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 nobody has ever tried to understand this pony. ( elio)

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Elio Montgomery
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MessageSujet: Re: nobody has ever tried to understand this pony. ( elio)   Ven 30 Nov - 10:54

Spoiler:
 
Dimitri savait pertinemment comment faire enrager son ami. C'était même peut-être devenu un jeu entre eux, sans qu’inconsciemment aucun ne s'en rende compte ? Elio pestait tout en agitant sa crinière et tapait du sabot contre le parquet de sa cuisine. Ils avaient pourtant passés deux jours à l'installer avec son rouquin ce foutu parquet. Cette image que venait de lui imposer Holden sembla l'image de trop. Il porta une main à sa bouche comme s'il s'apprêtait à vomir son âme. Le père de famille avait une imagination débordante et il n'avait clairement pas envie d'imaginer ce genre de choses. Il s'approcha de son rouquin et tenta de planter ces incisives dans sa main pour enfin le faire taire. Il se releva finalement dans un long étirement et leva les yeux au plafond. ## Cela dépend ce qu'il me ramène. Si, c'est un fumeur de joints, une racaille ou un rouquin, c'est dehors. ## ajouta t-il en décochant un clin d’œil revoler : Bang. Bang. I shoot you down à son meilleur ami. Cependant, même si notre palefrenier aux cheveux noir corbeaux tentait de plaisanter, la question de Dimitri était tout à fait légitime. Et, si Noah lui ramenait un garçon ? Et, s'il dormait dans sa chambre ? Et, si ? Elio sembla perdu dans ses pensées l'espace d'un instant. Il n'était clairement pas prêt ! Et, si Noah avait déjà rencontré quelqu'un ?

Ce petit nom rien qu'à lui.  Il était un taré et le revendiquait complètement. Il eu avait une phase métal et rock dans sa jeunesse. Il faut dire qu'avec sa chevelure c'était plutôt assez pratique. Cependant, il avait vite abandonné la guitare et les cheveux gras pour traîner avec son copain de tout jour. Il leva donc ces bras et gonfla ses biceps avec fierté. Elio aurait pu se vexer, mais s'il avait une chose qui n'était pas possible c'était bien cela, car Dimitri avait ce passe droit. ## Non. Tu es gêné petit chat ? ll faut pas. C'était il y a des lustres. Une botte de foins arrivait à m'exciter à l'époque. ## Montgomery n'essayait pas de se justifier et peut-être un tout petit peu. Pour lui, la faute revenait à l'adolescence et ces putains d'hormones qui explosaient de partout et pas uniquement sur son visage. ## Personne. A qui j'aurais raconté cela ? Tu étais la seule personne avec qui je traînais. ## Notre palefrenier ne comprenait pas trop la question de son ami. C'était plutôt intime ce qu'il venait de lui révéler, ll ne voyait donc pas s’épancher sur ce sujet avec son père ou son mère.

## AH. AH. AH. ## insista notre mal-entendant avec des signes lourds et un visage fermé à tout humour. ## C'est bon, c'était il y a quinze-ans. Toi, tu t'es jamis posé de questions ? Cela a toujours été les filles ? ## Elio ne cherchait pas à piéger son ami. Il se posait simplement la question. C'était quand même plus pratique de parler de ce genre de choses à leurs âges qu'à l'époque des premiers poils et duvet sur le visage. En parlant de visage, celui du grand brun se referma et il attrapa un couteau posé sur la table de la cuisine. Il menaça son ami, puis posa l'objet létal pour signer : ## Tu aurais touché à ma fille. Je t'aurais explosé les deux genoux. Pour mon fils, si le routier est passé, tu aurais toute la place pour y entrer après. ##  Quel père indigne il faisait, mais au moins sa connerie le fit sourire à nouveau. Tout ce qu'il venait d'évoquer lui donnait envie de vomir et le terrifiait au plus haut point, mais Montgomery avait toujours été ainsi. Il avait toujours préféré rire de l'horreur, de la connerie humaine et de ce qu'il ne comprenait pas.

C'est lui qui avait donné le bâton pour se faire battre. Maintenant, notre directeur voulait qu'une chose fuir les coups et disparaître. Cette discussion provoquait un sentiment étrange. Quelque chose le titilla, comme un caillou à l'intérieur de sa botte. C'était quoi ce sentiment ? De la jalousie ? ## Tant que vous mettez des capotes, moi je m'en fous. ## Ce qui était faux et notre cuisinier se montra tout de suite plus énervé et plus sur la défensive.
Une réaction qui ne dura pas très longtemps, car son rouquin savait lui parler. Il suffisait de faire des blagues potaches pour le faire redevenir lui-même. Il éclata de rire et ne se priva pas de d'abord donner un coup de hanches pour accompagner cette main qui avait attrapé son entre-jambe. Puis, le plus naturellement du monde, il tourna la tête vers cette bouche à quelques centimètres de sa joue. Le choc fut bref et l'impact humide. Elio déposa un smack sur les lèvres de son meilleur ami.
## Il faut pas me chercher, petit chat. Cela va faire trois mois que j'ai pas pu tirer ma crampe. Je pourrais même me taper ta gueule d’abruti. ## Il s'approcha ensuite de son ami qui s'était penché au-dessus de son assiette et  passa sa main dans ses cheveux juste pour le plaisir de le décoiffer. Bien sûr, derrière les rires, il avait d'autres drames. Trois mois, deux jours et 12 heures qu'il n'avait pas senti la main chaude de sa femme se poser sur sa personne. Trois mois qu'ils faisaient chambre à part.

Elio se posa sur un tabouret à l'autre bout de la table pour avoir le plaisir de fixer son meilleur ami engloutir son repas. Il ne put s'empêcher de sourire, car  il avait beau s'éloigner de ce regard, celui-ci retrouvait toujours sa route. Il aimait cet enchevêtrement de couleurs qui foisonnaient à travers les rayons du soleil qui venaient y déposer ses offrandes. ## Si, tu veux, on peut rester là ce soir et je te fais mon rôti aux épices et sa purée maison ? Noah est chez un pote. ## Le père de famille avait toujours aimé être derrière les fourneaux. Il avait glissé à l'oreille de son meilleur ami que s'ils devaient mettre la clef sous la porte, il se reconvertirait en ouvrant son propre restaurant.
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Dimitri Holden
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MessageSujet: Re: nobody has ever tried to understand this pony. ( elio)   Ven 30 Nov - 23:18

## Les bottes de foin t’excitent toujours. ## Dimitri essayait de se remémorer s’il n’avait ne serait-ce qu’une seule fois eu un doute. Ses parents en avaient-ils eu, eux ? Il ne pensait pas, ils étaient bien trop obnubilés à l’idée que le jeune Montgomery était l’étincelle dont leur fils n’avait surtout pas besoin. Ils l’avaient toujours accueilli sans problème, mais ils n’en avaient pas moins eu des conversations houleuses ponctués de « tu devrais le suivre un peu moins » et « tu peux te faire d’autres copains plus sérieux » ou encore « quand est-ce que vous arrêterez vos bêtises tous les deux ». Mais lui avait toujours raffolé de cette essence brute dont était fait Elio. Il laissait volontiers le raffinement aux autres. Toutefois il n’avait jamais tenté de faire rentrer leur relation dans une case, se contentant de savoir que le brun téméraire lui était essentiel, vital. Pour le reste, les filles ne lui avaient en aucun cas donné cette impression. Mais n’était-ce pas dans la nature des choses d’aimer plus celui qu’on considère comme son frère qu’une pimbêche à son bras ? ## Je ne suis pas gêné, je suis surpris, je ne pensais pas que ta grande bouche pouvait passer des choses sous silence. ## Etat-il vexé ? Non, juste troublé.

Il posa sa main sur l’avant-bras de son ami quelques secondes, satisfait de la réponse à laquelle il l‘avait amené. ## Si tu n’as rien dit, pas même à moi, pourquoi attends-tu de ton fils qu’il t’en parle ? Que ça soit des doutes, ou qu’il soit vraiment homo, c’est pas des choses qu’on jette le dimanche avant le gigot. ## Il ne s’expliquait pas pourquoi Elio n’avait rien partagé. S’il devait y en avoir un plus à l’aise que l’autre, c’était assurément lui. Dimitri aurait été bien plus secret. Il se sentait idiot de ne pas l’avoir senti, de ne pas avoir su aborder la question. Lorsqu’ils n’étaient que des enfants il adorait quitter son matelas pour se pelotonner contre sa seule source de courage même si cela le faisait mourir de chaud. Il avait finir par arrêter, parce qu’ils grandissaient.  Mais il avait conservé ce besoin d’avoir un aval, d’avoir une figure à suivre et Elio incarnait à la perfection ce dont il avait besoin, même aujourd’hui. Il n‘avait plus l’occasion de s’appuyer sur son ami, mais le simple fait de savoir qu’il pouvait le contentait amplement
Il haussa les épaules, démuni. ## Je sais pas. Les filles me draguaient, pas toi, j’ai pas réfléchi. Toi c’était normal de te coller. ## Réfléchir à comment savoir si on est amoureux lui donnait mal au crâne. Il perdait le fil, et même à trente ans passés il n’avait pas le moindre élément de réponse.
L’amusement se mélangea au dégoût, Elio avait le chic de pousser les choses tellement loin que Dimitri capitulait le premier. Il mit deux doigts pour faire semblant de se faire vomir. Il tenait à ses genoux et préférait oublier l’idée du routier et de Noah. L’avantage avec un ami pareil c’est qu’on peut rire de tout et surtout de n’importe quoi.

L’agacement d’Elio était comme la fumée que le vent rabat comme une alerte sur le feu de forêt qui va prendre. Dimitri préférait battre en retraite et laisser tomber un sujet devenu sensible, même s’il ne comprenait pas pourquoi il commençait à montrer les crocs. Ce n’était que de l’humour -limite, certes, mais de l’humour- et jamais il ne lui viendrait à l’idée de toucher à un gamin, de sexe masculin, et qui plus est son filleul.
Le contact était brutal mais pas inconnu. Ce n’était pas la première fois que leurs bouches se rencontraient, et Dimitri en était arrivé à un point où il acceptait ces excentricités sans hurler au scandale, à un tel point qu’il ne prit même pas la peine de s’essuyer la bouche d’un revers de main. Habituellement c’était synonyme d’une alcoolisation avancée. A quoi ressemblaient-il, l’un embrassant, l’autre une main fermement posée sur le service trois pièces ?

## Tu n’as qu’à dire oui à une de ces MILF. Elles attendent qu’une chose pour écarter les cuisses c’est que tu baisses ton pantalon. Tu serais peut-être moins une tête de con si tu tirais ton coup, ça me soulagerait tu vois. ## Il se laissa ébouriffer, c’était un privilège que seule une personne qui lui fournit le couvert pouvait obtenir, allant jusqu’à appuyer furtivement sa tête contre la paume de cette main qui cherchait les ennuis. ## Pourquoi tu restes fidèle à une bonne femme qui se tape un enculé de photographe ?## La fidélité n’était pas un concept très ancré en lui, et il s’expliquait d’autant moins celle de son ami face au naufrage qu’était son mariage. Il secoua la tête pour marquer sa désapprobation, désespérant de voir un jour le grand brun réellement heureux et non pas enfermé dans une relation absurde.

Il agita sa fourchette en direction de son meilleur ami avec enthousiasme. ## Moi tant que j’ai à boire, à manger, et ta sale gueule, je suis content.## Ca aurait pu paraître ironique mais ça ne l’était pas. Il aimait se laisser vivre dans cette cuisine pendant son grand brun préféré s’affairait d’un air concentré derrière les casseroles. Les odeurs de cuisson, les boucles qui oscillaient à chaque geste, et l’immensité du silence, cela constituait un de ces nombreux tableaux préférés où Elio prenait part. Dans une autre vie il avait dû être un chien de chasse qui dormait dans un coin de la cuisine. Il débarrassa son assiette lorsque l’omelette fut parfaitement engloutie. Il était à nouveau prêt à conquérir le monde. ## Il faut que tu m’aides à descendre des ballots de foin la Princesse au Bois Dormant. T’as un haras à faire tourner avant de jouer au chef étoilé. ##
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Elio Montgomery
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MessageSujet: Re: nobody has ever tried to understand this pony. ( elio)   Sam 1 Déc - 11:10

## Que veux tu. L'odeur du foin frais aux premières jours cela me donnera toujours une demi-gaule. ## Elio plaisantait bien-sûr. Il était un amoureux de cette nature. Il n'aurait pu travailler en ville dans un bureau. Il aimait pouvoir ouvrir sa fenêtre et voir la végétation changée aux fils des saisons. Il aimait particulièrement l'automne, mais si c'était beaucoup de travail dans le haras. Cette saison avait une odeur particulière pour l'homme mal-entendant qu'il était, ses autres sens s'étaient développés à un niveau supérieur. Ces parfums le faisaient frémir et hérissaient ses poils. Notre palefrenier arrêta de signer et posa ses deux mains de chaque côté de ses hanches. Il essayait de lire à travers Dimitri. Il avait développé comme toute personne sourde la faculté de décrypter les signes : il pouvait sentir les malaises, les hésitations et aussi les mensonges. Il n'était pas non plus infaillible. Loin de lui d'être un détecteur de mensonges ambulants. Elio sentit donc le trouble chez son meilleur ami et se pinça les lèvres.  Notre grand brun décida de jouer cartes sur table et leva ses mains. ## J'étais un gamin et tu étais mon seul ami. La seule chose que je ne voulais pas, c'est te perdre. Cela aurait forcément changer les choses entre nous, non ? Regarde, maintenant ? On est des adultes. Je pensais que tu pourrais encaisser cette vérité et tu es tout troublé. Ne mens pas. Je le vois. ##

Elio chassa cette main de son meilleur ami. Il savait qu'il avait raison et cela l'énervait au plus haut point. Notre mule roula des épaules et agita sa crinière pour signifier son mécontentement. ## Oui. Oui. Ok. C'est bon. J'ai compris. ##  Pourtant, Elio n'avait pas l'impression d'avoir eu avec son fils la même connexion qu'avec son propre père. Son père était quelqu'un de bien, mais ils avaient toujours eu cette distance lié à la pudeur de ne pas exprimer ses émotions entre hommes. Elio n'avait pas voulu reproduire cela avec Noah. Quand il n'était qu'un bébé, il aimait prendre ses bains avec lui. En grandissant, il ne loupait jamais un moment de libre pour lui courir après et le couvrir de chatouilles et de bisous dans le cou. Il adorait ces moments à manger de la glace en douce derrière le dos de Theresa. Ces après-midi d'été où faire la sieste était la seule solution pour survivre. Noah qui s'endormait sur son torse et qu'il caressait ses cheveux en se promettant de toujours être là pour ce petit bout de lui-même que l'univers lui avait offert.
## Les filles voulaient pas traîner avec un monstre comme moi. ##  Elio en souffrait toujours et il ne pardonnait pas facilement à ces personnes de leurs passés communs. Ils voyaient toujours ces filles devenus femmes en fille. Elles étaient devenus mères pour beaucoup d'entre elles. Ils croisaient leurs regards et à chaque fois elles détournaient les yeux. Le grand brun savait qu'il était le sujet de toutes les railleries à l'époque du lycée. Les enfants étaient cruels et il était la cible si facile. Maintenant, il pensait pas que c'était pour cela qu'il avait commencé à regarder Dimitri autrement à cette époque. C'était autre chose, quelque chose de plus profond. Comme ce moment rien qu'à eux où ils pouvaient rire ensemble. Elio suivit son ami et mit deux doigts sa bouche pour mimer ce moment de vomis communicatif.

## Les femmes mariés désolé je fais pas. ## Elio avait tellement de défauts que la liste était trop longue pour être énoncée. Cependant, il croyait aux vœux qu'il avait prononcé devant ce dieu qui n'avait jamais rien fait pour lui. Il ne croyait pas en l'enfer ou même au paradis. La parole d'un homme était tout ce qui l'empêche d'être un animal. lui répétait son père. Il se savait idiot et qu'il aurait pu tromper Theresa depuis des années, mais il avait ces valeurs et c'était pour lui plus important que son propre désir. ## Je peux pas. C'est tout. Il faut que je ressente quelque chose avant. ## Même si ce n'était pas vraiment ce qu'il voulait signer. Il ferma ses poings pour les ouvrir à nouveau et reprendre : ## Ou en tout cas, je peux pas sortir ma queue et remplir le premier trou qui passe. ## Il savait que cette situation le rendait irritable et cela aurait été plus facile de suivre les conseils de son rouquin préféré. Il l'avait pas signé, mais Elio commença à réfléchir aux mots lancés dans sa direction. Peut-être devait-il se sortir les doigts du cul ? se lança t-il à lui-même.

## J'ai du bon vin en plus de la cuvée des Millers. Cela se boit comme du petit lait. En parlant d'eux, la femme Millers m'a dit de te passer le bonjour. ## Elio n'était plus un enfant et savait pertinemment ce que cela voulait dire. Le grand brun attrapa le torchon à côté de lui et alla fouetter les fesses de son meilleur ami. ## Tu ferras gaffe quand même. Le mari Millers à pas l'air commode. Tu as vu la taille de ces poings ? ## Elio laissa son invité terminer son assiette et lui retira pour continuer cette journée. Il déposa l’assiette dans l'évier. Il ferait la vaisselle plus-tard ils avaient du boulot. Elio attrapa son manteau. Les journées ne se réchauffaient pas. Il remonta le col de son manteau et invita Dimitri à la suivre. Il marcha jusqu'au enclos et attrapa une première fourche. Il la lança vers son rouquin et attrapa une deuxième en renfort.

Elio avait l'habitude de vivre dans le silence. Il n'avait pas besoin de piailler pour occuper les longs silences où ils travaillaient tous les deux. Ils mirent une bonne heure pour descendre tous les ballots de foin. Le col du tee-shirt de notre brun aux cheveux bouclés était trempé de sueur. Notre palefrenier redoublait d'effort. Il avait une matinée à se faire pardonner. Il planta sa fourche toujours avec plus d'entrain. Il sentait les premières cloques se former sous ses paumes. Ce qui ne l'inquiétait en rien, car c'était le lot des personnes qui aiment travailler la terre.

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Dimitri Holden
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MessageSujet: Re: nobody has ever tried to understand this pony. ( elio)   Dim 2 Déc - 0:55

Spoiler:
 

Dimitri se renfrogna malgré lui, il avait toujours été agacé par ce côté mentaliste que pouvait avoir Elio. Il détestait être ce livre ouvert qu'il pouvait feuilleter sans le moindre effort apparent. Pis encore, il se sentait toujours acculé entre la peste et le choléra : avouer une vérité qui le dérangeait ou s'entêter et mentir sciemment à son ami ne serait pas dupe. S'il décidait de l'envoyer promener cela équivaudrait à un aveu. Et de toute évidence lui dire poliment mêle toi de ton cul serait inapproprié. Il renâcla, et tordit sa bouche comme un enfant qui hésite à cracher le morceau. ## Je suppose que tu as raison, j'aurais pas compris. Je me sens idiot de ne pas m'être posé la question. Je pensais naïvement tout savoir. ## Il soupira exagérément en gonflant les joues et opta pour l'humour parce que c'était un des meilleurs leviers qu'il connaisse. ## Ca me perturbe, si ça se trouve je suis passé à côté d'une expérience de fou si je t'avais laissé me tripoter. ## Il passa avec provocation sa langue sur sa lèvre supérieure comme si Elio lui faisait trop d'effet et se mit à rire, jugeant qu'il n'avait rien à ajouter à ce sujet.

## Ca n'était que des poufs. Et ça n'a pas beaucoup évolué. ## Peu valaient vraiment la peine, peine que Dimitri n'était pas prêt à se donner. Il se contentait de consommer, de provoquer celles qui lui résistaient et cela s'arrêtait là. Peut-être était-il noyé dans un trop-plein de simplicité mais il n'avait jamais compris cette répulsion que nourrissait une partie des habitants de cette ville pour la surdité de son ami. Lui, il avait toujours adoré ce trait unique, parce qu'il idolâtrait leur secret et se laissait impressionner par la capacité qu'avait le garçon à s'adapter et à lire sur les lèvres ou les visages. Il n'avait pas vu ne serait-ce que l'ombre d'un monstre dans cet amas de boucles sauvage. La seule monstruosité dont il était capable c'était son langage si rustre qui faisait alternativement rire aux éclats et grogner Dimitri. Pour le reste, ça le dépassait. ## Imagine si elles avaient appris à signer. Là elles auraient eu des bonnes raisons d'être horrifiées. ## Il aurait aimé être d'un meilleur soutien, mais il ne pouvait pas lutter contre une brèche pareille. Tout ce qu'il parvenait à faire c'était de toujours répondre présent et ne pas laisser son meilleur ami se faire happer par des idées trop noires.

##Tu as tort, c'est encore comme ça que c'est le mieux. Tu sais qu'elles ne quitteront jamais leur mari, tout ce qu'elles veulent c'est de la distraction, et la distraction c'est facile à offrir. Mais c'est bien, t'es un mec bien.## Et il le croyait. Lui il n'avait jamais cru au mariage, pas même celui de son meilleur ami, et n'avait aucun respect pour ces voeux sacrés, qu'ils soient présentés à un dieu ou simplement à un élu local. Il n'y voyait que son propre intérêt : aucun risque d'être poursuivi pour une femme trop amourachée qui attendrait de lui des attentions, des cadeaux et le partage des tâches ménagères.  Il inclina la tête comme un chiot intrigué et acquiesça avec un demi-sourire. ## Tu es presque un sentimental.## Il aimait le chatouiller, le voir réagir sans jamais parvenir à prévoir précisément dans quelle direction le coup allait partir. Il trouvait admirable cette retenue, ce besoin d'éprouver quelque chose. Lui ne s'attardait pas sur ce genre de détail mais seulement était-il plus heureux ? Il n'en était pas persuadé, sinon pourquoi aurait-il besoin de courir d'histoire en histoire sans aucun sentiment de plénitude ?

La perspective d'une bonne bouteille accompagnée d'un repas assurément de qualité était synonyme d'une excellente soirée. Ses dents se dévoilèrent en un sourire satisfait à l'évocation de la femme Millers. Il ne se cachait pas avec Elio et n'avait aucun scrupule à corroborer la version d'un énième adultère. Il se laissa fouetter jugeant que c'était peu cher payé pour des actes aussi condamnables.  ## Trop occupé à sauter sa femme pour regarder la taille de ses mains. ## Son ami avait raison et il savait qu'un jour il se ferait pincer et le regretterait amèrement. Elio ne pourrait rien pour lui, il se contentera alors de traîner sa carcasse ankylosée jusque ici pour panser ses plaies en terre alliée. L'avantage avec un ami sourd qui utilise peu ses cordes vocales c'est que si l'on ferme les yeux on a de plus grandes chances de passer à côté des remontrances et des je t'avais prévenu c'est bien fait pour toi . Il coula le regard le plus innocent qu'il pu à son ami puis haussa les épaules. ## C'est un des risques, au pire de nos jours on remet très bien en place les nez cassés. ##

Dimitri avait toujours aimé savourer le silence que lui offrait son ami. Il laissait courir ses pensées dans tous les sens, se rassurant simplement de cette présence qui lui suffisait amplement. Un coup d'oeil, un coup de menton dans une direction, ils se comprenaient sans besoin de faire intervenir une main qui signe. C'était un monde qu'il avait appris à apprivoiser aux côtés de son ami. Lorsqu'il vinrent à bout du foin il était trempé du sueur et la poussière du foin lui chatouillait les bronches, mais surtout il avait ce plaisir du devoir accompli qui lui réchauffait l'estomac. L'absence d'Elio au petit matin était oubliée depuis longtemps - la contrariété s'était évanouie au premier sourire du brun sauvage pour ne jamais refaire surface. il eut dans l'idée de lui faire remarquer en voyant avec quel acharnement il travaillait mais c'était plaisant, cette image de l'homme qui travaille jusqu'à fatigue pour ce qu'il aime.  
Il s’accorda une pause après plusieurs heures d’acharnement et retourna chez Elio chercher deux bières qu’il ramena. Il en tendit une à son ami et se laissa tomber sur une botte de foin après avoir heurté sa bouteille à celle du grand brun. Il but une gorgée de la boisson légèrement amère en toisant son acolyte. Il planta sa bouteille dans la paille pour signer : ## Tu sais que tu pourrais prendre des vacances avec Noah. L’emmener quelques jours ailleurs pour respirer autre chose que les bourrins. Je m’installe chez toi pour m’occuper des bêtes et ne t’en fais pas, aucune fille dans ton lit. ##
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Elio Montgomery
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MessageSujet: Re: nobody has ever tried to understand this pony. ( elio)   Dim 2 Déc - 20:53

Elio leva les yeux aux plafonds en voyant ce coup de langue. Il n'avait pas besoin de signer son évidence : Son meilleur ami était un idiot. Cependant, c'était son idiot à lui. Il ne l'aurait échangé contre rien au monde. Il s'approcha tout en sautillant comme l'ours endimanché que le grand brun pouvait être. Il prit Dimitri dans ses bras de force. Elio avait beau râler et se montrer pas des plus avenant. Il était comme ces grosses bêtes à poils qui n'était qu'amour quand on s'avait voir sous les crocs acérés et la bave qui s'écoule le long de leurs mâchoires. Notre ours souleva Dimitri du sol et l'agita à droite et à gauche comme une bouteille de soda. Il le relâcha enfin et tapa avec sa paume contre les fesses de son ami avant de signer : ## Il faut pas te sentir idiot. Ne te sens jamais idiot avec moi. Et, pour le reste cela peut encore s'arranger si tu veux. ## Elio décocha un levé de sourcil tout en agitant son corps de façon faussement sexy. Il se tourna et commença à agiter ses fesses comme dans ses clips de rap où les filles twerkaient en maillot de bain autour d'une piscine. En tout cas, il essaya, car c'était plus à mourir de rire que vraiment sexy.

Elio ne voulait pas être un mec bien. Il leva son majeur en signe de désaccord à cette remarque. C'était un concept qui le dépassait : est-ce qu'il un bon père de famille ? Un bon mari ? Un bon père pour Noah ? Un bon petit américain qui tentait de garder sa petite entreprise hors de l'eau ? Il se trouvait  juste la personne la plus débile de cet univers.  Qu'est ce qu'il avait gagné à être un mec bien ? Rien du tout. Il n'avait jamais été accepté par les autres figures masculines de la ville. On lui disait qu'il n'avait que Dimitri qui pouvait le supporter, mais quel autre père de famille l'avait invité à boire un verre ? Qui passait le soir pour discuter avec lui ? Il n'avait jamais voulu être marginal, mais il l'était pourtant bien malgré lui. ## Je ne sais pas ce que je suis. ## Elio leva les épaules. Est-ce qu'il était sentimental ? Peut-être. Tout ce qu'il voulait pas c'était maintenant s'encombrer : sortir avec une femme, la séduire et toutes les phases d'une relation. Se remettre en couple c'était la dernière chose qu'il voulait. ## C'est pour cela, je te dis, je vais tester les mecs. Ils sont peut-être moins casse-couilles. ## Elio signa ces paroles plus par désespoir et provocation, que plutôt pour révéler une véritable inclination envers la gente masculine. C'était plus une plaisanterie récurrente pour rebondir sur sa révélation d'adolescent.

Elio accepta cette bière de bon cœur et se posa contre le box de Caramel . Un vieux Shetland que Elio avait sauvé de l'abattoir. Plus aucun enfant ne pouvait monter la pauvre bête, mais elle était devenue la mascotte du haras. Elio aimait beaucoup le poney et pouvait passer des heures à lui parler mentalement yeux dans les yeux. Il attendit que son rouquin préféré termine de signer pour tourner la tête et caresser Caramel. Il but une gorgée de sa bière et posa la bouteille sur la porte du box pour avoir les mains de libre. ## Fais pas de promesses que tu ne tiendras pas. Tu peux sauter ton harem dans mon lit. Je m'en tape. Ado. Je faisais bien mes pollutions nocturnes dans ton lit. ##

Elio savait que cette révélation allait encore faire des histoires. (quel drama queen notre dimitri) Notre grand brun anticipa et profita que son meilleur ami tire sur sa bière pour appuyer sur le fond de la bouteille avec sa main forçant ainsi son collègue à prendre une très longue gorgée. Il pensait que l'alcool ainsi ingérée pourrait détendre son coincé préféré. ## Je crois qu'une fois je me suis même essuyé sur un tes maillots de foot une fois. Il faut dire qu'il était au sol et dans la nuit c'était la première chose qui est venue, mais promis je cherchais des affaires à moi. ## Cette révélation provoqua un fou-rire à notre ours mal léché. Il imaginait déjà l'air dégoutté de son meilleur ami et qu'il allait le sermonner jusqu'à lui en faire mal aux yeux à force de signer. Que pouvait faire Montgomery ? Ce n'était même pas sa faute. Il a toujours été très productif de ce côté là. Il était pas doué en math, mais qu'est ce qu'il était doué pour....
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Dimitri Holden
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MessageSujet: Re: nobody has ever tried to understand this pony. ( elio)   Dim 2 Déc - 23:04

Dimitri protesta en se sentant soulevé comme un sac de sable, oubliant avec une facilité déconcertante le sujet qui l’avait dérangé grâce aux pitreries de son ami Il en allait souvent ainsi : la brute avait bon cœur et un humour bien à lui qui fonctionnait à merveille sur le rouquin. Le grognement contestataire mua en rire à force d’être brassé, rire qui augmenta en intensité à force Elio se trémousser comme une bimbo ivre. Il aimait voir qu’il n’avait aucune limite et que sa gueule de bois ne l’empêchait pas de s’agiter comme un possédé. ## Tu ne choperas personne avec ce genre de danse. ## Il fit mine de se cacher les yeux pour se soustraire à ce spectacle vivant qu’était son meilleur ami mais l’humeur était au beau fixe.

## Je vais te dire qui tu es moi. Un sacré tire-au-flanc qui ferait mieux de se secouer. Tu as perdu assez de temps dans ta petite vie ennuyeuse. Tu mérites mieux. ## Il ne cherchait pas à être désagréable – ou tout du moins, juste assez pour forcer son ami à réagir, à ne pas se morfondre sur un départ qui était perçu comme un don du ciel par son associé. Theresa n’était pas forcément une mauvaise personne, il n’avait jamais fait le moindre effort pour savoir réellement qui elle était. Dès les premières heures de leur relation il l’avait rangé dans la case opportuniste pour ne jamais l’en ressortir. Il s’était limité à des banalités, approchant d’un débit de parole d’un sourd-muet à son attention.  Peut-être était-elle très bien, mais pas à son goût. Il l’avait toujours jugé négativement, arbitrant qu’elle n’était pas à la hauteur pour un garçon de la valeur d’Elio. Pour preuve, elle voyait avant tout un handicap avant de voir l’homme. Lorsqu’il avait compris ce détail de leur couple il n’avait fait qu’attendre la fin de leur relation non sans impatience. Elle était un pansement que Dimitri rêvait d’enlever. Mieux valait tirer un coup sec dessus quitte à faire mal plutôt que continuer avec cette chose disgracieuse et déplaisante . ## Tu deviendrais fou. Imagine-toi en couple avec moi, tu vas comprendre ta douleur. A commencer par ton cul. ## Il garda tout l’aplomb dont il était capable pour avoir l’air sérieux avant de se fendre d’un sourire narquois. ## Ce n’est pas une histoire de sexe d’être casse-couille, c’est humain. Prends-toi plutôt une bonne vieille jument tu ne seras pas déçu. ## Il n’aimait pas ce désespoir qui poussait Elio à des conclusions aussi absurdes. ## Si tu veux je choisis une fille, je séduis, et toi tu te la tapes. Elles sont toutes folles de tes grands airs sauvages et mystérieux. Et moi ce qui me plait le plus c’est encore de chasser.## Il était prêt à traîner le grand brun dans les pires plans pour le dérider et lui faire oublier l’échec d’un mariage.

Il aurait pu s’offusquer de ne pas être cru mais cela l’amusait. Quoi qu’en dise le père de famille, Dimitri se voyait difficilement ramener une fille dans ses draps. Aucun respect pour le mariage mais pour son ami oui. Il avala une grande lampée de bière de travers, autant à cause de l’aveu que de la poussée et en recracha une partie sur Elio. ## Tu es un porc, tu rêvais de qui au juste ? Je respecte ton pieu moi. Et imagine après elles veulent revenir et tombent sur ta sale gueule de con. Je préfère aller chez elles, j’ai de draps à laver. ## Il s’essuya la bouche du revers de la main et rugit en comprenant ce que signait son ami. C’était la journée des révélations sur leur adolescence. En comparaison Dimitri passait pour l’enfant sage et un peu cloche qui s’était fait avoir plusieurs fois. Il bouscula le sourd en lui jetant un regard désapprobateur avant de rire en pensant aux conséquences qu’avait pu avoir ce geste malheureux. ## J’ose même pas imaginer ce que s’est dit ma mère en ramassant mon linge. Je vais finir par croire que tu aimais juste te branler dans mon lit pendant que je te bavais dessus en dormant. T’as toujours beaucoup trop pensé avec ta queue. Elles ont bon dos tes éjaculations nocturnes, tu étais juste un obsédé. ##
Il en riait jaune mais il ne pouvait pas jeter la pierre à Elio. Il avait peut-être une pudeur plus développée que lui mais il n’en avait pas moins mouillé ses draps en pensant aux sœurs du garçon. C’était un des avantages à dormir chez lui. ## J’aurais du coucher avec tes sœurs pour compenser, j’ai été trop sage. ## Est-ce que ça serait passé à l’époque ?  Ou se seraient-ils battus ? Dimitri se serait retrouvé sur le dos gorge offerte à son loup alpha, ne faisant pas le poids face à la brutalité que pouvait abreuver son ami bouclé. ## Tu as autre chose à m’avouer ? ## Il lui fit un clin d’œil complice, sachant qu’il avait prescription pour maintenant. Il termina sa bière pour ne pas en cacher à nouveau en crachant à la face de son compère de toujours.
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Elio Montgomery
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MessageSujet: Re: nobody has ever tried to understand this pony. ( elio)   Lun 3 Déc - 14:48

Elio lui offrit ce visage légèrement agacé et renfrogné. Il savait que son meilleur ami n'essayait pas d'être désagréable avec lui. Il savait aussi qu'il avait complètement raison. Sa vie sentimentale ne se terminait avec Theresa. Il avait surement une autre femme quelque part qui pourrait enfin l'accepter comme il était. C'est que notre grand brun ténébreux aimait se morfondre et il n'avait que Holden qui arrivait à le sortir de sa zone de confort. Il leva finalement la tête et il savait déjà ce qu'il avait à faire. Il était temps de ne plus écumer les bars pour vider les bouteilles. Peut-être pouvait-il aider pour les fêtes de noël ? Peut-être qu'une mère célibataire arrivait à dompter le canasson braqué qu'il pouvait être ? Il commença à faire une moue résolue et prêt à mettre sous le sapin de son rouquin ces simples mots : Tu as raison.  

Cependant, sa remarque sur son cul le fit ouvrir ses grands yeux et agiter sa crinière de façon hostile. Il décocha ses deux majeurs avant de se mettre à signer : ## Mais, jamais je me mettrais en couple avec toi. Entre ta libido et mon côté obsédé, on passerait notre temps à baiser et ce petit coin de paradis mettrait la clef sous la porte. ## C'est que Elio tenait à cet endroit. C'était son seul refuge. Son seul moyen de communiquer, car il n'avait jamais eu autant d'échanges qu'avec ces créatures majestueuses que sont les chevaux. ## Ok. Ok. Tu m'as convaincu. Il y a Amanda qui m'a toujours invitée à manger chez elle. Je l’appellerais tout à l'heure pour qu'on s'organise cela. Du coup, si elle me propose ce soir, j'annule pour nous deux. ## Amanda était une  vétérinaire qui avait perdue son mari en début d'année. Un cancer du colon. Elio aimait toujours plaisanter avec la jeune femme quand elle venait inspecter une bête au Haras. Le courant passait bien et son meilleur ami avait raison. Il devait se remettre en piste. ## Ton histoire cela va finir en plan à trois et désolé, moi je fais pas la tranche de jambon, mec. ## Elio ne remettait pas en cause les talents de son meilleur ami. Il savait qu'il était un chasseur émérite. Peut-être qu'il accepterait si Amanda ne donnait pas suite. Le palefrenier ne se ferma pas la porte de sortir avec son chasseur préféré à ses côtés.  

Elio s'essuya aussitôt de cette bière qui fut projeter sur lui. Il s'en amusa, car la tête de son meilleur ami était juste parfaite comme prix de consolation. Il s’épongea comme il put, mais il allait avoir droit à une nouvelle douche. Il attrapa un chiffon qui traînait et s'essuya le visage. ## Je t'encule. ## signa t'il sans violence, mais en accentuant le geste avec malice. ## En tout cas, je rêvais pas de ta gueule. Et, c'est naturel alors tu te calmes. Et, pour tes juments, je tiendrais pas ton rythme, elles verront tout de suite la différence. ## Tout cela amusait terriblement notre grand brun aux cheveux bouclés. Il agita sa crinière avec satisfaction. Il aurait du faire ses révélations il y a longtemps de cela. Il avait gardé ces informations plus par politesse que par pudeur, car c'était la dernière chose qui aurait pu le faire s'étouffer.
Elio bouscula en retour Dimitri, mais toujours dans la bonne humeur alors qu'il empestait à présent la bière. ## Stop. Je me suis jamais branlé dans ton lit. Je me serais jamais permis. Attends, ça c'est dégueu. Je te respectais trop pour cela. Attends, c'est toi qui me dit cela ? C'est l’hôpital qui se fout de la charité. Tu me rappelles comment de tes juments t'a sauté depuis le début du mois ?  ## Elio agita ses sourcils pour défier son rouquin qui était pour lui tout aussi obsédé que lui. Montgomery était peut-être complètement décomplexé par rapport au sexe, mais il vivait une vie de moine actuellement. Ce qui n'était pas le cas de notre étalon sauvage nommé Holden.
## Tu peux encore. Lisbeth, t'adore et elle vient de divorcer et elle adore les gros engins. ## Un point qui avait toujours énervé notre mal-entendant. (pas le divorce) Avec ces sœurs, c'était l'amour vache. Ils s'aimaient autant qu'ils se détestaient. Les repas de famille se terminait en pugilat au grand dam de leurs parents qui hésitaient à organiser ses grands repas. Cependant, Elio avait toujours pu compter sur ses sœurs. Lisbeth avait prêtée beaucoup d'argent aux deux garçons pour réaliser leurs rêves. Elle avait même hypothéquée sa maison. Et, malgré cela, Dimitri avait toujours été, aux yeux de ses sœurs, le garçon : parfait, adorable et si mignon. Elio avait toujours été jaloux de cette attention. Il avait laissé faire, mais avait toujours rodé comme un félin prêt à donner un coup de pattes pour montrer son ressentiment.
## Tu veux vraiment savoir ? ## Elio montra son plus beau sourire de loup affamé à l'idée de continuer ce jeux des révélations. Cependant, il connaissait son meilleur ami, il fallait peut-être en rester là pour aujourd'hui ? Cela faisait beaucoup d'information à gérer. Il ne voulait pas entacher leurs amitiés, car ils avaient beau rire, Elio ne pouvait savoir quelle information pourrait créer une vraie fissure dans le mur qu'ils avaient mis plus de quinze-ans à construire.
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Dimitri Holden
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MessageSujet: Re: nobody has ever tried to understand this pony. ( elio)   Lun 3 Déc - 21:58

Voir ces deux majeurs si élégamment offerts dessina un sourire moqueur sur les lèvres de Dimitri. C’était donc tout ce qui venait à l’esprit d’Elio à l’idée d’être en couple avec son meilleur ami. ## Au moins tu serais peut-être de bonne humeur si tu tirais ton coup plus régulièrement. ## C’était une pique facile. Il n’était pas persuadé que l’humeur de cet ours mal léché se résume simplement à ses besoins non respectés. Il croyait même que dans le fond il aimait être revêche et désagréable, comme une façon habile de se protéger après toutes les mauvaises réflexions qu’il avait pu essuyer étant jeune. Son sourire s’envola en lisant Amanda et annuler. Il n’avait pas la crinière du poney fringuant mais cela ne l’empêcha pas de secouer la tête, le visage opiniâtrement fermé. ## Je t’en prie, j’adore te servir de bouche trou.## Il n’avait rien contre elle personnellement, si ce n’est qu’il n’avait aucune envie de céder sa soirée avec Elio, et qu’elle avait toutes les raisons du monde d’être disponible faute d’avoir un mari encore vivant. Il s’en sentait vexé mais ne pouvait pas faire machine arrière : il se retrouvait écarteler entre ses envies personnelles et le bien-être de son ami qui, il essayait de le convaincre depuis tout à l’heure, résidait dans une nouvelle rencontre. Ce goût amer qui lui laissait la langue pâteuse, était-ce de la jalousie ? Il en grogna, d’autant plus fâché.
Il aurait pu s’en réjouir, féliciter le gérant du haras pour sa prise de décision, et se trouver autre chose pour sa soirée. Il n’avait pas à déplacer des montagnes pour trouver une fille en mal d’amour, ou tout simplement rentrer partager un repas avec Elisabeth. Mais il était incapable de se sortir de sa mauvaise humeur. Ca n’avait rien d’inédit, depuis toujours, dès lors qu’il perdait son sourire il était impuissant, condamné à ruminer jusqu’à ce quelqu’un le chatouille à quelques points sensibles pour le faire rire à nouveau. On pouvait lui vendre toutes les leçons de lâcher-prise imaginables, rien n’y faisait. ## Préviens-moi si je dois me taper une autre matinée seule pour cause de grasse matinée avec la vétérinaire.## En vrai il préférait ignorer tout, et se retrouver noyer mais il ne pouvait pas se retenir de provoquer Elio, prenant le risque de le prendre à rebrousse-poil.

Dimitri haussa les épaules, il acceptait volontiers ce genre de signes vulgaires. Il avait commencé la langue de signe par là et cela restait ce qu’il préférait par-dessus tout. Lorsqu’il avait dit à sa mère qu’il apprenait des gros mots en langue des signes elle avait affiché à la fois un air dépité et désespérée, comme si elle se demandait s’il avait des chances de bien tourner ou s’il était prédestiné à s’exprimer n’importe comment et être un rustre malpoli. ## Tu plaisantes, je me les fais pas toutes dans la même soirée, je me respecte.## Il noircissait le trait avec amusement. Le respect. L’avait-il seulement pour ces femmes ? En partie. Il n’avait jamais forcé la main à l’une d’elles, ni même été vulgaire ou brutal, mais il les voyait comme des histoires sans grands intérêts, et non plus comme des individus à part entière. ## Je ne sais pas je n’ai pas mon petit carnet où je note chacun de mes coups.## Il mima un baiser, dans le fond Elio tapait bien et fort. Il savait qu’il finirait par fauter de façon importante. Il ne faisait pas assez attention, il n’avait aucun recul, mais enchaîner autant de liaisons, était-ce maladif ? L’avertissement d’Elio sur Miller résonnait encore dans son esprit. ## Balle au centre, si tu t’en fichais des liens du mariage tu aurais mon rythme, ne me fais pas passer pour un inhumain.##
Il se rapprocha d’Elio et posa une main sur son cœur. Il porta son autre main à son front, faisant semblant de faire un malaise. ## Oh Elio, quel homme vous êtes. Vous me respectez.## Il rit et flatta l’endroit où sa main était posé, comme il aurait pu flatter l’encolure de Caramel. Il ne se voyait pas toucher à la sœur d’Elio. Quelque chose le dérangeait aujourd’hui à cette idée, sans qu’il parvienne à mettre le doigt sur l’origine du problème. Il secoua mollement la tête de droite à gauche en grimaçant. ## Je ne veux rien savoir de ses préférences. Il existe suffisamment de femmes sur cette terre sans que j’ai besoin d’aller m’intéresser à Liz. Elle mérite un mec stable avec qui se remarier si c’est son truc le mariage, les gosses et le golden retriever.## Il aurait la sensation de tromper son meilleur ami en s’intéressant à un membre de sa famille, même si c’était une idée absurde.
Il se laissa retomber sur sa botte de paille et joua distraitement avec sa bouteille vide en pesant le pour et le contre. Voulait-il vraiment savoir ? Il releva le nez pour loger son regard dans celui de son meilleur ami, et préféra voir le verre à moitié plein. ## Dis-moi. Je pense que je peux tout entendre ? Ecoute si tu t’es tapé ma mère c’est pas grave, je m’en fiche. ## Il sourit, pour réengager l’humour. Il pouvait être chiffonné parfois, voir même vexé. Il était capable de partir brutalement pour aller écumer sa colère ailleurs, mais il considérait que rien ne pouvait réellement esquinter leur relation. ## C’est pour toi que Caroline m’a quitté au collège, c’est ça ton grand secret ? Il y a prescription, et ses smacks étaient beaucoup trop baveux pour moi.##


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MessageSujet: Re: nobody has ever tried to understand this pony. ( elio)   Lun 3 Déc - 23:28

Elio tapa de ses sabots contre le parquet et fit claquer sa main sur la porte de l'enclos. Il s'approcha de son ami et défit la boucle de sa ceinture tout en le quittant pas des yeux. Il tira sur sa ceinture pour la faire coulisser de quelques crans et se mit à signer dans le même temps. ## Ok, montre moi ta magie grand sorcier blanc. Allez, que de la gueule. Vas-y on le fait ici et maintenant? ## Son meilleur ami lançait des piques faciles, mais Elio était assez fou pour le pousser dans ses retranchements pour voir jusqu'à où Dimitri était prêt à aller. C'était amusant pour le grand brun et c'était le moment de leurs pauses. Elio avait ce besoin de débrancher son cerveau et d'avoir le QI d'une rouleau de paille. Donc, quand son collègue lui signa qu'il était ravi d'être un bouche trou. Ce n'était pour Montgomery plut une perche mais une forêt entière qu'il lui offrait au creux de la main. ## J'adore cette expression. Bouche et trou. ## il signa les deux orifices avec une satisfaction malsaine puis ajouta. ## En tout cas, moi je m'en fiche. C'est toi qui choisit où tu préfères. ## Il débouta son jean et le fit tomber sur ses genoux, montrant aux yeux du monde un caleçon long noir tout à fait basique et réglementaire. Ce qui le fit rire, car dès que le palefrenier pouvait parler de sexe il était en joie. Peut-être, ainsi il ne verrait plus son ami grogner ? Il avait beau aimer le torturer, cela le touchait toujours quand il s'agissait des sentiments de Holden. Cela l'avait toujours été depuis leurs plus jeunes âges. Il signa donc sa rémission voulant à nouveau voir un sourire sur le visage de son rouquin. ## Fais pas la gueule. On avait dit soirée entre mecs ce soir. Cela sera soirée entre mecs. Je l’appellerais demain ## Cela ne pressait en rien, cela faisait six mois que la vétérinaire lui faisait des appels du pieds.

Il avança comme un pingouin, offrant une moue d'enfant tout en tendant ses bras vers son ami pour qu'il accepte ce renouvellement d'invitation. Il était beau notre handicapé avec le pantalon sur les chevilles qui avançait vers Dimitri, la boucle de sa ceinture claquant contre ses bottes à chaque nouveau pas en avant. Elio n'aimait pas voir son meilleur ami dans cet état. Il aurait pu se jeter dans la fosse à purin pour le faire tout simplement rire. Notre grand brun aux cheveux bouclés savait que c'était vital pour son bien-être. ## Allez, nous battons plus et viens toucher ma bite plutôt. ## C'était important d'avoir toujours son meilleur ami de son côté. Il ne pouvait vivre sans lui et cela en était terrorisant. Il avait besoin de voir ses sourires chaque matins, sentir l'odeur du bon café qu'il lui préparait ou tout simplement l'odeur corporelle de Dimitri.


Elio repoussa ce baiser en agitant sa main agile. Ce que son ami lui signait le faisait beaucoup de rire. Il ne l'avait jamais imaginé en bête de sexe à enchaîner les conquêtes d'un soir dans des orgies digne des meilleurs scénarios de Stanley Kubrick. Il le pensait tout naturellement qu'il était lui. Il n'aimait point mettre des gens dans des cases, ce qu'on avait fait pendant trop longtemps pour lui. Dimitri était complexe, comme lui pouvait l'être. Il l'acceptait autant avec ces défauts que ses qualités. Il aurait pu être un homme fidèle et dévoué à son foyer, il l'aurait aimé tout autant.  ## Tu sais, je suis pas ces connards de maris coccus qui parlent de toi en ville.Je te jurerais jamais. ## C'était une promesse. Pour Elio, si ces maris tenaient tellement à leurs femmes ils sauraient les garder dans leurs lits conjugales. Il savait que son rouquin ne forçait aucune femme à jeter sa petite culotte et se glisser dans ses draps. Montgomery serait donc toujours là pour défendre son ami.
Ce qui le fit repousser ces deux mains qui s'étaient posées respectivement sur son front et son cœur. Il lui donna un coup d'épaule et lâcha ce rire si franc qu'il fit hennir Caramel. ## Bien sûr, je te te respect. Pour toi, je pourrais mourir, mec. ## Elio savait que son meilleur ami ne lui demanderait jamais un tel sacrifice, cependant c'est ce qu'il ressentait dans son adn. Il se sentait lié à Dimitri, un lien si fort que rien au monde aurait pu pour lui le briser. ## Mais, on pourrait être beaux-frères ? On vieilliraient ensemble. On irait surement à la même maison de retraite ensemble. ## C'était une proposition complètement idiote et cela le fit sourire.

## Caroline, c'était pas un secret. Elle aimait les canards boiteux. J'ai essayé de lui apprendre à signer et elle me pleurait à chaque fois en me disant que j'étais la personne la plus courageuse de ce monde.   ## Elio but la dernière gorgée de sa bière. Il allait être temps de retourner travailler. Il fallait bien mériter ce bon repas qui les attendraient ce soir. ## Non, je me suis pas tapé ta mère. En tout cas, j'ai pas de dark secret, si cela te fait peur. Je t'ai jamais planté de couteau dans le dos. Je crois que je t'ai même plutôt bien vendu à l'époque du lycée côté filles. Qu'est ce que je pourrais t'avouer donc... ## Elio leva les yeux au ciel sans nuage au-dessus de leurs têtes, même si le soleil commençait lentement sa descente. Il fit une moue de canard et tapa le goulot de sa bouteille contre ses lèvres. Il se rémora quelque chose qu'il avait complètement rangé dans un coin de son cerveau. Il posa à nouveau sa bière et termina par signer. ## J'ai fait un rêve érotique te concernant la semaine dernière, cela compte ? ##

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Dimitri Holden
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MessageSujet: Re: nobody has ever tried to understand this pony. ( elio)   Mar 4 Déc - 11:46

Elio était impossible à vivre et Dimitri avait toujours adoré ça. Non pas qu’il eût quelques penchants sadomasochistes, mais il était toujours fasciné de voir quelles ressources était capable de déployer son ami pour le bousculer. Il n’avait personne d’autre dans ses connaissances d’aussi fou et d’aussi provocant. Il n’était pas dupe, il savait que cette blague ne pouvait fonctionner que parce qu’il battrait en retraite le premier, mais depuis toujours résidait un infime doute tapi dans l’ombre : Elio était-il suffisamment fêlé pour aller au bout de sa plaisanterie si jamais le rouquin ne déclarait pas forfait ? Son regard navigua de la boucle de ceinture oscillant librement au regard moqueur de son décérébré préféré.
Il n’était pas le plus téméraire des deux, mais il n’était pas encore exactement au bord du précipice, il pouvait se permettre de marcher dans la combine. ## Si ça peut te rendre service. ## Il s’approcha à pas de chat, laissant son regard se perdre dans les profondeurs obscures de celui de son ami. Il avait toujours été friand de ces brefs instants d’accroches visuels, sans pouvoir définir ce qu’il aimait précisément là-dedans. Il n’y lisait rien d’autre que la sincérité et des émotions brutes sans détour, sans dissimulation, et c’était grâce à cette absence de filtre qu’Elio était rapidement devenu l’unique ami en qui il avait confiance. D’un main il caressa la joue hirsute d’Elio, glissant ses doigts de la barbe à sa crinière bouclée pendant que sa seconde main parcourait ce dos qu’il savait musclé, suivre le creux des reins pour arrêter sa course sur ces fesses qui avaient tant attiré ses yeux précédemment. Il le força à se serrer à lui jusqu’à ce que leurs bassins se heurtent et les lèvres se frôlent.
Il aurait pu l’embrasser mais lorsqu’il était sobre c’était la limite qu’il ne franchissait pas – bien que cela n’avait plus rien de choquant entre eux depuis plusieurs années. Il n’embrassait qu’en de très rares occasions les lèvres de ses conquêtes, ayant toujours trouvé que cela renfermait trop d’amour et de passion, trop de sensualité. Etrangement il offrait bien plus volontiers sa bouche à Elio, s’expliquant naïvement que l’origine devait résider dans le fait que gamin il avait tanné son ami pour qu’il l’embrasse. Pour essayer, pour s’entraîner, et Elio n’était pas un garçon avec qui il fallait négocier longtemps pour ce genre d’âneries indécentes.
Il se laissa caresser par le souffle de son ami quelques instants puis le repoussa en riant. ## Je ne baise pas pour baiser et je n’ai pas le temps pour te faire des préliminaires dignes de ce nom. Tu n’as qu’à utiliser ta main.## Il signa avec plaisir ce mouvement lascif du poignet, ils étaient incapable d’être sérieux. Même une personne non initiée pouvait suivre la majeure partie de leurs échanges avec des gestes aussi explicites.

Il jaugea l’animal maintenant en caleçon, qui grattait à sa porte comme pour l’inviter à cesser de faire sa mauvaise tête et revenir dans la cour de récréation. Il garda les sourcils froncés et sa mine renfrognée même après la reddition du nouveau prétendant de la vétérinaire. Il recula en le voyant se dandiner dans sa direction, peu décidé à accepter un mauvais tour – Elio en caleçon était forcément synonyme d’un mauvais tour. Toutefois le masque se fissura lorsque son ami se remit à signer et il ne put réprimer un sourire amusé. Il fallait toujours qu’une histoire de bite resurgisse. ## Va te faire foutre Montgomery. ## C’était sa façon d’accepter la paix.  

Dimitri chassa d’une main lasse l’évocation des maris et des paroles peu flatteuses à son encontre qu’on pouvait entendre en ville. Si Elio était l’handicapé de la ville et l’hirsute notoire, Elio pâtissait aussi d’une réputation peu flatteuse si on prêtait l’oreille à quelques hommes trompés. ## Tu ne devrais pas perdre ton temps à lire sur les lèvres quand tu vois que ça parle de moi.## Il n’en avait cure et c’était très bien comme ça. Il ne se considérait responsable de rien, il était l’offre, et s’il y avait demande ce n’était pas de sa faute. ## Tu pourrais. T’es bien le seul blaireau dont le jugement m’importe.## Si à 20 ans le père de famille lui avait dit de se calmer et de ne pas faire subir ça aux autres, il l’aura écouté, il l’aurait entendu.  ## Je t’interdis de mourir, ma vie serait affreuse sans toi.##  
S’il avait été brun il aurait été persuadé d’être un enfant adopté, et surtout d’être le faux jumeau de l’âne qui lui faisait office de meilleur ami et de frère d’adoption. Elio était cette famille qu’il ne quitterait pour rien au monde, peu importait les désaccords ou les accrochages plus ou moins brutaux. Il lui donna une tape sur la tête et fit un mouvement de menton en direction des prés. ## On vieillit déjà ensemble abruti. Et puis non merci, ta sœur finirait par me planter une fourchette dans les couilles à un de vos repas de famille parce que je prendrais ton parti et pas le sien.## Il avait eu quelques occasions d’assister à ces repas de famille explosifs et était toujours resté fasciné, comme un spectateur face à un jeu d’acteurs hors normes.

Il rit de l’anecdote sur Caroline. Entre ceux qui le voyaient comme un monstre et ceux qui l’infantilisait en le félicitant d’être un héros du quotidien, Elio était servi. Il resta sagement à l’observer, le ciel faisant danser une étrange lumière dans le regard contemplatif du grand brun. Aucune émotion bonne ou mauvaise ne vint perturber sa placidité à l’évocation du rêve. Il ne répondit pas immédiatement, préférant détourner son attention sur leur environnement. Elio pouvait bien faire ce qu’il voulait et dire toutes les stupidités du monde, il n’en restait pas moins l’acharné sans qui ce rêve – le haras – n’aurait jamais pris vie. Il secoua brièvement ses vêtements pour chasser les brins de paille et de foin. Ils avaient encore une longue liste de choses à faire. Rentrer les chevaux des prés vers leurs boxes, distribuer le granulé, donner quelques cours de fin de journée. ## Match nul. Tout à l’heure j’étais mal à l’aise parce que je me suis retrouvé à mater ton cul sans m’en rendre compte. T’es content ? ## Aucune animosité, aucun brutalité dans ses geste, il se sentait plus à l'aise de se débarrasser de ce secret. Il aurait été incapable de garder un non-dit bien longtemps. ## Sans pollution nocturne ton rêve j’espère.##
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Elio Montgomery
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MessageSujet: Re: nobody has ever tried to understand this pony. ( elio)   Mar 4 Déc - 21:45

Tout cela était bien un jeu ? Elio se rassura aussitôt intérieurement. Il pouvait jouer avec un homme sans que son hétérosexualité soit remis en question ? L'alcool aidait grandement il est vrai, mais le grand brun n'avait pas besoin de liqueur pour se comporter comme le dernier des crétins. C'était surement stupide comme jeu, mais cela le faisait rire intérieurement comme un gamin. Elio aimait cette façon qu'ils avaient de jouer avec cette fine frontière alors qu'ils aimaient tous les deux les femmes. C'était grisant, comme rouler à deux cents trente sur l’autoroute les yeux bandés. Cela faisait chavirer son palpitant et surtout s'il avait bien une personne à qui il pouvait faire pleinement confiance, c'était bien son rouquin qui avait décidé de lui faire le grand jeu. Ce qui le surprit dans un premier temps et le perturba un peu. Après tout, c'était lui la grande gueule et le gamin intenable.
Elio s'apprêta à signer quelque chose, mais sa concentration fut complètement perturbée par ce regard plonger dans le sien. Son égo en prit un coup. C'était lui qui se jouait de son meilleur ami et pas le contraire, et voilà qu'il se retrouvait comme le dernier des imbéciles. Il n'avait aucun trait d'esprit, aucune répartie cinglante face à cette main qui caressa sa joue. Ce qui fit grogner notre ours quand il sentit Dimitri l'attraper par l'arrière et le coller à lui. Il aurait pu mordre son meilleur ami au visage, car notre palefrenier était clairement soupe au lait. Il fixa Dimitri avec ce regard d'animal sauvage, leurs nez se frôlant. Les derniers éclats qui traversaient la grange venaient zébrer leurs visages, les partageant entre l'ombre et la lumière. L'instant n'avait aucune accroche temporelle. C'était une intensité qui restait là, accrochée à leurs souffles alcoolisés qui se répondaient. Le regard de Elio était toujours ainsi intense et sombre, car il attendait d'être repoussé. Il était comme tous ces chevaux qui refusaient qu'on passe leurs mors dans leurs bouches.

Pourtant, quelque chose inattendue se passa, quelque chose qui ne dura qu'une demi-seconde. Son regard quitta sa position de combat - à sa grande surprise - et lorgna les lèvres de son meilleur ami. Ce détachement perturba notre grand ours qui se retrouva bien poussé en arrière comme il l'avait imaginé. Il resta de dos à Dimitri, essayant de comprendre pourquoi cela perturbé. Est-ce que c'était car il s'était remémoré des vieux souvenirs d'adolescent ? C'était quoi cette étincelle qui venait de faire vibrer ses lèvres comme s'il avait mis les deux doigts dans une prise de courant ? Elio, comme un boxer qui aurait prit un mauvais coup, se retourna et loupa la moitié de ce que son ami lui signa. Il comprit quand même le mouvement de poignet et hocha la tête simplement.  ## Ok ##

Elio remonta son pantalon et remit sa ceinture en place. Notre palefrenier aurait pu passer à autre chose. C'était rien, mais notre ours n'était pas du genre à laisser passer ce genre de petit détail. Plutôt le genre à s’enfoncer dans la fange jusqu'au coude. Il accepta ce : va te faire foutre, comme il l'avait précédemment. Montogmery donnait l'impression d'être maintenant à cent milles lieux de là. Mais, heureusement pour son ami, maintenant le brun aux cheveux bouclés était habillé à nouveau.

## J'aime pas quand quelqu'un parle mal de toi, cela me donne envie de lui refaire le portrait. ## Il tapa son poing dans sa paume voisine. Notre palefrenier était un sanguin et cela lui avait toujours attiré des histoires. ## Attends, tu ne fais rien de mal. Tu leurs fais même du bien d'après ce que j'ai compris. ## Montgomery décocha un clin d’œil complice en direction de son meilleur ami. Il n'avait souhaité rentrer dans l'intimité de Holden, mais il pouvait lire sur les visages de femmes qui sortaient de chez lui plutôt un sourire de femmes comblés. ## T'inquiète, on mourra ensemble comme les deux idiots que nous sommes. ## Pour Elio, il se voyaient bien mourir au concours annuel de bouffe de la ville où celui qui arrivait à s'enfiler le plus de saucisses sans s'étouffer ou mourir d'un rupture de coronaire du au cholestérol.
Pour le reste, Dimitri avait raison, ils vieillissaient déjà ensemble. Ils avaient une belle vie pour Montgomery, même si tout n'était parfait, mais qui demandait que la vie soit parfaite ? ## Ma sœur est plus subtile, elle mettrait un serpent sous ton lit quand tu dors comme pour mes quinze-ans. Cependant, si tu la trompes, elle te mettra un venimeux. ## Un serpent non venimeux, mais l'adolescent ne le savait pas et il avait hurlé comme une fillette tout en déboulant dans le couloir sans regarder et se taper contre un mur avant de débouler dans l'escalier. Au final, cette blague lui coûta un nez cassé, un poignet en miette et des côtes fêlées.

C'est vrai qu'ils avaient encore du boulot. Il prit la bière vide de son ami et jeta les deux bouteilles. Elio avait du mal à savoir si son ami été sérieux. Est-ce qu'il se moquait pas de lui ? Il décida de prendre cela comme une énième boutade de son pur-sang aux poils roux. Il frappa sur l'épaule de Dimitri et commença à signer avant qu'ils se remettent à bosser : ## Et, donc, mon cul est à ton goût ? ## Pour le reste, il préféra botter en touche, pas vraiment prêt à raconter son rêve. Il donna un coup de fesses à son partenaire et se dirigea vers les près. ## Je m'occupe de rentrer les chevaux et tu t'occupes des granulés ? On se retrouve ici ? ## Elio avait l'habitude de partager le travail avec son partenaire. Il attrapa un chapeau accroché à l'un des box et le posa sur sa tête. Il tira sur un bout de paille et le plaça entre ses lèvres. Tout en avançant à reculons, il attira le regard de son rouquin et lui envoya un baiser dans une moue amusée.

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Dimitri Holden
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MessageSujet: Re: nobody has ever tried to understand this pony. ( elio)   Mer 5 Déc - 0:48

La noirceur du regard qui lui était réservé donnait satisfaction à Dimitri. C’était suffisamment rare qu’il remporte une manche pour s’en féliciter. Il avait touché un point, sans savoir d’où venait cette absence de retour de vapeur auquel il était habitué avec Elio. C’était comme monter un escalier dans le noir et s’attendre à une dernière marche qui n’existait pas, ou rater la table sur laquelle on veut s’accouder. Le défaut de répartie le perturba, le laissant croire qu’il avait heurté son ami sans en prendre conscience. Pour couper aussi brutalement l’affluence d’idioties que signait le grand brun, c’était qu’il y avait carton rouge ? Malgré cela, il ne regretta pas son geste. Surprendre Elio et lui donner une leçon était un plaisir trop rare, et quand bien même un garçon doit être viril, fort et insensible pour devenir un homme il avait toujours aimé se coller à lui. A défaut de se permettre d’être réellement affectueux il glanait çà et là quelques contacts amicaux dans leur genre - et tolérer une telle promiscuité sans se frapper en faisait partie. Ils n’étaient plus des gamins mais il avait l’impression que c’était hier qu’ils partageaient les douches des vestiaires, qu’ils dormaient dans le même lit, qu’ils campaient comme deux crétins mal préparés. Il était certes plus pudique que lorsqu’il était à adolescent – contrairement à Elio qui ne semblait pas avoir évolué sur la question – mais il pensait leur relation saine et sans arrière-pensée.
Ne parvenant pas à trouver d’explication à ce mutisme d’un nouveau genre il tapota l’épaule d’Elio. ## Ca va ? ## Il faillit s’excuser, intimidé par ce revirement d’humeur de son acolyte puis jugea que la meilleure façon de se sortir de l’impasse c’était d’aller de l’avant, tout en notant de ne plus prendre ce genre de liberté pour un temps.

Dimitri trouva amusant ce poing menaçant. Il savait que même si Elio le faisait courir dans tous les sens, l’épuisait ou le poussait à bout, il répondrait toujours présent pour protéger ses arrières, et ce depuis le premier jour. Il avait toujours fait des pieds et des mains – surtout des mains – pour que personne ne vienne abîmer sa gueule d’amour, même si les ennuies pouvaient être justifiés. Il était le rempart rassurant, quoique très sanguin. ## Garde ton énergie pour le jour où j’aurais vraiment besoin que tu frappes quelqu’un. ## Il priait pour que ça ne soit qu’une boutade et non pas une phrase dangereusement prémonitoire, il n’avait jamais voulu faire glisser son ami dans ses ennuis. Un rictus amusé creusa sa joue. Faire du bien. C’était un de ses leitmotiv même s’il n’y trouvait qu’une satisfaction fugace et trop éphémère à son goût.
## On sait d’avance que je la tromperais, aussi chouette soit ta sœur je m’ennuis en quelques jours. L’humour Montgomery me convient à dose unique. ## Il avait toujours trouvé les sœurs Montgomery cruelles avec leur infirme préféré, mais il fallait reconnaître qu’elles avaient l’art et la manière de terrasser la brute, qualité peu appréciable mais impressionnante. Et à choisir il préférait amplement garder son ours noir plutôt que de le troquer contre une fille qu’il ne saurait pas garder de toute façon.

Fallait-il vraiment revenir sur le sujet ? A en croire le blocage neuronal subi, son cul devait être amplement à son goût. Rien qu’à cette idée il pouvait encore voir cette goutte d’eau rouler. Il chassa cette image perturbante, persuadé qu’elle saurait amplement revenir le hante au creux de la nuit pour l’empêcher de dormir sereinement. ## Tu m’as pas attendu pour savoir que tu étais bien gaulé.## Là-dessus Theresa n’avait pas à se plaindre, il n’y avait rien à enlever ni rien à ajouter – sauf peut-être une note de jovialité mais cette humeur parfois massacrante seyait à merveille au personnage. Il se contenta de hocher la tête pour accepter la répartition et regarda le cowboy fignoler sa panoplie. Il leva les yeux au ciel de ce baiser absurde, ils en étaient toujours là, comme s’il y avait quelque chose à analyser ou à expliquer dans leur besoin compulsif d’en revenir à une histoire d’embrassade. Il répondit en lui tournant le dos et en mettant une claque sur ses propres fesses.
Il reprit son rythme de croisière. C’était ce qui lui plaisait le plus dans le fait de travailler avec Elio en extérieur : c’était de profiter d’un calme absolu, pouvant laisser divaguer l’esprit pendant que le corps lui se fatiguait. Il prépara les rations des animaux et passa un coup de balais dans l’allée bétonnée des boxes. A défaut de pouvoir clarifier ses pensées – Elio avait-il véritablement fait un rêve érotique ? – il aimait mettre en ordre le haras, c’était apaisant en quelques sortes. Lorsqu’il fut certain que tout était suffisamment rangé à son goût il s’adossa à la porte d’un boxe les bras croisés, regardant Elio remonter des prés dans la pénombre qui tombait. Comment aurait-il pu céder sa place à la vétérinaire ? < /blockquote>


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Elio Montgomery
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MessageSujet: Re: nobody has ever tried to understand this pony. ( elio)   Mer 5 Déc - 22:21

 Elio ne pouvait chasser cet écart d'une micro-seconde de son esprit. Il repassait celui-ci en boucle. L'écart était devenu un grain de sable prit les rouages de sa pauvre cervelle. Montgoremy n'avait jamais douté de sa sexualité. Il avait beaucoup trop d'amour pour les femmes et leurs corps pour douter un seul instant. Beaucoup trop d'échanges de salives et de mains baladeuses sous les soutiens gorges pour remettre en cause ce qui était loi suprême chez notre homme. Alors, pourquoi cet écart ? Son esprit galopait comme les premiers chevaux sauvages dans ses étendus sans fin avant même que les hommes ne tentent de les apprivoiser. Il fut projeté quinze-ans en arrière. Projeté le jour où tout arriva. Ce dernier jour de la saison de football au lycée où ce étrange sentiment le frappa de plein fouet et ce n'était même pas une image.
Mais, pas le temps pur Montgomery de finir de se rappeler, il fut tiré de ses rêveries par les mains de son meilleur ami sur son épaule. Ses yeux si loin semblèrent reprendre vie et la lumière traversa à nouveau ses pupilles. Elio n'avait jamais aimé se sentir diminué. Il avait assez de son handicap pour ne jamais vouloir montrer la moindre faiblesse, même à son meilleur ami. S'il avait été l'ours qu'il prétendait, il aurait pu grogner comme celle réponse, mais il était civilisé. Il signa sde façon ératique sans arriver à regarder Dimitri dans les yeux. ## Oui. Oui. Tu pues juste de la gueule. Il faut arrêter de brouter tes vieilles mules ou alors penser à un tic-tac ## Il offrit le sourire le plus faux, mais c'était tout ce qu'il avait sous le sabot. Il préférait changer de sujet et le plus rapidement possible.

Elio n'ajouta rien quand il vit son ami lui signer qu'il devrait garder ses forces pour une vraie bataille si elle venait à se proposer. Elio agita juste son biceps et offrit son regard le plus confiant. Le palefrenier n'avait jamais eu peur de se salir pour son ami. Il avait toujours été bagarreur. Cela avait toujours été plus facile pour lui de frapper plutôt qu'essayer de se faire comprendre. Il avait toujours pensé qu'un bon coup de poings dans les testicules valaient toutes les paroles les plus sages. Elio serait toujours prêt à se pour les personnes les plus chères à son cœur, que cela soit Noah ou Dimitri. ## En quelque jours ? Mais, tu sais que tu peux tester d'autres positions que le missionnaire ? ## Elio eut soudainement une idée. Il ne savait pas encore quoi offrir à Dimitri pour Noël. Il pourrait lui offrir le Kamasutra pour les nuls. Déjà, connaissant, Montgomery, son cadeau serait forcément sexuel. L'année dernière, devant tout le monde, bien emballé sous le sapin, il avait offert une balançoire sexuelle à monter soi-même. Une connerie qui avait fait mourir de rire notre demeuré du village.

## Je vais prendre cela pour oui, mon chaton ## Elio passa son doigt sous le menton de son meilleur ami et lui flatta la pomme d'Adam avant de le quitter. Il ne put s'empêcher de regarder Dimitri donner cette claque sur ses fesses. Qu'est ce que je le kiffe ce mec complètement taré. pensa notre cow-boy qui monta à cheval pour galoper jusqu'aux près. Le vent dans ses cheveux, une légère pluie vite oubliée fouettait ses joues et mettait du pourpre. Il fut projeté à ce souvenir qui n'avait pu éclore quelques minutes auparavant. C'était donc le dernier jour d'entrainement. Elio avait toujours aimé le football américain. Il n'avait pas besoin de parler. On lui demandait simplement de courir. Il était doué à cela. Il n'y avait qu'une personne qui arrivait à le rattraper et c'était Dimitri qui avait surgi sur sa droite. Son meilleur ami le plaqua si fort qu'ils roulèrent quelques mètres dans l'herbe. Elio s'était retrouvé au-dessus de son ami. Sous la grille de leurs casques, ce sentiment étrange vint envahir tout son être. Une chaleur diffuse prit possession de chaque veines et chaque gouttes de sang sous sa peau. Une goutte de sueur jongla de son nez et traversa sa grille pour tomber sur la bouche de son meilleur ami. Une chaleur qui descendit jusqu'à son entre-jambe. Ce qui le fit rougir comme une tomate, heureusement qu'ils portaient tous les deux des coquilles. Aucune change que son ami ne puisse sentir cette rigidité ennemie. Elio était resté comme un idiot à fixer cette bouche. Combien de secondes -de trop- il était resté sans bouger ? Ce fut les hurlements du coach qui le réveillèrent. Il se releva et aida Dimitri en lui tendit sa main.

Ce souvenir enfin revenu et lavé de son esprit. Il réalisa que le temps était passé. Elio revint des près avec les chevaux. Dimitri l'attendait accoudé contre l'un des boxes. Il sauta de son cheval et flatta l'animal tout en le tirant délicatement par les rênes dans son enclos. Il montra ensuite deux poulains derrière à son ami et ne put de s'empêcher de signer avec le plus grande sourire. ## Je pense qu'on va devoir appeler le véto. Nathy et Arry se sont encore mordus. Regarde, mais, j'ai vu des vilaines traces de morsures. ## Il termina tranquillement de s'expliquer et commença à rentrer chaque animal dans son boxe. Il caressa chacun comme si cela avait été l'un de ses enfants. Il sentirait le cheval et le crottin, mais cela était le dernier de ses problèmes. Une bouche douche et tout cela disparaîtrait. C'est l'odeur de la campagne. L'odeur de l'essentiel pour Montgomery et surtout de la simplicité.
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Dimitri Holden
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MessageSujet: Re: nobody has ever tried to understand this pony. ( elio)   Jeu 6 Déc - 10:46

Dimitri n’avait pas l’expertise du grand brun pour sentir la moindre vibration négative, mais nul besoin d’un doctorat en psychologie pour voir qu’Elio faisait le choix d’éluder la question et de prendre la tangente. Mais parfois mieux valait laisser un ami vous mentir que d’insister et froisser inutilement la personne à qui l’on tient. Il tenait pour acquis qu’il y avait peu de non-dits entre eux -même si aujourd’hui il en découvrait plusieurs- et que si l’un décidait de taire quelque chose, c’était pour protéger l’autre et leur relation. Il s’était toujours permis de donner le fond de sa pensée à son ami, indépendamment du nombre de grognements gutturaux que cela engendrait, mais sur cette fois il préféra ravaler ses interrogations. Quelque chose dans ce regard perdu dans les limbes l’effrayait, comme s’il redoutait ce que brassait l’esprit torturé de son ami et qu’il préférait favoriser l’ignorance. Il fit mine de jouer le jeu, présenta son majeur dressé à son ami et jugea que le sujet était clos, il ne se frotterait plus Elio pour aujourd’hui – par contre dès demain les blagues de ce goût risquaient de reprendre leur cours naturel.

Ses yeux roulèrent exagérément dans ses orbites, le père de famille savait comment s’y prendre pour buter sur un détail infiniment petit et en faire une montagne, achevant toute conversation potentiellement sérieuse. ## T’es vraiment un trou du cul. ##  Le pire c’est qu’il l’énervait tout autant qu’il l’amusait. Dimitri avait toujours cru que son cerveau était défaillant sur ce point : il finissait toujours par rire de cet humour potache même si c’était lui l’élément ridicule de la boutade.  ## Ce n’est pas le cul le problème, je ne suis pas Tristan qui cherche Yseult mais je veux ressentir un truc. C’est excitant quand tu ne les connais pas encore, après tu te rends compte qu’elle est pas plus intéressante que la précédente, indépendamment de sa souplesse au pieu. ##  Il ne savait même pas pourquoi il essayait de se justifier face à son mulet favori. C’était une cause perdue. Lui-même ne comprenait pas exactement ce qui le poussait à se comporter de la sorte, il ne cherchait pas le grand amour -qui le cherchait encore aujourd’hui ?- et pourtant il voulait plus qu’une simple façon de se vider, sans quoi les histoires de Kâmasûtra d’Elio lui importeraient peu. Il haussa les épaules pour signifier à Elio de laisser tomber, ça n’avait pas que peu d’importance à ses yeux, et il ne comptait pas payer son ami pour qu’il lui fasse une psychanalyse, avachi dans la paille fraîche. Non pas qu’il ne soit pas fin psychologue, mais il n’avait aucune envie que les gros sabots de son ami viennent labourer des sujets où son égo ressentaient quelques sensibilités.

Il rougit, autant pour cette caresse perturbante que pour l’aveu à demi-mot. Il se découvrait chatouilleux, et Dimitri ne parvenait pas à définir à quel point Elio prenait cette conversation au sérieux – avec un peu de chance il était proche de zéro. Mais oui, cette vision avait été étrangement à son goût. Y avait-il quelque chose de mal à reconnaître la beauté d’un corps, que celui-ci soit masculin ou féminin ? Vaste question philosophique qu’il n’avait pas le temps d’aborder entre moi et je. Il fut soulagé qu’ils se séparent, il se sentait éprouvé d’une journée qui avait commencé dans la contrariété pour enchaîner sur des situations étranges, maladroites, parfois gênantes ou tout simplement troublantes. Avec Montgomery la vie n’avait rien d’un long fleuve tranquille mais il était plus habitué à tenir des propos salaces qu’à toucher des points sensibles, et ce plusieurs fois dans la même journée. Il aimait profondément son ami et ça n’avait jamais soulevé le moindre questionnement jusqu’à aujourd’hui.

Peut-être était-ce cette fatigue mentale, ou simplement le retour de cette incontrôlable jalousie, mais appeler et vétérinaire furent deux gouttes qui tombèrent pour devenir du poison dans ses veines. Ce sourire qu’il aimait tant voir apparaître lui paraissait à cet instant comme une insulte supplémentaire. Chat échaudé craint l’eau froide, il ne daigna même pas regarder les chevaux, pensant à une mauvaise blague de son ami, blague qui n’était pas prête de le faire rire.
Sa mâchoire se crispa pour retenir des mots qu’il n’aurait de toute façon pas pensé mais qui étaient capable de lui échapper lorsqu’il se sentait blessé et poussé dans ses retranchements comme à cet instant. Il savait que cette colère était déraisonnable, qu’il était un enfant capricieux. Or il avait passé l’âge d’être capricieux, et surtout, il n’avait aucun droit sur la vie sentimentale de son ami. Pour autant il aurait préféré qu’Elio lui assène un vrai coup de poing plutôt que faire ressurgir l’épouvantail de la vétérinaire dans leur soirée. C’était puérile et absurde mais tout ce qui lui venait c’était il la préfère ; c’était plus efficace qu’une lame de rasoir affûtée pour pénétrer sa chair et le vider de ses forces. Dans son irritation il était incapable de signer quoique ce soit, préférant laisser ses ongles meurtrir la paume ses mains, comme si la douleur engendrée pouvait permettre de conserver un semblant de contrôle et de calme. « Allez vous faire foutre toi et ta véto. Appelle-la, baise-la, j’ai mieux à faire que de tenir une putain de chandelle entre vous. »  
Il n’attendait ni réponse, ni justification. Il ne voulait pas non plus de la colère de son ami en retour. Si Elio arguait que tout ça était de la faute de Dimitri, que c’était lui qui l’avait convaincu de repartir en chasse, il aurait raison. Or il ne voulait pas de cette vérité. Il n’avait aucune envie d’une prise de judo qui lui mettrait le nez dans ses propres contradictions. Il se retint de taper dans la porte d’un boxe pour évacuer sa colère, par respect pour les bêtes et par respect pour leur travail mais il tourna les talons pour aller se réfugier dans le club-house et se perdre dans la comptabilité. Il aurait pu se contenter de rentrer chez lui, mais de mauvaise humeur ou non cet endroit restait son refuge tout autant que celui d’Elio, et il n’avait aucune envie de rajouter Elisabeth à l’équation tant qu’il n’aurait pas retrouvé un semblant de calme et de sérénité.
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