et la fête ici aussi quand Montgomery termina de lire sur les lèvres de son meilleur ami.

Ce qu'il lui avait fait subir ? Elio le regarda avec étonnement. Son ami plaisantait-il ? Il s'était ouvert à lui. Il avait brisé la structure même de son noyau central pour lui. Il avait écrasé sous ses sabots tout ce qu'on lui avait appris à être et à donner. Il s'était montré au plus proche de sa vulnérabilité et voici ce qu'il gagnait ? Elio n'était pas du genre à laisser parler les gens surtout sous l'impact de la colère. Il ne pouvait rester immobile plus longtemps. # Moi, le chaud et le froid ? C'est moi qui t'es embrassé en premier et qui est pris ma main pour la remettre sur ta bite ? # Cependant, Elio se mit à comprendre. Il agita la tête et enleva le pantalon qu'on lui avait offert. Il n'était plus en jambe pour la bagatelle que son meilleur ami soit rassuré. Il récupéra ses vêtements mouillés et les enfila. Il ne voulait surtout pas de cette pitié, car ici ce fut le mot en gras qui s'afficha au milieu du désert qui était sa conscience. # Tu t'envoies toute la ville, mais moi il faut que je t'envoie un faire-part c'est ça ? Tu crois que je t'ai jamais vu les baiser au ranch ? J'ai beau être sourd. Je suis pas aveugle quand tu en faisais trembler toute la grange. Mais, je comprends, tu as pitié du pauvre handicapé bourré qui vient chez toi. Tu t'es dit offrant lui un peu ce qu'il veut, mais n'allons pas trop loin. Je suis pas pd après tout. # Ses vêtements lui collaient à la peau et enfiler son pantalon fut une torture. Cependant, maintenant, il était habillé et sur le départ. Il ouvrit en grand la porte qui claqua contre le mur.

Le rejet était un poison amère qui circulait dans les ses veines à présent. Le rejet avait toujours fait parti de sa vie : De la petite enfance dans la cour de recrée quand les autres garçon refusaient de jouer au ballon avec lui. Les filles au collègue qui avaient peur que son handicap se transmette si ils venaient à les toucher. Ses professeurs qui avaient jamais donnés une chance de briller, car son handicap ne lui permettrait que de trouver un travail dans une usine à fermer des boites ou serrer des boulons. Le rejet n'était pas quelque chose que Elio avait accepté avec le temps. Cela l'avait juste rendu plus amer et plus distant. Les signes qu'ils allaient jetés entre lui et son meilleur ami, n'étaient le fruit que de cette aigreur. Il n'y avait aucune vérité, mais cela Dimitri ne pourrait le savoir.

# Depuis, quand tu es devenu une telle gonzesse ? Tu veux une bague dans son écrin et moi à genoux pour juste la possibilité de te sucer la bite ? Va te faire foutre, Holden. Tu m'as bien vu ? Donc, ravale ta pitié et enfonce toi là bien dans ce qui te sert de troue de balle. Et, oui, tu me dégouttes. Va sauter tes femmes mariées et viens plus jamais me faire chier. #

Le dernier mot fut aussi dur à signer que le reste de ce long mensonge. Elio tourna les talons et claqua la porte derrière lui. Il essaya de marcher droit, mais son état ne s'était clairement pas amélioré. Il s'était même aggravé : avec l'adrénaline et la colère. Il avait aussi perdu beaucoup de sang. Sa main continuait de goutter sur le sol. Il se sentait nauséeux et il avait le tournis. Il continua quand même de marcher avec ce qu'il lui restait de sa dignité. Il aurait pu réussir sa sortie s'il ne s'était pas pris les pieds dans une des dernières pierres qui formaient le chemin dans le jardin de la maison Holden. Il tomba en avant et sa tête heurta de plein fouet la boite aux lettres. Il tomba comme une souche dans une rangée de fleurs - surement installées là par Elisabeth. Il pleuvait toujours légèrement, mais cela ne réveilla en rien notre grand brun qui saignait maintenant de la main et de la tête.  

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Dimitri Holden
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MessageSujet: Re: I need a girl like you - ft Dimitri   Hier à 12:01


Ce qui aurait dû leur éviter de se perdre provoqua un cataclysme que même dans ses pires cauchemars Dimitri n’aurait jamais imaginé. Sa colère n’était rien comparée à celle que pouvait abattre Elio, ravageant tout sur son passage pour ne plus laisser qu’un paysage saccagé et désertique. Il aurait pu battre en retraite, tenter de faire redescendre cette tension qui lui arrachait le cœur mais il était incapable d’être la voix de la raison, de ne pas se laisser entraîner dans cet engrenage stupide.  # De la pitié ? Putain c’est une plaisanterie ? Je ne jamais eu la moindre pitié pour toi sauf peut-être maintenant que tu te comportes comme le roi des cons. Ton seul handicap c’est ton ego surdimensionné. #
Jamais il n’avait éprouvé une once de pitié pour Elio, et il savait que c’était de toute façon un sentiment défendu. Il l’estimait trop pour avoir de la commisération pour cette force de la nature. Il se fichait de savoir qu’il était sourd, cela n’avait jamais rien freiné dans leur amitié, pas même leur capacité à s’écharper ce matin-là. Toutefois il avait abattu une carte maîtresse. Il n’avait pas le moindre scrupule pour toutes ces femmes, c’était vrai. Son cœur aurait voulu répliquer toi, c’est différent, mais il savait qu’Elio aurait déformé l’idée pour en faire quelque chose de monstrueux sous la colère.

Pourtant c’était la clef. C’était différent parce qu’il pensait rendre service au grand brun en le freinant. Parce qu’il ne voulait pas le perdre, parce qu’il ne pouvait pas se contenter de le sauter et de le jeter comme toutes ses conquêtes qu’il oubliait aisément. Ils travaillaient ensemble, c’était tout comme s’ils vivaient ensemble, et il se représentait difficilement une suite. Et puis c’était quoi ce mot, pd. Il n’avait pas été jusqu’à réfléchir aux fondations d’un tel acte, et il n’était pas certain que la question l’intéresse. Ce n’était pas une heure pour disserter sur son orientation sexuelle. # Va te faire enculer Elio, si c’est ça qui t’intéresse tant. J’en ai ras-le-cul de me plier pour toi, de te porter à bout de bras, de supporter tes humeurs tous les jours et de fermer ma gueule sous prétexte que c’est dans ta nature d’être un connard. #

S’il n’avait pas encore été trop blessé jusque là – ou du moins il estimait qu’il pourrait passer l’éponge assez naturellement – il encaissa difficilement le double coup : dégoût et plus jamais. Il adressa un majeur à ce dos tourné et à la porte qui se claqua. Il dut se retenir au plan de travail, ayant l’impression que ses jambes ne seraient plus jamais en mesure de le porter. Il aurait souhaité revenir en arrière, supplier le maître du jeu de changer de stratégie, et de finalement prendre le risque d’une baise sauvage sans lendemain avec son meilleur ami. En voulant le protéger il avait provoqué l’impensable, s’offrant comme un grand la rupture la plus dévastatrice qu’il n’avait jamais connu. Il se mit à chercher dans les placards comme un alcoolique en manque, brassant les bouteilles dans l’espoir de mettre la main sur quelque chose de suffisamment fort pour lui faire oublier ce goût de mort que lui laissait un tel échange. Quelque chose qui pourrait le rendre malade rapidement et le faire ramper à demi conscient jusqu’à un recoin calme. Plus jamais, vraiment ? Accessoirement si cela pouvait laver le goût du sang et de la bière d’Elio dans sa bouche ça ne serait qu’un bonus appréciable.

La plainte de sa boite aux lettres agressée par un crâne beaucoup trop dur et le bruit mat de chute qui s’enchaîna l’arracha à sa recherche frénétique. Il resta un moment à écouter le silence qui s’en suivit, et jeta un œil dehors par acquis de conscience. Si son cœur fonctionnait encore – et il s’en étonna – il manqua un battement en voyant Elio étendu dans le parterre de fleur, immobile. Il remisa à plus tard son amour propre ravagé et sa colère muée en douleur pure et dure.
Il se jeta dehors à corps perdu et tomba à genoux à côté de la source de tous ses problèmes. Il haïssait cette soirée, à chacune de ses prières pour que les choses s’arrêtent là, elles empiraient. Il se mit à pleurer comme un enfant, ne parvenant plus à gérer ce trop-plein d’émotions accumulées.  « T’as pas le droit de me faire ça. » C’était idiot, parler à un sourd comateux ne menait nulle part mais il avait du mal à trouver un fil cohérent à tirer. Il finit par chercher son portable et appeler les pompiers, à défaut d’appeler un vétérinaire pour soigner cette saloperie de mule qui avait ruiné sa nuit, son cœur, et toutes ses certitudes réconfortantes. Il ne sentait plus ni la pluie ni le froid. Il posa sa main sur le torse d’Elio et se rassura du battement régulier qu’il sentait contre ses doigts. Il ne pardonnait rien, mais il n’aurait pas supporté qu’il arrive quelque chose à celui qui consistuait le centre de son monde, quoiqu’il en dise. Il essuya ses larmes d’un revers de main et gifla la joue refroidie par la pluie de son ami. Il n’eut aucun mal à puiser l’énergie d’un tel acte dans les événements qui venaient de se dérouler, pour le forcer à réintégrer le monde réel. « Tu restes avec moi la belle au bois dormant. »




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MessageSujet: Re: I need a girl like you - ft Dimitri   Hier à 13:51

Se faire enculer ? Elio passa sa langue sur ses incisives avec ce regard mauvais. Il avait tellement de signes qu'il aurait pu balancer à la figure de Dimitri pour ce seul affront. Tellement de piques qu'il aurait pu lancer pour percer sa chair et son cœur. Elio était un tueur quand la colère venait empoissonner son sang. Il n'avait jamais fait dans la dentelle. Il aimait les termes crus et les répliques cinglantes. Il avait tellement choses qu'il aurait pu jeter dans l’arène, pour simplement donner raison à son meilleur ami. En effet, il avait un ego surdimensionné et le monde tournait bien autour de lui. Mais, cela n'avait été que son mécanisme de défense pour survivre, pour accepter ce monde qui avait décidé de l'ignorer.

Cependant, il ne signa rien. Il garda aussi le silence à l'évocation de son deuxième prénom : Connard. Il était un connard, car tout dans ses sens le poussaient à voir le trouble chez son partenaire de toujours. Il lisait sur les visages comme sur les livres de braille. Il savait décrypter les irrégularités, les creux et les fissures dans les expressions de chacun. Il avait beau être ivre et vouloir dégobiller cinq litres de houblon à ses pieds. La détresse de son meilleur ami lui sautait au visage. Elle coulait comme ces pluies sur les carreaux à l'extérieur. Il aurait aimé dire au nom de l'histoire qu'il s'en préoccupait, mais cela aurait un mensonge. Holden avait raison. Montgomery était un putain de connard égocentrique et égoïste. Il n'avait donc rien à ajouter à son ami pour sa défense. Mais, alors, pourquoi cette colère ? Pourquoi ce sentiment de honte qui remontait telle de la bile étouffante le long de sa trachée ? Cette honte l'étouffait, mais notre mule était bien trop fier pour faire marche arrière à présent.

C'était bien plus facile de fuir. Elio avait toujours été ainsi, non ? Il crachait au visage de ceux qui avaient toujours été là pour eux, puis deux jours après, il revenait la queue entre les jambes pour s'excuser. Mais, ce schéma de pratique fut tué dans l'oeuf, quand il s'explosa le crâne contre la boite aux lettres de son meilleur ami. Il avait brisé sa fenêtre, maintenant sa boite aux lettres. Le cas Montgomery était pire que les ouragans, et le pauvre Holden n'avait clairement pas les assurances pour couvrir ce genre dégat. Elio se fit réveiller par cette gifle qui le tira de sa torpeur. Il se releva tout en tenant sa joue. Son ami ne l'avait clairement pas loupé. # Tu m'as gi... # signa t-il. Il leva son poing prêt à rendre le coup. Elio posa son regard sur Dimitri qui restait sous cette pluie pour la deuxième fois pour lui. Il ne put faire semblant de ne pas remarquer cette larme qui avait coulée sur sa joue.

Finalement, il baissa son bras et se releva pour signer avec un léger sourire : # Tu frappes définitivement comme une gonzesse. # Il ne fallait pas que son meilleur ami en attende plus pour l'instant. Il marcha à nouveau (je vais et je viens entre tes reins et je me...) vers cette maison. Il passa son seuil et se dirigea vers la cuisine. Il lança la cafetière. Il se tourna vers Dimitri espérant que son ami est décidé de le suivre. # Tu nous fait du café, la journée va être longue et les chevaux vont pas attendre. # Il passa devant son rouquin et posa sa main sur son épaule avant de se diriger vers sa salle de bain. # Je vais me refaire une beauté. Je me pense que je me suis explosé l'arcade sourcilière. # Elio posa ses doigts au-dessus de son œil droit. Il y a trouva du sang ce qui était logique, car il sentait son fluide corporel couler le long de son visage et se perdre sur sa nuque pour goutter nonchalamment sur ce parquet de cette maison qu'il n'avait pas encore assez accablée de sa présence.

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